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Clitoris, orgasmes… Faut-il croire toutes ces études sur la sexualité ?

Publié par MaRichesse.Com sur 12 Février 2014, 02:35am

Catégories : #HOMME-FEMME

Dans la course permanente aux études sur la sexualité, pour tâcher d’en comprendre les méandres et mieux nous compartimenter, il n’y a pas de semaine sans qu’on ne publie de résultats sur nos potentiels comportements. Le point de vue de notre experte Sophie Bramly. 

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Un site américain s’est inquiété la semaine dernière d’une parution de la biologiste et spécialiste de l’évolution Sarah Blaffer Hrdy, concernant le clitoris. Oubliant que les baleines, les truies, les hyènes et les singes profitent comme nous de leur clitoris (et les bonobos en particulier, qui ont un très grand organe, se masturbent et font l’amour avec les mâles comme avec les femelles), la chercheuse pense que parce qu’il ne sert pas à la reproduction, il diminue de taille au fil de notre évolution et risque de disparaître ! 

Inutile, le clitoris ? Que nenni ! On aurait bien envie de lui montrer comment les fermiers scandinaves ont appris à manipuler celui de leurs truies et à les faire jouir pendant les inséminations pour les rendre plus fécondes ! On se contentera de noter qu’il aurait potentiellement été de taille plus importante, ce qui sous-tendrait que nos aïeules du paléolithique se posaient moins de questions, trop occupées à se faire du bien.
La même semaine, un livre de Natalie Angier sur « la géographie intime des femmes » poussait les idées extrêmes à l’inverse : pour elle, l’orgasme des femmes est l’expression même de leur choix, d’où le fait que les femmes qui sont violées ne jouissent pratiquement jamais. Va-t-on par là induire que celles qui ne connaissent aucune forme d’orgasme ne sont pas en possession d’elles-mêmes et les culpabiliser ? 

Et que penser lorsqu’on lit ensuite, dans une autre étude, que les femmes dirigeantes sont moins susceptibles d’être sexuellement désirées, parce qu'une femme qui prend trop de décisions perd ses charmes ? Cette étude, de la John Hopkins University, faite dans six pays d’Afrique, a établi que plus une femme prend de décisions moins elle fait l’amour. Il faut cependant remettre les choses dans leur contexte, signale Carrie Muntifering, une des auteurs de l’étude. Pour les femmes de ces pays, c’est une bonne nouvelle : cela signifie qu’elles sont moins soumises et plus maîtresses de leur sexualité. Ouf ! 

Passons maintenant aux révélations sur les hommes. La Northwestern University s’est penchée sur la bisexualité masculine, qui dans une précédente étude de la même université, en 2005, semblait ne pas pouvoir exister. Bonne nouvelle, non seulement elle existe, mais les bisexuels sont également excités par la vue des hommes et des femmes, concluent-ils, puisque leurs organes génitaux ont répondu de la même façon lorsqu’ils visionnaient des films hétéro ou homo. Les universitaires n’avaient-ils avant cela jamais croisé de bisexuels dans les couloirs de leurs laboratoires ?

A force de publier des études plus ou moins contradictoires et utiles, on serait tenté de conclure qu’il vaut mieux les ignorer en bloc. Ce serait se priver du plaisir de découvrir les fruits de nos imaginations fertiles, ainsi que notre volonté permanente de normer la sexualité des autres à celle que nous définissons comme étant la juste, la bonne : la nôtre. 

Source 

 

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