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Conseils, science, sante et bien-être


Les demandeurs d’asile « accueillis » en Sicile transformés en cobayes de laboratoire

Publié par MaRichesse.Com sur 12 Avril 2014, 00:50am

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE

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Il y a de quoi être troublé par la nouvelle qui vient de tomber : la fourniture de 4 000 doses de vaccins au Centre d’accueil de demandeurs d’asile de Mineo, en province de Catane, en Sicile, qui est le CADA le plus grand d’Europe, déjà tristement célèbre pour les conditions dégradantes auxquelles sont soumis ses hôtes. On ne peut qu’être glacé par le geste de la conseillère régionale à la Santé, Lucia Borsellino, qui a signé l’accord avec la Directrice Générale de Sanofi Pasteur MSD, Nicoletta Luppi et le président régional de la Croix-Rouge italienne, Rosario Valastro. 

 

 

Il y a de quoi être troublé par la nouvelle qui vient de tomber : la fourniture de 4 000 doses de vaccins au Centre d’accueil de demandeurs d’asile de Mineo, en province de Catane, en Sicile, qui est le CADA le plus grand d’Europe, déjà tristement célèbre pour les conditions dégradantes auxquelles sont soumis ses hôtes. On ne peut qu’être glacé par le geste de la conseillère régionale à la Santé, Lucia Borsellino, qui a signé l’accord avec la Directrice Générale de Sanofi Pasteur MSD, Nicoletta Luppi et le président régional de la Croix-Rouge italienne, Rosario Valastro.

 

 

Sanofi Pasteur est un géant de l’industrie pharmaceutique qui compte environ 13 000 salariés (dont plus de 50 % dans le secteur production) et 13 sites de production et de recherche. En Europe, Sanofi Pasteur est présent via Sanofi Pasteur MSD, la joint-venture 50/50 Sanofi-Merck. Depuis 14 ans, Sanofi Pasteur MSD détient un monopole sur la production et la distribution de vaccins, étant la seule entreprise européenne entièrement dédiée à ce secteur sur le continent.

Le principe de la vaccination de masse, en soi déjà contestable, est aussi hautement néfaste d’un point de vue scientifique, dans la mesure où chaque organisme réagit différemment à un même principe actif. On ne peut pas envisager de vacciner indistinctement hommes, femmes et enfants, chacun-e ayant sa prédisposition ou sa résistance spécifique. En outre, la logique même de l’ensemble du projet est viciée à la base : s’il ya des cas de typhus/typhoïde à Mineo ou si on en craint l’éventualité, il faut fermer la structure , au lieu de vacciner en masse ceux qui y vivent contre leur gré.

 

En ce qui concerne le test à la tuberculine, il est connu que la majorité des patients auxquels il est administré a une réaction positive. Le résultat positif  au test indique que le patient a été en contact avec le bacille de la tuberculose, mais pas que la maladie est active : en fait , un test positif correspond à une mémoire immunologique qui nous informe qu’à un moment de notre vie, généralement à l’âge scolaire, on a été en contact avec le bacille, cela ne signifie pas que la personne en question souffre de tuberculose .

 

En revanche, pour savoir s’il y a un état de maladie il faut approfondir le diagnostic avec d’autres examens, en premier lieu une radiographie du thorax. Le test négatif, quant à lui, indique que l’organisme n’a jamais été en contact avec le bacille de la tuberculose, et c’est seulement dans ce cas qu’une vaccination est ensuite possible. Appliquer un millier de tests pourrait être l’effet et non la cause de l’apparition de cas de tuberculose, au moins sur le plan médiatique , en encourageant la rumeur des réfugiés contagieux dans la population de la région et les personnels du centre.

 

Les vaccinations de masse, héritage culturel d’une biopolitique de la fin du XIXème siècle que la science contemporaine a elle- même abandonné, sont un énième exemple de la dépersonnalisation des sujets migrants, utilisés comme chair à tests et expérimentations,  pour de simples buts de prophylaxie sanitaire, un peu comme la désinfection de masse au Centre d’accueil de Lampedusa. Un mécanisme pervers qui utilise l’alibi toujours disponible des motifs humanitaires pour faire en sorte que tout déni de droits – comme la détention en semi- liberté d’un individu, la privation d’autonomie dans la gestion de la nourriture et des ressources, et, nouveauté, le soumettre à des pratiques médicales invasives – soit accompli « pour le bien » et pour la protection d’un sujet déjà donné a priori comme «plus faible».

 

NdT

 

1-Le vaccin contre la typhoïde Typhim, principalement destiné à l’exportation, est fabriqué par Sanofi Pasteur MSD sur son site de Marcy-l’Etoile près de Lyon. L’entreprise avait décidé en septembre 2012 de retirer deux lots de vaccins après avoir découvert « des concentrations antigéniques hétérogènes« , c’est-à-dire des doses ne permettant pas, dans certains cas, de produire suffisamment d’anticorps après l’injection. En juin 2013, le laboratoire a arrêté temporairement la distribution du vaccin après la découverte d’une contamination bactérienne sur un des composants.

 

2-Tubertest est un produit à usage diagnostique, destiné au dépistage d’une infection par un bacille tuberculeux ou comme contrôle pré ou post vaccinal du vaccin BCG. 

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