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Marichesse.com

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Conseils, science, sante et bien-être


Le tampon pour vagin est une bombe atomique en coton

Publié par MaRichesse.Com sur 7 Mars 2014, 08:22am

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE

Durant votre vie de femme féconde, rythmée par l’apparition de terribles périodes ensanglantées, ce ne sont pas moins de 15.000 tubes de coton blanc qui côtoieront des heures entières votre intimité la plus profonde.

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A lire. L’article ci-présent est long, très long même. Si vous êtes une utilisatrice de protections classiques (tampons et serviettes) et que vous ne désirez pas être convaincu de les abandonner et de passer à la coupe menstruelle… alors NE LISEZ PAS cet article. Pour toutes les autres, vous allez découvrir tous les risques liés à l’utilisation de tampon, pour votre santé, celle des autres et de la planète. Finalement, vous allez découvrir en exclusivité le témoignage d’une quinzaine d’utilisatrices de la « Cup » pour vous convaincre définitivement de trouver la vôtre. Attention donc, vous allez être perturbées mesdames !

 

 

Un tampon dans le vagin… tout est normal

Durant votre vie de femme féconde, rythmée par l’apparition de terribles périodes ensanglantées, ce ne sont pas moins de 15.000 tubes de coton blanc qui côtoieront des heures entières votre intimité la plus profonde.

 

En France, selon les tous derniers chiffres de l’INSEE, 16 millions de femmes âgées de 13 à 50 ans sont des utilisatrices potentielles des protections hygiéniques sous forme de tampon. Dans le monde, la multinationale Procter and Gamble commercialise la marque la plus vendue de la planète, Tampax, dont plus de 100 millions de femmes en auraient l’usage dans le monde entier.

 

Cela fait maintenant plus d’un demi-siècle que les tampons existent en France. Les marques évoluent sans cesse pour fournir des produits adaptés à l’hygiène féminine, au « flux » sanguin, contre les irritations et ceci afin de promouvoir une vie plus libre loin des affreuses coulées sanguinolentes périodiques, qui incommodes tant les femmes.

 

J’insiste, mais cela fait donc plus de 60 ans que toutes les jeunes et moins jeunes femmes en état de procréer s’enfilent régulièrement des tubes en coton blancs, dont elles connaissent absolument tout. Pas vrai ? *ironie*

 

D’ailleurs la science s’est longuement penchée sur la question de l’innocuité de ces protections hygiéniques, et n’a trouvé aucun problème particulier ! Faux !

 

La seule science qui ce soit penchée sur ce problème nous vient directement des fabricants eux-mêmes ou bien d’études qui remontent à la fin des années 30…

 

Ainsi, nous apprenons sur le site officiel de Tampax que la première preuve de l’innocuité des protections pénétrantes en coton a été réalisée sur 20 femmes pendant 3 à 5 mois à la fin des années 30 ! Toujours selon les dirigeants de Tampax, 110 femmes supplémentaires ont été suivi au début des années 40 dont « les résultats ont confirmé ceux de Sackren ».

 

En réalité, si vous j’imaginez que j’ai choisis de traiter le sujet des tampons c’est bien que la réalité est tout autre, et qu’elle risque d’être bien dure à avaler pour la plupart d’entre vous.

 

Vous allez maintenant découvrir dans cet article que votre tube de coton blanc n’est pas aussi pur que sa couleur blanche laisse penser.

 

Vous allez découvrir quels sont les risques que vous prenez tous les mois pour votre santé, et celle de la planète, avec des protections dont vous ignorez tout, si ce n’est le prix et comment l’enfiler sans problème.

 

Finalement vous allez découvrir une alternative hors norme au tampon, qui se fraie un chemin tant bien que mal dans l’esprit (et le vagin) des femmes, avec les témoignages exceptionnels d’une dizaine d’utilisatrices, confirmées ou non.

 

Attention, vous ne verrez plus votre tampon du même œil (et votre anatomie risque de vous dire merci !)

 

 

 

 

Ton tampon nique ton vagin (quel beau jeu de mot)

Dans cette partie nous allons essayer de comprendre quels sont les risques pour la santé des femmes qui utilisent régulièrement des tampons lors des menstruations.

