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Les documents qui trahissent Christiane Taubira

Publié par MaRichesse.Com sur 12 Mars 2014, 19:47pm

Catégories : #NEWS

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«Je n'ai pas menti!» Christiane Taubira a fait une apparition exceptionnelle, ce mercredi matin, lors du point presse qui suit traditionnellement le conseil des ministres, pour répondre aux attaques de la droite, qui l'accuse d'avoir menti sur sa connaissance des écoutes concernant Nicolas Sarkozy. Lundi soir sur TF1, Christiane Taubira avait assuré n'avoir pas eu connaissance des écoutes téléphoniques visant Nicolas Sarkozy. Mais, hier soir, sur le plateau de France 2, Jean-Marc Ayrault a déclaré le contraire, après les révélations du Canard enchaîné.

«Je redis ici que je n'ai pas d'information concernant la date, la durée, le contenu des interceptions judiciaires», a-t-elle assuré mercredi. La ministre dit simplement avoir été informée le 28 février de l'ouverture d'une l'information judiciaire pour trafic d'influence et violation du secret de l'instruction visant Nicolas Sarkozy. «Mes services m'ont remonté l'information le 28 février, a encore expliqué Christiane Taubira. Mais je n'ai été informée que de l'ouverture d'une information judiciaire». La garde des Sceaux a brandi devant les caméras de télévision deux documents, présentés comme «ce qui est remonté à la Chancellerie». «Pensez-vous vraiment qu'il y a le contenu des écoutes téléphoniques dans l'épaisseur de ce dossier?», s'est-elle interrogée.

Le premier document, une lettre que lui a adressé l'avocat général près la Cour d'appel de Paris à la date du 26 février, prouve que la garde des Sceaux a bel et bien été informée des écoutes. «Le juge d'instruction saisi du dossier dit ‘des financements libyens' de la campagne présidentielle de 2007 (dont il vous est régulièrement rendu compte sous la référence AS/13/2352/FIN) a en effet par ordonnance du 17 janvier 2014 transmis au procureur de la République financier des procès-verbaux transcrivant des écoutes téléphoniques et des (illisible) d'appels téléphoniques dont il résulterait des suspicions de commission de ces infractions», écrit le magistrat.

«Il est en effet apparu que Nicolas Sarkozy placé sur écoutes dans le cadre de cette procédure, en aurait été informé, après que le bâtonnier de Paris eut été lui-même averti par le juge d'instruction conformément aux dispositions de l'article 100-7 du code de procédure pénale, la personne écoutée étant un avocat au barreau de Paris.»

La lettre de l'avocat général près la Cour d'appel de Paris du 26 février:

 

 

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La deuxième missive, brandie par la ministre est une lettre de Eliane Houlette, procureur financier, adressée le 26 février au procureur général près de la Cour d'appel de Paris. La magistrate y justifie sa décision d'ouvrir une information judiciaire et y évoque notamment la date des écoutes: «Les policiers ont intercepté entre le 28 janvier et le 11 février 2014, des conversations téléphoniques entre Monsieur Nicolas Sarkozy utilisant une ligne téléphonique souscrite sous un nom d'emprunt (Paul Bismuth) et M. Thierry Herzog, avocat se servant d'une ligne téléphonique souscrite le même jour et au même endroit que la première.» «Certes les conversations interceptées sont celles d'un avocat avec son client, ce qui pourrait constituer un obstacle à l'ouverture d'une information. Mais elles ont eu lieu à travers une ligne téléphonique ouverte sous un faux nom et au surplus sont de nature à faire présumer la participation de l'avocat concerné à une infraction».

Le contenu des écoutes est égalementé évoqué: «Ces communications mettent également en évidence que ce magistrat aurait fait part à Thierry Herzog de son souhait d'être nommé conseiller au tour extérieur au Conseil d'Etat de Monaco et que Nicolas Sarkozy aurait assuré qu'il l'aiderait dans ce projet ‘avec ce que tu fais' (selon Thierry Herzog).»

La lettre du procureur financier du 26 février:

 

 

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