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Marichesse.com

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Conseils, science, sante et bien-être


5 pièges qui vous guettent si vous vous mettez au développement personnel

Publié par MaRichesse.Com sur 9 Mai 2014, 10:30am

Catégories : #5-TRUCS-A-SAVOIR

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Quand on se lance dans le domaine de la séduction, on ne s’en rend pas toujours bien compte mais on est en plein dans le monde du développement personnel, ou devrais-je dire dans une démarche consciente de développement personnel. C’est à dire qu’on ne suit plus son instinct mais on commence à se demander comment se comporter pour être efficaces.

De fait, ce processus est très excitant car on découvre de nombreux concepts plus passionnants les uns que les autres. Mais aujourd’hui je me permets de mettre  un frein à cette excitation à travers quelques avertissements. Car contrairement à ce qu’on pourrait penser, entamer une démarche de développement personnel consciente n’est pas sans risque.

 

L’objectif initial du développement personnel est bien de reprendre le contrôle de notre vie afin de mieux réaliser nos objectifs. Pour cela nous prenons peu à peu conscience de nos pensées et comportements limitant et nous essayons de les corriger. Mais qu’arriverait-il si les mauvais plis que nous avons pris dans notre enfance étaient remplacés par des choses encore plus toxiques pour notre santé mentale et l’équilibre de notre vie?

Après bientôt 3 ans à explorer les recoins du développement personnel, notamment par l’intermédiaire de mon blog ceclair.fr, je me dois de vous donner un retour sur quelques pièges à éviter pour que ce périple vous soit la plus constructif possible… 


1. Croire qu’on peut changer du jour au lendemain

Lorsqu’on aborde pour la première fois le développement personnel, on est naturellement tentés de se focaliser sur les astuces les plus faciles à mettre en place. Ainsi, lorsqu’on découvre la séduction et ses techniques, nous apprenons comment aborder une femme avec des phrases types à réciter aux inconnues que nous voulons approcher, des tours de magie, des histoires à raconter, l’art de lire les lignes de la main, sans oublier de porter un joli chapeau stylé pour se faire remarquer.

Puis vient en général un certain ras-le-bol. On se rend compte que passés les premiers moments d’émerveillement, on a du mal à se faire passer pour un vrai mec Alpha. Le soi-disant timide qui se change en Casanova? Un concept marketing pur et simple! On abandonne donc en se disant qu’on ferait mieux de rester soi-même : « tout ça ce n’est pas moi, je ne suis pas fait pour être un séducteur »

Pourtant, si le château de cartes s’écroule au moindre coup de vent, ne serait-ce pas tout simplement parce qu’il ne repose sur aucune base solide? On pourra agencer les cartes comme on veut mais le tout restera toujours un fragile château de cartes.

Non, pour apprendre à séduire, il faut prendre du temps pour intégrer toutes les choses importantes, qui vous permettront de voir les choses différemment, et de développer une personnalité plus séduisante.

En une phrase, rappelons-nous que “Rome ne s’est pas construite en un jour”. Tout comme pour Rome, tâchons de bâtir patiemment des fondations fortes pour que notre développement personnel ressemble à de glorieux édifices. 


2. Le mysticisme

Un des dangers les plus graves du développement personnel est sans doute de lui donner une dimension mystique. On le voit particulièrement dans un des livres les plus vaporeux que j’ai pu lire, et pourtant devenu best-seller : “Le Secret”. Ce livre, lancé en grandes pompes avec une campagne marketing calibrée au millimètre près, est tellement vide qu’on peut le résumer en une seule phrase : “visualisez ce que vous voulez et l’univers vous le donnera”. En d’autre terme, l’auteur vient tout simplement de remettre au goût du jour la prière ! Passionnant n’est-ce pas ?