 

Le premier risque à connaître (et de loin le plus connu) est le syndrome du choc toxique (SCT). Le SCT n’est pas une maladie imaginaire, et Procter & Gambler la prend très au sérieux en assénant toute une série de précaution pour le réduire (et non l’éviter) sur son site.

 

La première recommandation peut paraître banale, mais Tampax vous dit (vous ordonne même) :

 

« Ne gardez jamais un tampon plus de 8 heures. »

 

C’est la toute dernière recommandation, la toute dernière phrase du site. Franchement, moi, elle me fait froid dans le dos. Peut-être que vous êtes habituées à « penser à votre tampon » mais imaginez un oubli, un accident…

 

Vous apprendrez que vous ne devez absolument pas utiliser votre tampon en dehors des périodes de menstruation. Logique me direz-vous, pourquoi irais-je m’enfiler ce coton peu amical dans mon vagin alors que j’en ai pas besoin ?

 

Mais raisonnons autrement. Si ce produit était sans danger et sûr, pourquoi les femmes ne pourraient-elles pas se faire une soirée tampon en dehors des règles ?

 

Je vous épargne les autres recommandations de la marque Tampax… Non en fait, parlons-en ! C’est tellement rassurant qu’il faut tout savoir ! Donc toujours selon les producteurs du fameux tampon blanc, il serait sage de remplacer son tampon « au moins une fois par jour pendant vos règles » pour limiter le SCT.

 

Ce qu’il faut comprendre :

 

« Nous avons le produit idéal pour vos menstruations mesdames ! Mais attention, virez votre tampon au bout de 8 heures, et remplacez-le au maximum par un autres produits ! »

 

Tampax conseille également de choisir le « niveau d’absorption minimal » pour éviter le SCT. Et on peut le comprendre, car si vous prenez un niveau d’absorption trop élevé, vous risquez de garder trop longtemps votre coton tige pour vagin (mais pas uniquement).

 

Mais le SCT, c’est grave ou pas ? Nul besoin de visiter le site de Wikipédia pour en apprendre plus, le site de Tampax nous annonce clairement que le SCT « peut rapidement passer des symptômes proches d’une grippe à une affection grave qui peut être fatale. »

 

On peut relire cette phrase ensemble ? Le SCT peut rapidement passer des symptômes proches d’une grippe, donc sans gravité pas de quoi en faire un drame, à une affection grave qui peut vous TUER. On lit bien la même chose. Mais tout va bien je vais bien… (merci papa de m’avoir donné un chromosome Y !)

 

Pour terminer et vous achever sur ce le seul point du SCT, voici quelques symptômes de la maladie recensés par Tampax :

 

« Forte fièvre, vomissements, diarrhées, éruption cutanée ressemblant à un coup de soleil, vertiges, douleurs musculaires, évanouissements ou état proche de l’évanouissement, lorsque vous vous mettez debout. Votre peau peut également peler aux stades ultérieurs de la maladie. »

 

Mais pourquoi les tampons seraient si dangereux ? Qu’est-ce qu’ils nous cachent ?

 

 

 

Ton tampon te cache des choses !

Sur la boîte de vos Tampax Compak (ou n’importe quel autre) doit figurer la liste des ingrédients. Normalement vous ne verrez que du coton et de la viscose. Rien de plus car les fabricants garderaient le secret de fabrication des cotons pénétrant absorbant.

 

Ceci dit, il n’y a rien de bien affolant jusque-là, si ce n’est la « viscose » qui fait penser à « visqueux » ou quelque chose d’un peu ragoûtant. Nous avons ensuite le coton qui est quelque chose d’assez banale de nos jours…

 

Et pourtant. L’excellent article de TerraEco nous explique la vie d’un tee-shirt sur notre planète, et ce n’est pas joyeux-joyeux.

 

Au-delà du voyage incroyable (et méprisable) du coton pour fabriquer le tee-shirt, nous apprenons que 99,5 % de la production utilise manifestement des produits chimiques, des pesticides.

