Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Marichesse.com

Marichesse.com

Conseils, science, sante et bien-être


Quatre idées reçues en vogue sur la santé des enfants

Publié par MaRichesse.Com sur 5 Mai 2014, 05:43am

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE

En pédiatrie, les a priori sont nombreux et alimentent les angoisses des parents qui arrivent chez le médecin avec des avis bien arrêtés sur la nutrition, la pollution ou encore les infections.

JUMEAUX.jpg

À l'occasion de la présentation du congrès de pédiatrie qui se déroulera les 22 et 24 mai prochains à Lyon, les spécialistes reviennent sur quelques poncifs à la mode. 


• Les laits de croissance sont inutiles: faux

Aujourd'hui, seulement la moitié des enfants de plus d'un an boivent du lait de croissance, enrichi en fer et en vitamines A et D. «Les laits de croissance sont le moyen le plus simple pour assurer les besoins en fer d'un enfant entre 1 et 3 ans», affirme le professeur Patrick Tounian, pédiatre à l'hôpital Trousseau à Paris et secrétaire général de la Société française de pédiatrie. Pour couvrir ses besoins, l'enfant doit sans cela manger 100 grammes de viande par jour, précise le spécialiste en nutrition. Un aliment autrement plus coûteux que le lait de croissance, dont le prix varie entre 1 et 2,4 euros le litre. «La carence en fer ne se voit pas, mais elle peut entraîner une anémie et elle est responsable d'une vulnérabilité accrue face aux infections», poursuit le Pr Tounian, qui rappelle que 10 à 20 % des enfants de cet âge manquent de fer. 


• Il faut supprimer les allergènes de l'alimentation jusqu'à 1 an: faux

«Depuis les recommandations de 2008, il est possible d'introduire tous les aliments entre 4 et 6 mois sans restriction. Ce qui n'est pas toujours connu des médecins eux-mêmes», reconnaît Patrick Tounian. Œufs, poisson, fruits exotiques, céleri ou autres noix et noisettes: il n'existe aucun interdit alimentaire. «Retarder l'introduction d'un aliment allergène pourrait même augmenter le risque d'allergies», insiste le spécialiste.

 

• Il faut fuir Paris pour protéger les enfants de la pollution: faux

«L'impact de la pollution aux particules fines sur la santé des enfants est à relativiser», estime le Dr Bertrand Delaisi, pneumopédiatre à l'hôpital Robert Debré (Paris). Ainsi, le nombre d'enfants asthmatiques est bien moins élevé à Paris qu'en Basse-Normandie et en Bretagne. Dans ces régions, la prévalence de l'asthme est respectivement 1,7 et 1,3 fois plus élevée qu'en Ile-de-France, car c'est avant tout l'humidité qui favorise l'apparition d'acariens, et donc de réactions allergiques inflammatoires. 


• Les enfants ont besoin davantage d'antibiotiques que les adultes: faux

«Les résistances aux antibiotiques inquiètent les pédiatres infectiologues», met en garde le Dr Robert Cohen, pédiatre à l'hôpital intercommunal de Créteil (Val de Marne). Ainsi, Escherichia Coli, responsable de nombreuses infections urinaires, est désormais résistante à presque tous les antibiotiques. Or, la consommation d'antibiotiques repart à la hausse chez les enfants, malgré les campagnes menées il y a quelques années pour en diminuer la prescription. «En Europe du Nord, la consommation d'antibiotiques est trois fois moins importante qu'en France», alerte le Dr Cohen, soulignant que plus de la moitié des antibiotiques sont prescrits en dehors des indications qui le nécessitent vraiment (otites, angines et sinusites). 
Source 
 

Commenter cet article

Archives