Un autre exemple qui me semble tout à fait pertinent : le film “Yes Man”. On y voit un gourou du développement personnel, Terrence Bundley, conseiller à tous ses adeptes de dire “oui” à chaque opportunité qu’on leur propose. Le personnage principal, Carl Allen, bien que blasé incurable, fait le serment avec Terrence de cesser d’être un Monsieur non. Très sceptique au début, Carl devient pourtant un adepte en réalisant  l’impact positif que cet engagement donne à sa vie. Il y croit tellement qu’il devient superstitieux, disant “oui” de peur qu’un malheur lui arrive s’il rompait son serment. Mais finalement, Terrence le rappelle à l’ordre en lui avouant qu’il n’y a aucun serment : le seul but du message était de le pousser à avoir l’esprit ouvert aux opportunités qui se présentent.

Nous avons tous naturellement tendance à imputer les événements qui nous arrivent à nos actions. Ca paraît logique pour des événements qui ont un lien direct avec nos actions. Mais lorsqu’on s’attaque à des événements hasardeux, qui dépendent du chaos comme les jeux d’argent par exemple, on peut aisément associer de mauvaises causes à des événements. C’est ainsi que quelqu’un qui lirait “Le Secret” peut devenir accroc s’il se rend compte que sa vie prends d’une façon ou d’une autre la tournure qu’il avait espérée dans ses rêves. De même pour “Carl Allen” qui devient un “yes man” parce qu’il se trouve que les opportunités auxquelles il a dit “oui” lui ont apporté du bonheur.

Pour comprendre encore mieux comment naissent nos superstitions, je vous conseille de jeter un coup d’œil à cette petite expérience en trois parties où les participants essayent de trouver les causes de l’augmentation d’un compteur aléatoire : part1, part2, part3.

En bref, soyons donc vigilants et ne surestimons pas un concept miracle sur la base d’effets difficilement mesurables et dépendant du chaos. 


3. L’extrémisme

Le fait que nous soyons avides de solutions pour résoudre les problèmes de notre vie nous pousse souvent à prendre trop à cœur un conseil. Heureux d’avoir trouvé un remède nous l’appliquons à l’extrême, pour guérir le plus vite possible. C’est comme si nous n’avions pas lu la posologie du médicament. On en vient même à appliquer ce conseil à tout va, en se moquant du contexte pour lequel il avait été initialement prévu.

Prenons un concept tout simple, par exemple : le concept d’abondance et de détachement. Ce concept est populaire en séduction, car il nous pousse à ne pas devenir obsédé par une seule fille, tellement obsédé qu’on n’ose pas aller la voir ou qu’on gâche tout aux premiers mots qu’on lui adresse. Dans ce cas, effectivement, il est utile de prendre du recul par rapport à cet attachement exagéré pour une fille qu’on ne connaît même pas.

Maintenant admettons que je pousse à fond ce sentiment d’abondance et que je me dise systématiquement : “bon cette fille n’est pas la seule sur Terre, il y en a bien d’autres qui vont me plaire”. Qu’est-ce qui va arriver d’après vous? A priori, j’aurai là une excuse très pratique pour éviter les difficultés : dès qu’une fille a l’air trop difficile à séduire, je me dirai tout simplement qu’il y en a bien d’autres à séduire et je passerai mon chemin. Et finalement je n’avancerai jamais en séduction.

Tout cela pour dire que l’équilibre est essentiel. S’il est vrai qu’il ne faut pas se mettre trop de pression sur une fille, il ne faut pas non plus y renoncer pour autant. J’ai pris ici l’exemple de la séduction mais on peut généraliser ça à de nombreux domaines :

  1. équilibre entre tout planifier et vivre à l’arrache
  2. équilibre entre se focaliser sur un seul projet et se disperser sur plusieurs
  3. équilibre entre tout ranger et vivre dans un bordel
  4. équilibre entre vivre toujours au même endroit et vivre en nomade

Je pense que la meilleure métaphore pour illustrer tout cela est la conduite d’une voiture. Pour avancer dans la bonne direction, je dois trouver un équilibre entre la gauche et la droite. Bien sûr, je peux temporairement virer complètement à gauche ou complètement à droite dans le cas où je veux changer de direction, ou dans le cas d’un danger sur la route. Mais ce virement doit rester temporaire et dès que je peux je retourne à l’équilibre.

Sachez donc équilibrer convenablement la conduite de votre changement afin d’avancer dans la bonne direction au lieu de tourner en rond. 


