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SÂDHU – SEEKER OF TRUTH: Un film qui ramasse dans ses filets tous nos tourments spirituels

Publié par MaRichesse.Com sur 12 Octobre 2013, 10:41am

Catégories : #VIDEO

Une rencontre au hasard du chemin …

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Comment vivre une ascèse du cœur sans que l’écho de l’humanité ne rebondisse constamment contre nos murs ? Comment contourner la dictature du mental, sortir du fonctionnariat de notre ego ? Sommes-nous capables de rester dans ce monde sans être emportés par lui, de vivre cette société qui s’attache davantage à la cohérence d’un parcours qu’à la vérité d’un être ? Comment passer de la méditation à la médit-action ?

« Sadhu – seeker of truth », dernier long-métrage du réalisateur Suisse, Gaël Métroz, est avant tout la rencontre entre deux hommes en quête intérieure, le réalisateur et son protagoniste. Fidèle à sa démarche de cinéaste pratiquant l’immersion solitaire, généreux, jamais intrusif, le Valaisan a marché pendant 18 mois sur les pas de Suraj Baba, un ermite indien en rupture, au terme de huit années d’isolement consacrées à la méditation, dans une grotte aux sources du Gange. Caméra à l’épaule, épousant tous les détours du chemin, perdu dans l’immensité minérale, dans un décor ample jamais montré à l’écran (cols de l’Himalaya, Kumbh Mela à Haridwar, vallée du Mustang, les lacs sacrés du Tibet …), ce film s’annonce déjà comme un formidable rendez-vous céleste avec soi-même. C’est l’histoire d’un silence que l’on cultive comme une plante, à l’abris du vent, au plus près de la lumière … et des images en parfaite harmonie avec le sujet. Alors que le monde bouge à une vitesse vertigineuse, ici la nature, majestueuse, s’impose comme le béton de la vie et le voyage se poursuit à l’intérieur, à l’écoute d’une voix immatérielle, dans un dialogue juste et réfléchissant où l’on ressent une filiation avec tout ce qui vit.

 

 

Né à Darjeeling, en Inde, Suraj Baba est issu d’une famille bourgeoise. Il a tout quitté, pour mener la vie dépouillée de renonçant. Cela faisait huit ans qu’il s’isolait dans une grotte, vivant de méditation et d’offrandes à 3200 mètres dans l’Himalaya lorsqu’il a rencontré Gaël. « La première fois que je l’ai vu, il réparait le chemin qui menait de sa grotte au Gange (…) On a roulé des pierres ensemble, on s’est apprivoisé pendant un mois. Au fil des semaines, je me suis installé dans sa grotte voisine. J’ai compris qu’il se sentait piégé par son érémitisme et n’osait plus revenir au monde après tant d’isolement ». Les premiers jours il parlait si peu que Gaël ignorait même qu’il connaissait l’anglais. Le temps passant, il a eu la chance de devenir lentement son confident, la caméra aussi …

Véritable éloge du rien, une fois de plus, c’est le déshérité qui nous comble. La force du personnage tient aussi dans son grand tourment : un homme divisé entre la marche pieds-nus et ses baskets, entre l’eau des glaciers et l’alcool des bars de Katmandou, à la recherche d’un équilibre entre occident et orient, entre société de consommation et dépouillement, entre vie familiale aisée et solitude austère, entre réussir dans la vie et réussir sa vie.

Depuis six ans, Gaël Métroz a rencontré bon nombre de sâdhus sur les routes d’ Inde et du Népal, il a effectué plusieurs pèlerinages à leurs côtés tant cette philosophie du dépouillement le captivait. Durant les trois mois qu’il a effectué à la recherche du personnage principal de son film, sa fascination pour ces ascètes est devenue affection. A la poursuite du sâdhu trop idéal, il a finalement croisé le chemin de Suraj Baba qui détruisait en lui-même le mythe du sâdhu. « En doutant même de son statut de saint homme, il est devenu pour moi le vrai sage. Un homme en quête », confie le Suisse. Un être d’une candeur curative, qui s’exprime ici les paumes ouvertes, devenant malgré lui un maître à penser à l’endroit, à panser en soi … lire l'article sur moodstock.fr

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