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Les 5 Africaines qui vont compter en 2014

Publié par MaRichesse.Com sur 1 Janvier 2014, 21:55pm

Catégories : #NEWS

Puissantes et déterminées, elles se battent pour construire une autre Afrique. 

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1. Esther Madudu, l'Ougandaise qui sauve des vies 

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Esther Madudu © Amref

 

Elle est loin, très loin d'être connue du grand public. Et pourtant tant de monde lui doit la vie. L'Ougandaise Esther Madudu est une sage-femme installée dans la ville rurale de Tiriri, sur les hauteurs de l'Ouganda. De là, en toute discrétion elle a pu sauver plus de mille vies en douze ans de carrière, dans des conditions plus déplorables. Reperée par l'Amref, l'Association pour la médecine et la recherche en Afrique, la sage-femme est devenue le porte-étendard de la campagne Stand up for African Mothers. Son objectif, interpeller la communauté internationale sur la nécesité d'aider à améliorer la santé maternelle et infantile sur le continent. Son engagement auprès des femmes, souvent jusque dans des endroits les plus inaccessibles, a poussé certaines ONG spécialisées à évoquer son nom pour un Nobel de la paix. Pourquoi pas?

 

2. Lindiwe Mazibuko, jeune première d'Afrique du Sud 

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Lindiwe Mazibuko © AFP

 

Récemment élue à la tête du groupe parlementaire de l'Alliance démocratique, un parti politique d'opposition en Afrique du Sud, Lindiwe Mazibuko est aujourd'hui considérée comme l’arme fatale de son parti. Encore méconnue, en 2009, lorsqu’elle devient députée de l’Alliance démocratique (DA) à Durban, cette jeune femme de 33 ans a effectué une ascension politique fulgurante. Celle qui est aussi la numéro 2 du DA ambitionne de succéder à Jacob Zuma, l'actuel chef de l'Etat, lors des élections de 2014. Le site Saho (South African History Online) rappelle à juste titre que Lindiwe Mazibuko, née au Swaziland, d'un père banquier et d'une mère infirmière avait déjà été désignée comme la Sud-Africaine la plus influente en 2012. Sa combativité et son goût pour les joutes politiques font d'elle un espoir de relève de la jeune garde politique en Afrique.

 

3. Basma Khalfaoui, la Tunisienne qui ne lâche rien

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Basma Khalfaoui © AFP

 

Symbole d’une population en mal de liberté, l’ex-épouse de Chokri Belaïd, le leader charismatique du Mouvement des patriotes démocrates unifiés (El-Watad), assassiné en février dernier, a conquis le cœur des Tunisiens. Membre de l'Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), qu'elle rejoint en 1995, elle n’a cessé de défendre les valeurs de son mari: la liberté, la justice, la dignité, la démocratie. Depuis l’époque de Ben Ali à aujourd’hui elle a multiplié les actions pour exprimer son mécontentement. Activiste intrépide, son combat est loin d’être terminé.

 

4. Marie-Cécile Zinsou, la pasionaria de l'art contemporain

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Marie-Cécile Zinsou, D.R.

 

Elle veut qu'on se rende au musée de Ouidah un peu comme on entre dans un Guggenheim. Avec le premier musée africain d'art contemporain inauguré en novembre dernier, à Ouidah, à quelques enclabures de Cotonou, au Bénin, Marie-Cécile Zinsou franchit une nouvelle étape dans son engagement pour rapprocher les populations —qui n'en ont pas toujours la possiblité— du monde de la création artistique. Ce musée est le nouveau-né de la Fondation qu'elle dirige depuis 2005 au Bénin, et qui œuvre à la promotion et à la valorisation du patrimoine artistique africain à travers le monde. Marie-Cécile Zinsou, jeune Franco-Béninoise, est passionnée par l’Afrique et obsédée par l’idée de parler de façon positive du continent.

 

«Trop souvent, on ne parle de l'Afrique qu'en termes de guerres ou de famine. Or il y a aussi beaucoup de créativité sur ce continent. Et cela mérite d'être valorisé», explique-t-elle.

 

5. La battante, Cécile Kyenge

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Cécile Kyenge © Reuters

 

Elle est la première ministre d’origine africaine jamais nommée en Italie. Mais cela n'est pas vraiment ce que Cécile Kyenge voudrait que l'on retienne d'elle. En charge des questions d'intégration dans le gouvernement d'Enrico Letta, depuis avril 2013, Cécile Kyenge s'est donné pour objectifs le passage du droit du sang au droit du sol afin d'obtenir la citoyenneté italienne, et l'abolition du «délit de clandestinité».

 

Cette militante des Démocrates de gauche, élue députée peu avant sa nomination comme ministre, a tout subi depuis avril 2013: des insultes racistes, appel au viol et jets de bananes. Le parti xénophobe de le Ligue du Nord en a fait une de ses cibles privilégiées. Seulement Cécile Kyenge dit ne pas vouloir s’arrêter devant toutes ces attaques et pense à tout le chemin que l’Italie doit encore faire en matière d’intégration et d’ouverture aux autres.

 

«Je ne peux pas cacher que, parfois, je suis un peu fatiguée de toutes ces insultes. Mais je regarde de l’avant, et je réfléchis aux meilleures réponses que la politique doit apporter à tous ces événements et aux difficultés que cela soulève», a-t-elle indiqué cet été dans une interview au quotidien La Repubblica.

 

Née au Congo-Kinshasa, elle est arrivée en Italie, à l'âge de 19 ans, pour suivre des études de médecine. 

Source 

 

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