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Sarkozy, Bettencourt et Khadafi : ce que révèlent les écoutes judiciaires

Publié par MaRichesse.Com sur 19 Mars 2014, 17:07pm

Catégories : #NEWS

Nicolas-Sarkozy-paul-bismuth.jpg

Les propos enregistrés tenus entre Nicolas Sarkozy et son avocat, Thierry Herzog, sont édifiants. Suspecté d'avoir fait financer sa campagne électorale de 2007 par la Libye, l'ex-chef d'Etat a été placé sur écoute par un juge d'instruction. Mardi, Mediapartrévèle le contenu de ces conversations échangées grâce à une ligne téléphonique enregistrée sous le faux nom de Paul Bismuth par l'ancien locataire de l'Elysée. Selon le site d'investigation, elles mettent bien en lumière un possible trafic d'influence, mais pas seulement.

Selon Mediapart, les conversations entre Thierry Herzog et Nicolas Sarkozy font état de l’intervention du haut magistrat de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, auprès de trois conseillers chargés d’examiner la validité des actes d’instruction de l’affaire Bettencourt. En échange, l’ancien président a promis au magistrat son soutien pour un poste à Monaco, comme Le Monde l’avait révélé. 


> Un indic dans le volet libyen

Sur le volet libyen, les conversations confirment les suspicions. Averti d’une possible perquisition dans ses bureaux dans l’affaire libyenne, Nicolas Sarkozy demande ainsi à son avocat "d’appeler son correspondant", manifestement un haut fonctionnaire bien placé dans la chaîne judiciaire. Ce qui fait écrire à la police chargée des écoutes que ces interceptions laissent présumer des "faits de violation du secret professionnel" dans l’affaire libyenne et de "corruption d’un magistrat de la Cour de cassation" dans l’affaire Bettencourt. 


> Une taupe pour annuler la saisie des agendas de Nicolas Sarkozy

Le mardi 28 janvier, à 12h24, Me Thierry Herzog informe Nicolas Sarkozy de la teneur du mémoire du rapporteur de la Cour de cassation dans l’affaire de ses agendas saisis par les juges de Bordeaux. Et que l'ex-chef d'Etat veut absolument récupérer pour que la justice ne puisse plus les exploiter. Le lendemain, un nouvel appel confirme que l'avocat de l’ancien Président vient de parler à "Gilbert" et annonce que les réquisitions de l’avocat général allaient conclure à l’annulation de la saisie des agendas présidentiels. Selon l’écoute, "Gilbert" a même déjeuné avec l’avocat général. Me Herzog se félicite du dévouement de son informateur : il a "bossé", dit-il à Nicolas Sarkozy. Et la Cour de cassation devrait suivre les réquisitions, "sauf si le droit finit par l’emporter", commente-t-il. "Un aveu stupéfiant", ajoute Mediapart. 


> "Ce qui va faire du boulot à ces bâtards de Bordeaux "

Le jeudi 30 janvier, l’écoute laisse apparaître que "Gilbert" a eu accès à l’avis confidentiel du rapporteur à ses collègues, pourtant confidentiel. Cet avis conclut à l’annulation de la saisie des agendas. "Ce qui va faire du boulot à ces bâtards de Bordeaux", commente Herzog, en parlant des juges qui avaient mis en examen Nicolas Sarkozy.

Mercredi 5 février à 9h42. Thierry Herzog vient d’avoir "Gilbert". Le haut magistrat a rendez-vous le jour même "avec un des conseillers" en charge de l’affaire des agendas "pour bien lui expliquer"."Gilbert" se dit optimiste et insiste pour que l'avocat le répète à Nicolas Sarkozy. Et d'après l'écoute, l'ancien hôte de l'Elysée serait prêt à lui trouver un poste à Monaco pour le récompenser. 

Mais les choses ne se passent pas toujours comme prévu. En plus d'avoir validé la saisie des agendas de Nicolas Sarkozy, la justice a ouvert une enquête, le 26 février dernier, pour trafic d'influence. L'affaire est donc loin d'être finie. 

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