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Manuel Valls: 15 choses que vous ignoriez sur le nouveau Premier ministre Français

Publié par MaRichesse.Com sur 31 Mars 2014, 20:14pm

Catégories : #NEWS

Matignon a annoncé ce lundi après-midi que Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, succédait à Jean-Marc Ayrault au poste de Premier ministre. Voici quinze anecdotes pour vous familiariser avec le nouveau chef du gouvernement.

Manuel-Valls.jpg

 

Manuel Valls, 51 ans, est devenu, ce 31 mars, le deuxième Premier ministre du quinquennat Hollande.

 

Vous connaissez son ton martial, ses cravates en soie, ses origines espagnoles. Vous savez sans doute qu’il a été rocardien, jospinien puis strauss-kahnien avant de faire alliance avec François Hollande. Quoi encore ? On a compilé ici quelques infos que vous ignoriez peut-être.

 

1. Son vrai nom est compliqué

Il s’appelle Manuel Carlo Valls Galfetti. Il est né à la clinique de La Ferroviaria, à Horta, quartier de Barcelone. « Le bébé est chétif. Il pleure beaucoup », lit-on dans « Manuel Valls, les secrets d’un destin » de Jacques Hennen et Gilles Verdez (éd. du Moment, juin 2013).

 

Il est baptisé : son père est croyant pratiquant.

 

2. Il vouvoyait son père

Le père de Manuel Valls, le Catalan Xavier Valls, était peintre. Manuel Valls a été élevé dans son appartement-atelier, et s’entoure de ses tableaux.

 

On apprend encore dans le livre de Jacques Hennen et Gilles Verdez que Manuel le vouvoyait, alors qu’il tutoyait sa mère. La raison est donnée par Luisa, sa mère :

« C’est une tradition dans la bourgeoisie catalane de la génération de Xavier. Le fils vouvoyait ses parents. Xavier procédait ainsi avec son propre père. »

 

Xavier Valls tient un petit rôle dans « Qui êtes vous Polly Maggoo ? » de William Klein. A cette occasion, raconte Luisa, il a refusé les avances de Simone Signoret qui l’avait enlacé devant un feu de cheminée et lui avait proposé d’aller dans sa chambre.

 

 

3. Il est d’origine suisse par sa mère

Il est catalan par son père, mais sa mère, Luisa Galfetti, vient du Tessin, en Suisse italienne. Une famille d’aventuriers : l’arrière grand-père maternel Federico Monighetti a croisé Geronimo.

 

 

4. C’est l’ex-attaché de presse de Jospin

De 1997 à 2001, Valls est chargé de la communication et de la presse de Lionel Jospin, alors Premier ministre. Il n’aime pas le travail d’attaché de presse, se trouvant digne d’un destin national.

 

« Il prenait de haut les journalistes », se souvient une confrère qui, à l’époque, suivait Matignon. « Il terrorisait les nouveaux venus », confirme une autre qui, elle, suivait le Parlement.

 

Dans « Manuel Valls, les secrets d’un destin », Christian Gravel, aujourd’hui conseiller communication de Hollande, raconte son début de carrière auprès de Valls à Matignon.

 

« Son rapport à la presse sera l’une des clés de son ascension. Il ne pense pas du tout que la presse incarne nécessairement un ennemi absolu, mais en même temps, il garde une vraie distance avec les journalistes. Manuel, c’est tout sauf la connivence. Il s’en méfie, il est lucide sur le pouvoir de la presse. Il a un rapport libre avec elle, âpre parfois, mais respectueux. »

 

« Valls était brillant mais hautain et, franchement, il avait pris la grosse tête », assure un rédacteur en chef d’un grand quotidien dans la biographie.

 

5. Il a raconté qu’il avait sorti sa sœur de la drogue

Dans leur ouvrage, Jacques Hennen et Gilles Verdez révèlent qu’il a « sorti sa sœur de l’enfer de la drogue » pour reprendre la une de VSD de l’époque.

 

Giovanna Valls raconte dans son livre comment son frère a été formidable : « Manuel a tenu ma main et m’a dit : “Fais quelque chose”. » Elle a balancé son héroïne. Pour Philippe Moreau Chevrolet, communicant chez MCBG Conseil, Valls a fait un beau gros coup de com, en rendant public cette histoire :

 

« Un frère tend la main à sa sœur, pour traverser une épreuve de la vie. C’est une histoire universelle. Manuel Valls “fend l’armure” du “premier flic de France”. Il montre qu’il est, aussi, un être humain »

 

« Peu de leaders socialistes parlent de leurs histoires de famille en public [...]. On est en plein storytelling présidentiel. »

 

6. A l’Intérieur, « il marche droit dans les traces de Guéant »

Même si, sous son ministère, les cambriolages et les vols ont augmenté, le « premier flic de France » est resté, pendant de longs mois, le roi des sondages. Et puis les ratés se sont multipliés, de l’affaire Leonarda à l’affaire Dieudonné. Sans parler de l’épisode des écoutes de Sarkozy, au cours duquel il a prétendu, sans convaincre qui que ce soit, n’avoir rien su.

