Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Marichesse.com

Marichesse.com

Conseils, science, sante et bien-être


Les selles de vélos font débander les femmes

Publié par MaRichesse.Com sur 2 Avril 2014, 06:05am

Catégories : #HOMME-FEMME

faire du velo

On le sait déjà, les selles de vélos sont les ennemies de l’érection. En janvier 2010, notre ex-blogueur Hugues Serraf se faisait ainsi l’écho des travaux du professeur Steven Schrader.

 

Cet expert américain de l’Institut national de la santé au travail avait étudié des hommes amenés à pédaler au quotidien : les policiers à vélo. Et, il reprochait à la selle de vélo de compresser le périnée et donc le canal pudental.

 

Ce canal alimente en sang le pénis lors d’une érection. Compressé par la selle, le petit canal finit par perdre de son élasticité.

 

Dans son article Hugues Serraf relatait les conclusions du professeur Schrader. Selon lui, devenir impuissant est une fatalité pour un cycliste.

 

« La question n’est même pas de savoir “ si ” un pédaleur fréquent risque de devenir impuissant mais bien de prévoir “ quand ” il le deviendra. »

 

Il nuançait cependant :

 

« Le professeur Schrader est peut-être un peu dur (forcément : il ne fait pas de vélo). Quelques-uns de ses confrères préfèrent en effet limiter à 5% la proportion de cyclistes acharnés qui devront, un jour ou l’autre, verser un peu de Viagra dans leur gourde avant de partir en randonnée. »

 

Moins de sensations génitales chez les femmes à vélo

 

Ce lundi 2 avril, le New York Times s’intéressait au sort des femmes cyclistes. Le destin de leur sexe n’avait, selon l’article, jusqu’alors pas tellement été étudié par des scientifiques avec autant de minutie.

 

Certes, une étude publiée en 2006 par des chercheurs de Yale avait démontré que les femmes cyclistes avaient moins de sensations génitales que les femmes coureuses, mais aucune autre ne mesurait clairement le mécanisme de cette perte de sensations.

 

Cette fois, des chercheurs de plusieurs universités américaines ont uni leurs forces pour s’y coller et 48 femmes ont participé à l’étude.

 

Toutes étaient un peu des junkies du vélo : chacune d’entre elle pédalait au minimum quinze kilomètres par jour, mais la plupart dépassait même largement ce quota.

 

Des risques, « à partir de deux heures de vélo par jour »

 

Les chercheurs ont laissé les femmes s’installer dans le laboratoire, puis ajuster leur guidon et leur selle, à leur guise.

 

Qu’ont-ils donc découvert ? Que la position du guidon semblait être l’élément qui avait le plus d’effet sur le sexe de ces femmes.

 

Celles dont le guidon était plus bas que leur selle ont ressenti le plus la pression sur le périnée. Elles ont aussi vu leurs sensations dans la zone pelvienne réduire davantage que les autres cyclistes dont le guidon était plus haut.

 

Bref, plus la cycliste se baisse sur son guidon, voire, pire, y fait reposer ses avant-bras pour prendre de la vitesse, plus elle contraint son corps à compresser son périnée. Or, plus le périnée se détend, moins les sensations lors de l’acte sexuel sont fortes.

 

Mesdames, si vous faites du vélo dix minutes par jour ne commencez pas à paniquer. Thierry Adam, gynécologue des équipes de France féminines de cyclisme (pas le commentateur de France Télévisions), estime que ce problème n’existe que pour les cyclistes assidues.

 

« Cela dépend de chaque femme, mais je dirais qu’il faut commencer à faire attention à partir de deux heures de vélo par jour. »

 

Selon le docteur Schrader, la solution pour faire du vélo sans perdre de sensations est la même que chez les hommes : une selle à trou.

 

Même s’il n’en a pas encore étudié les effets, il les juge évidents : la pression sur le périnée est déplacée.

 

« La bataille commerciale » des selles à trou

 

Est-ce vraiment mieux ? Pas tellement, juge Thierry Adam. Au téléphone, il s’agace de cette « bataille commerciale » qu’ont entrepris les fabricants de selles à trou, ou selles évidées.

 

« Avec une simple inclinaison différente de la selle on peut aussi éviter de prendre des risques. On a inventé pleins de drames, mais la plupart des études, montrent que les selles à gel sont finalement les moins “dangereuses”. »

 

Loin d’être convaincu par la selle évidée, le médecin explique :

 

« La partie la plus sensible chez la femme, ce sont les petites lèvres. Or avec une selle à trou, le poids du corps se répartit plus sur cette zone. Ce qui peut provoquer des kystes par exemple.

 

Et puis, sur un vélo de course sans garde-boue, les projections d’eau peuvent provoquer quelques dégâts gynécologiques avec une selle à trou. » 

Source

Commenter cet article

Archives