4. Se contenter de lire sans appliquer

Récemment, j’ai assisté à un discours qui m’a fait sourire au sein de mon club Toastmasters. Le titre était : “Comment approcher les femmes?”. Et le contenu ressemblait à un condensé des concepts évoqués dans le fameux livre “The Game : les secrets d’un virtuose de la drague”.

Ce qui m’a surtout marqué, c’est l’arrogance du ton de sa voix. Et ça m’a rappelé ma propre réaction lorsque j’ai terminé ce même livre il y a près de deux ans. Quand on lit un tel livre, on est tenté de s’identifier à l’auteur, puisqu’il nous a raconté tous les secrets qui ont fait son succès. On se dit “c’est bon je vois la matrice”, et on croit déjà tout savoir.

Cependant, la mise en application de ces connaissances est beaucoup plus difficile qu’il n’y paraît. Alors on se dit qu’on n’en sait pas assez et l’on se replonge dans tout un tas de livres pour approfondir. On réfléchit à toutes ces théories sans avoir le courage de les confronter à la réalité. Et on se donne même le luxe de jouer les moralisateurs et de donner des conseils condescendants à ceux qui débarquent.

Je suis parfaitement d’accord qu’on peut se rapprocher de la vérité par les livres. Mais tant qu’on n’a pas appliqué, pour moi tout cela ne reste qu’un potentiel. Ce savoir est à prendre avec des pincettes car les gens  qui écrivent les bouquins ne peuvent tout simplement pas écrire exhaustivement tout ce qui les a mené au succès.

Mon conseil est donc d’expérimenter le plus possible, et d’évoluer en se servant de l’approche inductive de l’expérience, qui est pour moi le moyen le plus puissant de s’adapter à la réalité du terrain. 


5. L’isolement

Il faut bien l’avouer, parler de développement personnel est quelque chose qui rebute beaucoup de gens. De nombreux à-priori négatifs y sont rattaché et ce n’est pas une mince affaire de les déjouer. Avouer qu’on s’intéresse au développement personnel, c’est comme avouer qu’on appartient à une secte ou qu’on aime jouer les donneurs de leçon, qu’on a l’arrogance de croire qu’on peut se hisser plus haut que les autres.

Aussi, si l’on essaye d’échanger à ce sujet, on se frotte souvent au cynisme de nos proches. Et en fin de compte, on préfère garder ça pour soi et faire nos recherches à part pour trouver notre propre voie. Pourtant cet isolement n’est clairement pas le meilleur moyen d’avancer. Il s’apparente à de l’auto-médication et nous savons bien que cela comporte des dangers : au mieux ne pas choisir le médicament le plus approprié, et au pire faire empirer encore plus notre condition.

L’idéal est évidemment de trouver un expert du domaine dans lequel on veut progresser. C’est le coach, le mentor, qui a déjà l’expérience et qui saura reconnaître en nous le blocage qui nous empêche d’avancer. Mais ce n’est pas facile de les trouver car en général, ils sont très demandés et font donc payer très cher leurs conseils. En plus, ils ne seront disponibles que ponctuellement, et ne nous accompagneront pas sur le terrain (ou alors ils le feront payer très cher ;) ).

Il va donc falloir trouver des regards extérieurs bienveillants dans notre entourage. Des gens qui comme nous sont ouverts d’esprit, positifs et motivés. Des gens qui partagent les mêmes objectifs que nous et qui seront capable de nous évaluer sans nous juger. Je sais bien que ce n’est pas une mince affaire mais ça se joue parfois au détour d’un bar, une personne qui commence à nous parler de ses projets, de ses principes dans la vie, de ses rêves, tout simplement, sans fioriture. Et l’on sait déjà qu’on est sur la même longueur d’onde et qu’on vient de découvrir un potentiel compagnon de route. Enfin notez qu’on peut avoir plus de chance dans les clubs Toastmasters, souvent fréquentés par des amateurs de développement personnel. 

Ceclair.fr 

 

A lire aussi: 

Les 5 trucs qui nous font craquer chez les hommes, d'après la science  

Les 7 leçons majeures du développement personnel

Commenter cet article

site Therapeute Forbach 10/06/2014 09:05

Tout cela est vraiment très intéressant, merci.

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