 

Il est aussi le fossoyeur du récépissé de contrôle d’identité, promesse de François Hollande censée limiter les contrôles au faciès – mesure réclamée par le monde associatif, mais considérée comme insupportable par la police.

 

En ce qui concerne l’immigration, nous avons mesuré son action sur notre guéantomètre. Bilan de la comparaison :

 

« Manuel Valls marche droit dans les traces de Claude Guéant en ce qui concerne le nombre d’expulsions, de régularisations et de naturalisations. Sa politique diverge surtout sur les aides au retour et sur le traitement réservé aux étudiants et jeunes adultes. Le ministre a aussi voulu donner des gages aux associations de défense des étrangers en supprimant le délit de solidarité. »

 

Sa plus grande réussite ? Il n’a jamais été pris en défaut de loyauté vis-à-vis de François Hollande.

 

« Ils ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie »

 

Il s’est aussi illustré par ses propos sur les Roms, « des populations qui ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation » et qui « ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie ».

 

7. Il est coquet

Il n’utilise pas de brillantine mais « une espèce de crème pour donner du mouvement aux cheveux ».

 

 

8. Il est « lié de manière éternelle à Israël »

Dès que la rumeur de la nomination de Valls à Matignon a circulé, une vidéo a refait surface sur les réseaux sociaux.

 

Tournée à Strasbourg le 17 juin 2011, alors qu’il n’était encore que le député­maire d’Evry (Essonne), elle montre un Manuel Valls très remonté, répondant visiblement à un public de la communauté juive de France qui venait de mettre en cause la gauche dans ses rapports aux juifs, à la lutte contre l’antisémitisme, à l’islam, à Israël...

Il commence par s’en prendre à Nicolas Sarkozy, « le même Nicolas Sarkozy que beaucoup d’entre vous ont plébiscité... », ­ et ses ambiguïtés vis­-à­-vis des organisations islamistes, notamment dans sa tentative d’organiser « l’islam de France ». Puis il se livre :

 

« Je ne parle que pour moi : la lutte contre l’antisémitisme, ­je dis ça pour des raisons politiques, historiques, ma famille est profondément liée à Vladimir Jankélevitch qui a écrit le plus beau livre qu’on puisse écrire sur l’imprescriptible et la Shoah ; par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël, quand même... Je ne viens pas ici pour recevoir des leçons ou des brevets de lutte contre l’antisémitisme. »

 

Cette vidéo a beaucoup tourné, notamment lorsque Manuel Valls s’est élevé contre Dieudonné en décembre dernier, comme « preuve » aux yeux des partisans de l’« humoriste » de son engagement au côté du « sionisme ».

 

« Il assume pleinement ses propos »

 

Le site Arrêt sur images avait rapporté en novembre 2012 que cette déclaration avait été jugée suffisamment « embarrassante » pour que la radio Judaïca Strasbourg, qui avait organisé la rencontre et avait tourné la vidéo, la retire de son site et demande à YouTube et DailyMotion de la retirer également – sans grand succès. Le directeur de la station, Patrick Cohen, explique alors :

 

« Manuel Valls avait changé de statut entre-­temps. Et cela me gênait car il répondait à une question du public qui accusait le PS d’être anti­juif. Il s’emporte un peu dans sa réponse. Mais dans la vidéo, on ne voit pas le contexte. »

 

Avant de conclure : « Et ce n’était plus d’actualité depuis des mois. Un site doit être mis à jour. »

 

Cette suppression a­-t-­elle été effectuée à la demande de Valls ? « Pas du tout », assure Cohen. « Nous avons été en contact avec le cabinet de Manuel Valls. Il assume pleinement ses propos. »

 

Manuel Valls n’a pas toujours été un inconditionnel d’Israël : en 2004, il avait été l’un des premiers signataires d’un texte qui a fait polémique au sein du PS, et dont il disait lui-même qu’il portait « un regard sévère sur le gouvernement Sharon ». Son « regard » a visiblement changé depuis.

