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Marichesse.com

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Conseils, science, sante et bien-être


Ces pratiques sexuelles à éviter si vous ne voulez pas finir aux urgences

Publié par MaRichesse.Com sur 14 Avril 2014, 18:01pm

Catégories : #HOMME-FEMME

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Parmi les jeux sexuels qui peuvent conduire aux urgences, voici une variante originale du cunnilingus. Pour provoquer le grand frisson, certains pratiquent une puissante insufflation dans le vagin de leur partenaire. Cela peut parfois se compliquer d’un pneumopéritoine, et conduire à une intervention chirurgicale… pour rien. Le pneumopéritoine est la présence, anormale, d’air dans la cavité abdominale. L’air passe du vagin à l’utérus et remonte par les voies anatomiques naturelles, les trompes de Fallope, dans la cavité abdominale. Le fait d’avoir subi une hystérectomie (ablation de l’utérus) avec des points de suture favorise encore plus le passage de l’air.

 

Les douleurs au ventre sont le principal symptôme du pneumopéritoine : elles peuvent faire redouter une perforation intestinale ou une occlusion. La radiographie de l’abdomen va confirmer la présence d’air sous la forme d’un croissant gazeux dans le ventre et accentuer les craintes, et le risque d’erreur de diagnostic.

 

Si vous n’avez pas signalé votre jeu sexuel parce que les douleurs surviennent plusieurs heures ou jours après, une intervention chirurgicale dite « exploratrice » peut être proposée.

 

Dommage, car il suffit d’attendre que l’air se résorbe spontanément. Moralité : ne pas être pudique et tout dire à votre médecin.

 

Parmi les complications « gazeuses » graves, notons l’embolie qui survient chez la femme enceinte exclusivement. L’insufflation d’air en grande quantité ou de manière répétée dans le vagin entraîne la pénétration de bulles d’air dans la circulation sanguine, provoquant douleurs abdominales, convulsions et coma jusqu’au décès.

      Lire le Top 11 des accidents sexuels les plus fréquents

 

MES CONSEILS

 

— Faites part de vos jeux sexuels à votre médecin ; même si vous ne voyez pas le rapport direct, un lien peut exister entre vos symptômes et vos pratiques.

 

— Attention aux insufflations vaginales en cas d’antécédents de chirurgie gynécologique (hystérectomie).

 

— Proscrivez les insufflations vaginales pendant la grossesse ; mais rassurez-vous, coït et cunnilingus restent autorisés. 

 

Moins dangereux mais tout aussi éloquent, ce que les urgentistes surnomment "le faux pas du coït", autrement appelé "fracture du pénis". Certes, le pénis n'est pas un os, mais un corps spongieux qui peut tout à fait se déchirer s'il est utilisé de manière trop brutale. Avec, comme conséquences, six semaines minimum de repos forcé, à coup de sédatifs s'il le faut (érection strictement interdite).


 

D'autres conseils peuvent être aussi très pratiques afin de se prémunir de certains "petits" désagréments : mesdames, si vous êtes sujettes aux infections urinaires, pensez à vous essuyer d'avant en arrière quand vous êtes aux toilettes et messieurs, si, comme 17 616 autres Américains répertoriés entre 2002 et 2012, vous avez un "accident de braguette" (peau de la verge coincée entre les dents de la fermeture), n'insistez pas et n'essayez pas de vous en dépêtrer par vos propres moyens. Au contraire, filez droit aux urgences pour éviter d'empirer la situtation. Et surtout, comme l'écrit le docteur Kierzek : "Ne soyez pas timide, vous n'êtes pas le seul".

 

Extrait de "101 conseils pour ne pas atterrir aux urgences", de Gérald Kierzek, aux éditions Robert Laffont, 2014.

Lire le Top 11 des accidents sexuels les plus fréquents

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