Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Marichesse.com

Marichesse.com

Conseils, science, sante et bien-être


VIDEO: Pourquoi ne croit-on pas au naufragé du Pacifique ?

Publié par MaRichesse.Com sur 5 Février 2014, 01:09am

Catégories : #VIDEO

Jose-Salvador-Albarango.jpg

L’espoir de remanger un jour une tortilla et de revoir sa famille a été plus fort que son envie d’en finir. José Salvador Albarango, un pêcheur salvadorien de 37 ans qui vivait au Mexique, a, selon le récit qu’il a fait à l’Agence France Presse, survécu pendant 13 mois dans l’océan Pacifique, avant que son bateau de 7 mètres ne finisse par s’échouer le 30 janvier 2013 sur un atoll des îles Marshall, Ebon. 

Les experts s'interrogent cependant sur la véracité de son récit. Le rescapé est apparu en relative bonne forme, ce qui fait douter la reporter de la télévision publique néo-zélandaise Barbara Dreaver, qui se souvient avoir interviewé en 2004 trois pêcheurs expérimentés qui avaient failli mourir de soif et de faim après avoir dérivé pendant 75 jours dans le Pacifique.

Après deux semaines de convalescence, «leurs joues étaient toujours creuses, leurs yeux avaient l’air malade et ils étaient maigres […] M. Albarango ne ressemble à rien de tout cela même si ses jambes sont un peu bouffies, qu’il avait une pression sanguine basse et qu’il avait besoin d’un peu d’aide pour marcher».

Le jeune homme qui l’accompagnait, âgé selon les informations données par Albarango de 15 ans à 18 ans, est mort quelques mois après le début de leur dérive. Le site National Geographic a demandé à Claude Piantadosi, professeur de médecine de la Duke university en Caroline du Nord et auteur d’ouvrages sur la survie en conditions extrêmes, si son histoire était plausible.

Albarango raconte qu’il a mangé de la viande crue d’oiseau, bu du sang de tortue et même de son urine pour survivre. Selon le professeur, les oiseaux marins se posent sur les bateaux et «s’il était malin, il peut avoir occassionnellement réussi à en attraper un. Cela est particulièrement vrai s'il a été capable d’attraper du poisson, qui aurait pu les attirer».

Albarango dit qu’il a réussi à pêcher des poissons et des petits requins... Sauf que pêcher du poisson avec ses mains –il n’avait plus son matériel de pêche– n’est pas chose aisée: «Et j’ai un problème avec cette partie de l’histoire, poursuit le professeur. Mais il avait beaucoup de temps, donc il y est peut-être parvenu.»

Quoi qu’il en soit, en attrapant un oiseau ou une tortue de taille moyenne une fois par semaine, un naufragé pourrait en effet survivre.

Reste la question cruciale de l’eau: sans boire, il serait mort de déshydratation en une semaine. Le pêcheur a pu profiter des bourrasques fréquentes en mer pour recueillir de l’eau de pluie. Composé à 70% d’eau, le sang des oiseaux et des tortues que le pêcheur affirme avoir bu lui a permis de tenir le reste du temps.

Selon Barbara Dreaver, cette partie de l’histoire relayée par les médias n’est pas claire: la saison sèche débute en décembre –date à laquelle Albarango a commencé à dériver–, il n’y avait donc pas de pluie pendant des mois, et «bien que les tabloïds qui rapportent cet élément semblent penser que l'océan Pacifique est rempli à ras bord de tortues qui nagent gentiment autour d'un bateau de 7 mètres, ce n'est en réalité pas le cas».

Si les propos du naufragé ne sont pas toujours cohérents, la déshydratation, l'exposition au soleil et la déficience en vitamines B peuvent expliquer l’altération de son état mental, estime Claude Piantadosi.

L'AFP rappelle par ailleurs qu'«en août 2006, trois pêcheurs de requins mexicains avaient été retrouvés près des îles Marshall après neuf mois de dérive à bord d'une embarcation sans toit de neuf mètres sur trois.» 

Source 

 

A lire aussi: 

Top 7 des mensonges des vendeurs de voitures d’occasion 

Top 10 des mensonges les plus fréquents chez les femmes : sexe, argent et travail 

Les mensonges favoris des femmes sur Facebook et pourquoi elles mentent...

Commenter cet article

Archives