 

9. Son épouse balance pas mal

A 48 ans, Anne Gravoin, la deuxième femme de Manuel Valls, ne sera pas une figurante docile à Matignon. Violoniste de profession, elle touche à tout, du classique à la soupe populaire ; elle en a d’ailleurs loupé l’arrivée de son mari place Beauvau :

 

« Je n’ai pas assisté à sa passation de pouvoir parce que j’étais avec Hallyday. »

 

Les puristes font la tronche ? « Je les emmerde ! »

 

Elle balance pas mal à Paris, et jusqu’à Nantes lorsqu’elle s’estime « plus glamour que Brigitte Ayrault », la femme de l’ex-Premier ministre, qu’elle voit comme une ennuyeuse « prof d’allemand dans la banlieue de Nantes ».

 

SDF chassés, PV sauté...

 

Dans Le Canard enchaîné, en octobre 2012, on pouvait lire :

 

« Devant une épicerie Franprix de la rue de la Roquette, où elle était venue faire ses courses, Mme Valls a été importunée par un SDF éméché qui voulait lui taper quelques piécettes ».

 

Un ou deux coups de fil plus tard, le commissariat du coin recevait, selon l’hebdo, l’ordre d’évacuer systématiquement les SDF de la rue de la Roquette, et en particulier ceux stationnant devant le fameux Franprix.

 

Plus près de nous, en janvier dernier, Anne Gravoin a encore usé de ses relations policières pour faire sauter le PV de la Toyota d’une amie mal garée.

 

10. Il préconisait un « pacte national de croissance et de compétitivité »

Lors de la primaire socialiste en 2011, Valls se démarque des autres candidats en estimant que « le programme du Parti socialiste est à revoir ». Il prône la rigueur budgétaire. Deux mesures :

 

1. la mise en place d’une « TVA protection » (un nouvel impôt) ;

2. l’utilisation de l’intégralité des marges de manœuvre pour réduire les déficits de la France :

« 100% des marges de manœuvre que nous dégagerons, et non 50% comme le prévoit le projet, devront être consacrées à la réduction des déficits et au désendettement.

 

“Imaginer que nous pourrions gagner en promettant l’augmentation des dépenses, la stabilisation des impôts, le retour à la retraite à 60 ans, la suppression des agences de notation... est une erreur.”

 

Il n’est pas contre l’idée d’une “règle d’or” pour contenir les déficits. Pendant la primaire, il préconisait un “pacte national de croissance et de compétitivité”.

 

En 2011, Valls affirme ne pas croire aux “300 000 emplois jeunes” ni à “un retour à la retraite à 60 ans” promis par le texte.

 

Le 12 mars 2014, interviewé par Mediapart, il revient sur la primaire, la claque qu’il a alors reçue des militants, et il affiche sa foi dans le pacte de responsabilité.

 

 

11. Son oncle a composé l’hymne du Barça et il supporte le PSG

Manuel Valls à Matignon, c’est l’espoir de jours meilleurs qui s’éloigne pour les supporters de football : à l’Intérieur, il a renforcé les mesures de répression visant les “ultras”, au mépris des libertés individuelles et malgré son inefficacité globale pour lutter contre la violence dans les stades, comme nous l’avons expliqué.

 

Les émeutes ayant suivi le titre de champion de France du Paris Saint-Germain, en 2013, correspondent à l’un de ses premiers échecs médiatisés en tant que ministre de l’Intérieur. La manifestation avait été très mal organisée puis contrôlée, des casseurs venant gâcher la fête. Valls s’était retrouvé sous les feux de la droite.

 

Hormis ce mauvais souvenir, le ministre aime le PSG : en 1982, il assistait de la tribune Auteuil au premier grand succès du club parisien, une victoire en Coupe de France face à Saint-Etienne. Présent quand il le peut dans la tribune officielle du Parc des Princes, il y croise Nicolas Sarkozy, comme lors du dernier PSG-OM.

 

Mais, plus que le PSG, Valls est supporter du FC Barcelone, en bon Catalan. La musique de l’hymne officiel du Barça, entonné par le Nou Camp avant chaque match, a été écrite par un certain Manuel Valls : un cousin germain de son père.

 

 

12. Un étudiant “pas très refaiseur du monde”

A la fac de Tolbiac, Valls s’est lié d’amitié avec Stéphane Fouks, le futur communicant de DSK, et Alain Bauer, le criminologue sarkozyste. Dans cette fac de béton, haut lieu de l’extrême gauche étudiante, les trois comparses, rocardiens, se heurtent – déjà – aux plus radicaux.

