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Les 10 théories sur l'assassinat de John F. Kennedy

Publié par MaRichesse.Com sur 30 Novembre 2013, 01:07am

Catégories : #LIVRES-A-LIRE

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Que s'est-il vraiment passé ce 22 novembre 1963 à Dallas, au Texas ? Officiellement, John F.Kennedy, président des Etats-Unis, est assassiné par un jeune homme déséquilibré, Lee Harvey Oswald, qui sera à son tour tué par Jack Ruby, un truand, dans les locaux de la police 48 heures après le drame. Mais pour plus de six américains sur dix, encore aujourd'hui, la vérité est ailleurs. Et depuis 50 ans, les théories les plus folles circulent autour du drame. Metronews revient sur dix d'entre elles, des plus "crédibles aux plus farfelues", avec Vincent Quivy, historien et journaliste, auteur de Qui n'a pas tué John Kennedy?*.

  • La mafia

C'est l'hypothèse la plus répandue : la mafia américaine aurait organisé le meurtre du président. La raison ? "A cette époque, l’administration Kennedy, et notamment son frère John qui était alors ministre de la Justice, est entrée en guerre contre la mafia américaine", explique Vincent Quivy. "Jack Ruby, l'assassin d'Oswald, était en outre un petit voyou. Les gens y ont vite vu un rapport avec 'le milieu', autrement dit la mafia, lui l'aurait poussé à tuer Oswald afin que celui-ci ne les dénonce pas". Mais l'enquête n'a jamais abouti. 

  • L'extrême droite

La puissante extrême droite américaine "avait les crocs contre JFK", souligne l'historien. "Il était en effet le premier président qui voulait faire évoluer la législation pour les droits civiques des noirs américains". Mais il était aussi, à leur sens, trop tendre avec Cuba et donc les communistes. Autant dire que lorsqu'il a posé le pied au Texas, terre conservatrice à l'époque, JFK n'était pas forcément le bienvenu : un petit comité d'accueil l’attendait d'ailleurs, avec des banderoles l'accusant d'avoir trahi l’Amérique. Sauf que là encore, aucun élément n'a jamais permis de valider cette thèse.

  • Les communistes

Après l'extrême droite, l'extrême gauche. Lee Harvey Oswald était un militant pro-Castro, qui a vite été relié à l'URSS. "Quand il a été arrêté, il s'est revendiqué marxiste", souligne en outre le journaliste. Ajoutons à cela que l'assassinat du président a eu lieu quelques mois seulement après la crise des missiles de Cuba... La piste de l'URSS a donc été prise au sérieux par les autorités américaines. "Sauf que rien n'a permis de relier concrètement Oswald aux Soviétiques", souligne Vincent Quivy. D'autant que Oswald s'est engagé dans les marines très jeune avant d'aller en URSS. Quand les Soviétiques l'ont vu arriver, ils s'en sont donc méfiés. Il est peu probable que les services secrets russes aient pu lui confier une mission d'espionnage"...

  • Lyndon B. Johnson, le vice-président en quête de pouvoir

Dans un meurtre, on se demande toujours en premier lieu à qui profite le crime. Naturellement, c'est Lyndon B. Johnson vers qui les regards se sont vite tournés. Le vice-président, présent lors du voyage à Dallas, n'est-il pas devenu, dans la foulée de l'assassinat, président ? "Ils se haïssaient l'un et l'autre, rappelle l’historien. Très vite, on a vu dans cet homme peu aimable, à la réputation de sale type, le coupable idéal. D'aucuns disaient d'ailleurs qu'il n'aurait jamais été président si Kennedy n'était pas mort soudainement, car JFK l'aurait certainement écarté une fois réélu. Bref, le profil du coupable idéal". Pour autant, à part cela, le dossier est complètement vide.

  • Le parapluie lanceur de fléchettes empoisonnées

Que faisait donc un homme avec un parapluie en cette journée si ensoleillée ? Quand on regarde les images, on peut apercevoir un homme ouvrir puis refermer un parapluie au passage du convoi présidentiel. Très vite, une nouvelle théorie est apparue. Si cet homme n'était pas un complice d'Oswald, qui donnait à ce moment-là un signal au tueur, il se pourrait bien qu'il s'agisse... du tueur lui-même. "L'idée était la suivante : le parapluie était en fait une arme ultra-sophistiquée de la CIA qui aurait lancé une flèche empoisonnée sur le président, de façon à le paralyser et en faire une cible plus facile...", nous explique Vincent Quivy.

