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Marichesse.com

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France: les mésaventures du magicien fakir qui s'est fait escroquer

Publié par MaRichesse.Com sur 14 Octobre 2013, 06:30am

Un mauvais tour joué à un magicien ! Alors qu’il se voyait déjà détective diplômé, le magicien fakir lyonnais Jean-Luc Porteneuve s’est heurté aux méthodes d’une école pas vraiment comme les autres…

Le magicien fakir, aussi surnommé John Forever, avait joué sur le plateau d’Incroyable Talents en 2009.

 

"Il ne me reste plus qu'à retourner me coucher sur des épées..." C'est avec amertume que Jean-Luc Porteneuve parle aujourd'hui de son inscription aux cours par correspondance de l’école Normill (Maine-et-Loire) qui forme des détectives. Ce magicien fakir de 44 ans, résidant dans le quartier de la Croix-Rousse à Lyon, se voyait déjà enfiler le manteau d'Hercule Poirot... Mais tout s’est corsé lorsqu’il a reçu son 3e devoir : "On m’a demandé de faire la filature d’une personne que je croiserai dans le métro. Pensant que ce n'était pas légal, j'ai donc tenté d'imaginer la situation pour écrire mon devoir, mais on m’a collé un zéro !", s’étonne-t-il.

Perplexe, le magicien se rend alors dans un commissariat pour se renseigner, et va de surprise en surprise. La filature ? Rien de moins qu’une "atteinte à la vie privée". Et sa carte d’étudiant ? "Un vulgaire bout de papier qui ne vaut rien !" Un policier lui révèle que son contrat d'inscription à la formation n'est pas valable : "Il manque la partie affirmant que le diplôme ne mène à rien et qu’il ne s’agit que d’une simple préformation", précise le magicien.


Une enquête ouverte

Le magicien fakir se retourne donc vers le directeur de l’école Normill, mais ce dernier refuse de lui rendre son argent. "J’avais payé 1163 euros, dont 650 euros m’avaient été prêtés par la Caf et 350 euros par la Maison du Rhône au titre de ma reconversion", précise-t-il. Une enquête policière a été ouverte. Jean-Luc Porteneuve attend la réponse du procureur qui décidera des suites à donner à cette affaire. De son côté, le directeur de l’école, Daniel Robillard, a fait savoir qu’il s’agissait "d’un mauvais procès". "J’enseigne depuis 30 ans et j’ai d’anciens élèves qui exercent. Je l’ai prévenu que c’était une préformation", a-t-il affirmé lors d’une interview au Progrès.

Pour le Syndicat national des agents de recherche active (SNARP), "cette formation ne vaut rien puisqu’elle n’est pas agréée par le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS)", ont précisé ses responsables, qui rappellent que seules trois écoles (l'Université Panthéon-Assas, l'université de Nîmes et l’IFAR) ont obtenu le précieux sésame pour former des détectives.

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