 

Alain Bauer se souvient :

 

“On était déjà très sociaux-démocrates, pas très refaiseurs de monde. L’autogestion, on n’y croyait pas nous-mêmes. Notre référence, c’était Mendès France, pas Lénine ou Trotski.”

 

Ou, comme le dira un étudiant du camp d’en face : “Ils étaient comme des buveurs de camomille à une fête de la bière.” »

 

Bauer fait du droit constitutionnel, Fouks est branché sciences politiques et Valls se plonge dans l’étude de l’histoire. Chaque membre du trio réussit dans sa spécialité : Fouks finira par travailler dans la communication, chez EuroRSCG et Bauer devient le conseiller en sécurité de Nicolas Sarkozy.

 

Questionné sur son amitié avec Bauer, Manuel Valls déclarait il y a quelques années :

 

« Si Alain pense qu’être sarkozyste est utile et cohérent, il en a le droit. L’amitié transcende les clivages politiques [...].

 

On se retrouve sur la sécurité et, globalement, on est toujours en phase. »

 

13. A Evry, une gestion pas très rigoureuse

En décembre dernier, le magazine Capital assurait que les habitants d’Evry « paient encore la gestion bien peu rigoureuse de Manuel Valls », qui a été maire de la ville pendant dix ans.

 

Nos confrères pointaient notamment « des frais de communication [qui] ont bondi de 852,6% entre 2001 et 2003 », une avalanche de chargés de mission au cabinet du maire (jusqu’à 49), une explosion des dépenses de personnel, de multiples gaspillages... Extrait :

 

« Les caisses d’Evry sont vides. “J’ai rarement vu ça, ils n’ont même pas de quoi payer leur dette”, s’étonne Claude Jaillet, expert en finances locales. “Du coup, ils sont obligés d’emprunter pour rembourser les échéances.”

 

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir fait… valser les impôts. Entre 2001 et 2012, la pression fiscale sur les ménages de la commune a explosé de 45,7%. Grâce à quoi la facture moyenne des foyers imposables, qui frôle aujourd’hui les 2 100 euros annuels, est l’une des plus élevées de France pour une ville de cette importance. »

 

14. Un portrait de Clémenceau sur son bureau

George Clémenceau est la référence de Manuel Valls, qui a un portrait de lui dans son bureau.

 

Il évoque souvent le débat Jaurès-Clemenceau à la Chambre des députés de juin 1906. Dans ce débat, né de la répression imposée par Clemenceau lors de plusieurs conflits sociaux, la gauche garde l’impression que le « premier flic de France » est passé de l’autre côté de la barrière. Valls, lui, se reconnaît dans ces mots :

 

« Je voudrais faire comprendre aux déshérités de tout ordre qu’il n’y a pas d’émancipation véritable pour eux en dehors de celle qui viendra de leurs propres efforts, dans un milieu que l’œuvre des hommes politiques sera de leur rendre de plus en plus favorable. »

 

Le milieu favorable, pour lui, c’est « l’ordre républicain ».

 

15. Pas très à l’aise sur le terrain

Au moment de la primaire socialiste, Rue89 avait publié un reportage sur le quartiers des Pyramides à Evry. Nous avions pu constater que le quartier avait été rénové : comme beaucoup d’élus de banlieue, Valls a fait appel aux fonds de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) afin de le réhabiliter. Nous avions aussi croisé Bintou, 31 ans :

 

« Le maire n’est pas facile d’accès. Un jour, à la fête de quartier, mon mari qui veut devenir styliste et ouvrir un magasin est allé le voir pour lui en parler. Manuel Valls ne l’a pas regardé. »

 

Il y a une sorte de raideur et d’absence d’humour dans son tempérament qui fait que les rapports avec les gens sont parfois compliqués.

 

« C’est QUAND je serai maire »

 

En campagne dans la ville, en 2001, il apparaît nerveux, « le regard circulaire et l’œil à l’affût ». Un futur administré l’approche : « Si vous êtes maire, je viendrai vous voir… » Il le corrige, le doigt pointé sur lui :

 

« D’abord, dites pas si. C’est QUAND je serai maire. »

 

 

Il y a quelques jours, Manuel Valls s’est mis en colère contre un sapeur-pompier qui refusait de lui serrer la main. Il n’a pas réagi comme Sarkozy avec un « casse-toi pôv con », mais il a parlé de « hiérarchie à respecter ».

 

En février dernier, le ministre de l’Intérieur a fait parler de lui lorsqu’il a lancé un « je t’emmerde » au député UMP Pierre Lellouche. 

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aziz 29/05/2015 10:10

Bonjour.
Rien à caché, Le future président de la république.

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