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Look out! Une lettre ouverte à ceux qui aiment Google

Publié par MaRichesse.Com sur 22 Janvier 2014, 19:32pm

Catégories : #IMPORTANT

Google-devient-trop-gros.jpg

« Google devient trop gros », écrit Wade Roush sur le site de Xconomy. Il affirme que le fait qu’une organisation de cette taille contrôle une telle part de l’infrastructure de l’économie digitale, et qu’elle a une telle influence sur les ressources à la disposition des programmeurs, des inventeurs et des chefs d’entreprises, n’est bon ni pour les consommateurs, ni pour l’innovation.

Pour Roush, l'annonce en janvier de l'acquisition de Nest par Google pour plus de trois milliards de dollars a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.

Il estime que le géant de la recherche sur internet, et la concentration de richesse, d’intelligence, d’ambition, et des données qu’il représente, est allé trop loin, et qu’il est temps que les politiciens, les journalistes et les membres de la communauté innovante s’interposent pour le restreindre.

Il rappelle qu’au troisième trimestre 2013, Google raflait 67% du marché de la recherche sur internet aux États-Unis (contre 18% pour Bing et 11% pour Yahoo!), et qu’il avait accumulé 56,5 milliards de dollars en réserves de trésorerie. Avec tout ce cash, le géant peut se lancer dans des séries d’acquisitions susceptibles de saper l’esprit innovant du marché et de rassembler sous un même toit une grande partie de la matière grise de la Silicon Valley.

En fait, Google tend à ralentir le rythme de ses acquisitions (il a acquis 26 sociétés en 2010, puis 25 en 2011, 11 en 2012 et 17 en 2013), mais il semble avoir changé de stratégie et désormais, il « réfléchit de façon plus impérialiste aux secteurs qu’il veut explorer », affirme Roush.

Auparavant, les acquisitions de Google étaient en rapport avec son cœur de métier: les moteurs de recherche. Mais récemment la société de Larry Page et Sergey Brin a commencé à se diversifier sur des secteurs sans lien avec la recherche sur internet. Le voyageles réseaux sociaux, la productivité, la logistique, l'énergie,la robotique, l'informatique portable, les véhicules sans conducteurla connectivité Internet via des montgolfières, la recherche sur le vieillissement: ce ne sont que quelques domaines où Google a pris pied. « Pensez-y», avertit Roush:

« Un matin, dans un avenir pas si lointain, vous pourriez être réveillé par l'alarme de votre téléphone conçu par Google (Moto X de Motorola avec système d’exploitation Android). Vous pourriez aller au travail avec votre voiture autonome Google guidée par le système GPS que possède Google (Waze). A votre bureau, vous vous connecterez sur votre ordinateur portable Google (Chrome OS), et utiliserez un navigateur Google (Chrome). Vous enverrez vos documents d’analyse du jour et feuilles de calcul sauvegardées sur le service Cloud de Google (Drive) et resterez en contact avec vos amis en utilisant la messagerie de Google (Gmail) et son réseau social (Google+).

L’assistant vocal sur votre téléphone se tiendra prêt à vous aider instantanément pour toutes les questions que vous pourrez vous poser (Google Now), et si vous ratez un appel de quelqu’un pendant ce temps, votre correspondant pourra laisser un message sur le service de répondeur de Google (Voice). Au déjeuner, vous choisirez un endroit où aller manger en utilisant le guide des restaurants de Google (Zagat), ferez une réservation et obtiendrez l’itinéraire en parlant à l’écran que vous porterez sur vous (Glass) et payerez avec votre portefeuille numérique (Wallet).

Quand vous rentrerez chez vous le soir, le système de chauffage de votre maison s’ajustera de lui-même en utilisant le thermostat de Google (Nest) et vous cuisinerez sous l’œil attentif à votre sécurité du système de détection de fumée Google (Nest). Vous mangerez en regardant des programmes hébergés par Google, ou sous licence Google (YouTube, Google Play), sur votre télévision Google (Chromecast). Avant de vous endormir, vous aurez pris une pilule pour optimiser votre métabolisme dont le brevet a été financé par Google (Calico) et vous utiliserez votre tablette (Android) pour lire quelques pages du dernier polar (Google Play).

Et tout au long de la journée, bien sûr, chaque chose que vous lirez, regarderez, rechercherez, ou dont vous parlerez sera retracée par les algorithmes de Google, au mieux pour vous montrer des publicités ciblées qui génèrent le taux élevé de clics qui permet de rapporter les dollars de la publicité qui financent toutes les autres activités de Google ».

Et ce n’est que le début, prophétise Roush, rappelant que Google vient d’investir dans la robotique, et que l’on ne sait pas encore quelles sont ses intentions réelles dans ce domaine.

Pour Roush, l’omniprésence de Google est néfaste pour deux raisons essentielles : 


1. Les entreprises qui atteignent une taille trop importante ne sont plus innovantes.

Les entreprises qui réussissent et atteignent une très grande taille ne sont généralement pas incitées à innover parce qu'elles deviennent dépendantes de leur principale source de chiffre d’affaires et se mettent à craindre les perturbations internes produites par les innovations. Sur les 140 start-ups innovantes que Google a reprises depuis 2001, seulement une poignée ont apporté des contributions réellement essentielles pour la valeur de l’entreprise et ses objectifs. Souvent, les fondateurs devenus riches avec le rachat ne sont plus incités à travailler intensément, à prendre des risques et à s’investir dans l’entreprise autant qu’ils le faisaient auparavant. 


2. Nous n’avons pas besoin d’un nouveau ministère de l'information.

Google propose de nombreux services gratuitement, mais en réalité, ils ne sont pas gratuits, nous les payons avec nos données. Alors que notre vie privée est de plus en plus remise en cause, confier autant de nos données personnelles semble une mauvaise idée, d'autant qu’il a été établi que Google a permis à la NSA d’accéder à ces données.

A première vue, les intentions de Google et de ses dirigeants Larry Page, Sergey Brin et Eric Schmidt, semblent bonnes, comme l’indique leur adage « Don’t be evil » (‘Ne soyez pas mauvais’). Mais leur ambition démesurée pourrait rapidement étouffer le marché de l’high-tech, avertit Roush. 

Source 

 

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