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Les femmes ont (parfois) de bonnes raisons de simuler l'orgasme

Publié par MaRichesse.Com sur 7 Avril 2014, 00:02am

Catégories : #HOMME-FEMME

Des psychologues qui viennent de publier une étude sur la simulation du plaisir expliquent pourquoi il ne faut pas nécessairement s'en offusquer.

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Si les hommes sont persuadés d'être capables de détecter à tout coup un orgasme simulé chez leur partenaire, la réalité est bien différente. Dans une étude déjà ancienne menées sur 86 couples par le psychologue Randy Thornhill de l'université du Nouveau-Mexique à Albuquerque, dix hommes surestimaient d'au moins 20 % la fréquence de l'orgasme féminin. Dans l'un des couples, où l'homme annonçait que sa partenaire avait «un orgasme à chaque fois», celle-ci confiait même aux chercheurs «simuler à chaque fois».

Mais pourquoi certaines femmes simulent-elles l'orgasme? C'est la question que le Pr Erin Cooper et ses collègues, Allan Fenigstein et Robert Fauber, du département de psychologie la Temple University à Philadelphie, ont recruté des étudiantes âgées en moyenne de vingt ans qui remplissaient deux critères: être d'orientation hétérosexuelle prédominante et avoir simulé au moins une fois l'orgasme au cours d'un rapport sexuel. D'autres travaux réalisés par la même équipe avait suggéré que les lesbiennes et bisexuelles simulaient l'orgasme tout autant, sinon plus, que les femmes hétérosexuelles, mais les raisons n'avaient pas été étudiées en détail. 


Des raisons psychologiques de simuler

Dans l'étude que publient les Archives of Sexual Behavior, les 352 étudiantes ont cette fois précisé quel type d'activité sexuelle elles avaient eu, et les raisons qui les avaient poussées à simuler l'orgasme. La quasi-totalité avait déjà eu des rapports sexuels avec pénétration et cunnilingus, et neuf sur dix avaient déjà expérimenté un orgasme. Plus de la moitié avait, en outre, connu au moins quatre partenaires différents. «Nos résultats suggèrent que certaines raisons de simuler l'orgasme sont liées à l'augmentation de la qualité de la relation et à l'accroissement du plaisir», remarquent les chercheurs de Pennsylvanie. «La décision de simuler pendant une pénétration ou un cunnilingus est souvent motivée par des objectifs psychologiques importants», précisent-ils, ajoutant qu'une «vision plus large et moins négative de la simulation s'impose».

Les sexologues déconseillent habituellement de simuler car la sincérité est le fondement d'une bonne communication sexuelle dans le couple. Le ou la partenaire ne peut en effet pas ajuster correctement son comportement si de fausses informations lui sont fournies. Cela implique toutefois que les deux partenaires aient suffisamment de maturité pour comprendre que l'orgasme n'est pas indispensable à la satisfaction émotionnelle que procure cet instant d'intimité partagé, et qu'il n'y a aucune obligation à jouir. Paradoxalement, la «course à l'orgasme» peut même empêcher de savourer l'instant, dès lors qu'elle devient un impératif. 


Le mythe de l'homme qui doit «faire jouir» sa partenaire

C'est pourtant bien le souci de l'autre qui apparaît comme l'une des principales raisons de simuler au cours de la pénétration, du moins pour celles qui adhèrent au mythe de l'homme qui «doit» faire jouir sa partenaire («pour que mon partenaire ne se sentent pas maladroit si je n'ai pas eu d'orgasme», «pour qu'il ait l'impression d'avoir réussi», «parce que je pense que c'est important pour mon partenaire de savoir qu'il me fait plaisir», «pour booster l'ego de mon partenaire», figurent parmi les raisons les plus souvent avancées). D'autres simulent en revanche pour accroître leur excitation et augmenter leur plaisir.

Selon la dernière enquête nationale Inserm-Ined-Anrs sur la sexualité des Français (N.Bajos, M.Bozon, N. Beltzer, Enquête sur la sexualité en France, La Découverte 2008), les difficultés orgasmiques sont d'ailleurs relativement banales pour les femmes. Seulement une femme sur trois, parmi celles qui étaient sexuellement actives, déclarait n'en avoir jamais expérimenté au cours des douze mois écoulés (un peu plus dans la tranche 35-49 ans, un peu moins pour les moins de 25 ans et les plus de 60 ans). 

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