Ridicule, et pourtant, la théorie a prospéré. Jusqu'à ce que l'homme en question explique son geste bien des années plus tard : "le parapluie était le symbole de Chamberlain (que l'on surnommait l'homme au parapluie, ndlr), l'ancien Premier ministre Britannique pour qui travaillait le père de JFK lorsqu'il était ambassadeur à Londres avant la seconde guerre mondiale, explique Vincent Quivy. On lui a prêté des idées pro-hitlériennes. Pour ce manifestant, donc, l'idée était donc de montrer son désaccord envers la famille Kennedy avec son parapluie, comme un symbole". Bien loin de la fléchette empoisonnée, mais tout aussi tirée par les cheveux...

  • La  "piste française"

Y avait-il un tueur d'extrême droite français à Dallas le 22 novembre ? C'est en tout cas ce que sous entend une note trouvée dans les archives de la CIA en 1977, et qui a conduit les enquêteurs à se tourner vers la France. La note en question venait des services de renseignement français, adressée à leurs homologues américains. "Elle les avertissait sur la présence d'un membre de l'OAS, activement recherché, présent à Dallas le 22 novembre et expulsé le surlendemain vers le Mexique ou le Canada". Au final, rien de solide. "J'y ai un peu cru, avoue l'historien, qui démonte aujourd'hui cette théorie. Mais il s'avère en fait que tout est parti de l'article d'un journaliste, qui s'est avéré faux..."

  • L'assassin est en fait... le chauffeur

On voit sur le film le chauffeur se retourner au moment des coups de feu, mais on ne voit pas son corps sur l'image, cachée par celui d'un passager. Très vite, là encore, l'imaginaire s'emballe. Serait-ce lui qui aurait tiré ? D'autant que lorsque retentissent les coups de feu, la voiture ralentit au lieu d'accélérer... Et voilà une nouvelle théorie : le chauffeur était en fait un membre des services secrets qui se serait retourné pour abattre sa cible en pleine tête ! "Une thèse complètement ubuesque, note Vincent Quivy, sachant que les nombreux témoins ont contredit cette version, y compris ceux qui se trouvaient dans la voiture".

  • JFK a simplement été victime d'un accident !

Un des gardes du corps de Kennedy, dans une voiture derrière celle du président, se serait levé avec son arme à la main et aurait glissé. Un coup de feu serait parti... droit dans la tête de JFK. Oops ! L'idée paraît farfelue, elle a pourtant donné lieu à plusieurs écrits. "Les services secrets, bien embarrassés, auraient ensuite maquillé la vérité, en subtilisant le corps du président, et en maquillant l'accident en crime...", explique avec ironie le journaliste.

  • Un complot homosexuel

Le procureur Jim Garrison, qui a rouvert en 1967 l'enquête sur l'assassinat de JFK, y croyait en tout cas dur comme fer : le président a été victime d'un complot homosexuel. Ce serait en tout cas le point commun de Ruby et Clay Bertrand, alias Clay Shaw, le mystérieux homme d'affaires et seul suspect poursuivi pour l'assassinat de Kennedy... Le mobile ? "Tuer le trop beau et trop parfait catholique président " ? s'interroge, avec ironie, Vincent Quivy.

  • Les martiens

L'idée fait sourire, mais dans les années 70, cette théorie comptait parmi les préférées des Américains. "A cette époque, les gens croyaient beaucoup aux martiens, avec l'affaire Roswell, rappelle l'historien. Il y avait donc naturellement une théorie selon laquelle ce seraient les martiens - ou la CIA, pour les protéger - qui ont tué JFK". Le mobile ? Pour le coup, il était imparable : ce dernier s'apprêtait en effet à dévoiler leur existence au grand public. Le président aurait en effet demandé, peu avant de mourir, l'accès à des documents secrets sur l'existence des OVNIS. Coïncidence ?

*Qui n'a pas tué John Kennedy ?, Seuil, 2013, 288 pages - 19.00 €. 

 

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