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France: 4 mois de prison pour avoir écrit à François Hollande

Publié par MaRichesse.Com sur 22 Novembre 2013, 12:52pm

Catégories : #NEWS

Cet habitant de Clermont-l’Hérault a écopé de quatre mois de prison avec sursis pour avoir insulté le gouvernement.

franc-ois-hollande.jpg

C’est l’histoire (judiciaire) d’un homme. Un Clermontais âgé de 52 ans. Celle d’un chauffeur routier à la retraite. De quelqu’un vivant seul et n’ayant pas plus de contact avec ses proches les plus lointains qu’avec ses voisins les plus immédiats. Un quinquagénaire dont un expert psychiatre dit de lui qu’il est atteint de troubles, dont un délire mystique. 


Délire mystique

L’intéressé lui-même raconte avoir eu des illuminations à l’âge de 13 ans. L’une d’elles lui aurait révélé la date de son trépas. Soit en juillet 2054, à l’âge respectable de 90 et quelques années. Un visionnaire donc mais extrêmement solitaire. Et certainement mangé à petit feu par la sinistrose ambiante. 


La peine de mort "abolie par un vieux renard"

C’est peut-être pour cela, pour exprimer son ras-le-bol, que, le 12 novembre dernier, l’homme s’est fendu d’un mail à la présidence de la République. Quelques lignes au fil desquelles des insultes sont lancées à l’endroit de François Hollande et ses ministres. Il est aussi question de la peine de mort "abolie par un vieux renard". Le Clermontais dit également au chef de l’État qu’il a intérêt à changer de politique sinon "nous, les Français, on va vous juger. Il y aura un jugement terrible". Parlant, enfin, de guillotine et d’un peuple "qui souffre beaucoup". 


Jusqu’alors inconnu de la justice

Bien évidemment, la réaction ne s’est pas faite attendre. Et une fois les gendarmes prévenus par les services de renseignement, le quinquagénaire a été appréhendé et placé en garde à vue. Pour, au final, se retrouver, lundi après-midi, dans le prétoire de la correctionnelle, poursuivi pour outrages et menaces de mort. Sur l’audience, Me Boubanga, le conseil du prévenu, a reconnu que les outrages étaient établis. "Mais les menaces de mort n’étaient pas aussi précises que cela et s’exprimaient à la première personne du pluriel. Aujourd’hui, des personnalités publiques et des hommes politiques ont parfois des propos assez violents. Il a agi par mimétisme." 


Plutôt un "ras-le-bol"

Lors de son audition par les militaires, l’homme avait expliqué avoir écrit pour manifester son mécontentement mais s’était défendu d’avoir eu quelque mauvaise pensée que ce soit. Précisant qu’il s’agissait donc plus d’un ras-le-bol et de velléités que de réelles menaces de mort. Sur l’audience, le représentant du parquet avait requis une peine de six mois, de prison, assortis d’un sursis, d’une mise à l’épreuve (SME) et d’un stage de citoyenneté. Sachant que le quinquagénaire était jusqu’alors inconnu de la justice. Au final, les magistrats de la correctionnelle l’ont condamné à quatre mois assortis d’un SME (injonction de soins comprise), dudit stage et de l’interdiction (à titre préventif) de transporter ou détenir une arme. 

Source 

 

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