 

Ces pesticides seraient responsables d’1,5 millions d’intoxications sévères et d’au moins 30.000 morts par an. Toujours selon Cécile Cazenave, l’auteure de l’article, plus de 80 % des surfaces cultivées utilisent du coton transgénique, un modèle pour le respect de l’environnement et de la biodiversité (brevetage du vivant quand tu nous tiens…)

 

Le coton, qui compose principalement votre suceur de sang personnel, n’est en réalité qu’une soupe de produits chimiques, qui a notoirement participé à la mort et à l’exploitation de pas mal de personnes dont des jeunes enfants.

 

Cette soupe de produits chimiques est en contact régulier avec votre intimité, votre vagin, votre sang, votre matériel génétique, votre corps quoi. Je comprends un peu mieux l’histoire des serviettes à la place des tampons et des 8 heures max d’utilisation !

 

La viscose n’est pas sans là poser son lot de problèmes également… Sous ce terme se cache un produit artificiel qui fait toute la spécificité de votre tampon, il absorbe efficacement le « flux » !

 

La viscose est donc une matière artificielle ultra absorbante qui va vous débarrasser de vos pertes rougeâtres (c’est son job en même temps) mais pas uniquement ! Les sécrétions vaginales lubrifiantes et la flore de votre intimité seront elles-aussi aspirées par l’insatiable Tampax Compak, tel un antibiotique qui dézingue tout sur son passage.

 

Votre petit tampon pénétrant blanc ne doit plus être aussi mignon qu’avant, mais il reste malheureusement encore des choses à dire.

 

Lors du blanchissement du coton avec du chlore, des molécules particulières peuvent se former, des dioxines. Loin d’être bonnes pour la santé, la Food and Drug Administration (notre ANSES à nous) a confirmé la présence de dioxines dans les protections périodiques en 2005.

 

La quantité de dioxine resterait cependant faible, mais c’est la répétition de l’exposition qui génère un risque d’accumulation dans l’organisme et de problèmes de santé. Stérilité, dépression du système immunitaire ou réactions inflammatoires peuvent être des conséquences d’une longue exposition à des dioxines.

 

Même l’OMS s’en mêle, et nous indique les risques pour notre santé de ce « polluant persistant » qui « s’accumule dans la chaîne alimentaire ». Perturbateur endocrinien et promoteur de cancer, tout est dit.

 

En bref, sécheresses vaginales, infections, blessures et irritations seraient des risques encourues par toutes les femmes s’enfilant joyeusement un tampon classique.

 

Les risques pour soi-même, c’est bien de les prendre en compte (il faut être un peu égoïste quand même) mais les risques pour la planète existent aussi…

 

 

 

Ton tampon nique ta planète

Selon les rumeurs du net, GreenPeace aurait qualifié l’industrie du tampon comme l’une des plus polluantes de la planète. Malheureusement, il n’y a aucune preuve sur le net que l’association écologiste ait bien dit cela mais qu’importe.

 

La fabrication des tampons impliquent de nombreux processus et chaînes de fabrications (rien que celle du coton est préjudiciable pour notre planète et pour les Hommes) qui n’apportent pas que du bon.

 

Si je pars du principe que les 16 millions de femmes françaises utilisent toutes des tampons, à raison de 15.000 par femmes (l’estimation moyenne), cela nous ferait environ 240 milliards de tampon jetés dans les poubelles, avec grosso modo une durée de vie de 500 ans dans notre environnement.

 

Oserais-je faire le même calcul pour les 100 millions de femmes qui les utiliseraient dans le monde ? (soit 1 billion 500 milliards de tampon, pas mal dis donc).

 

A priori, les tampons sont mal recyclés et participent donc activement à la pollution généralisée de la planète. Quand cette soupe de produits chimiques, toxiques ou inconnus n’est pas dans votre vagin, elle est dans les rivières, les lacs, les forêts, les décharges, les nappes phréatiques, l’océan… Une belle merde quoi.

 

Bref, les tampons, hormis le côté « pratique », n’ont plus une si belle silhouette après ces quelques paragraphes. Une composition douteuse, des produits toxiques, des conditions d’utilisations effrayantes, des risques avérés pour la santé (SCT) et une belle pollution de l’environnement digne d’un superbe produit de notre société de consommation.

 

 

 

« Ok, je jettes mon tampon. Et puis quoi ? Je passe aux serviettes ? »

Je vous imagine très bien me dire cela, et vous avez raison ! Globalement, les serviettes ont les mêmes problèmes que les tampons (si ce n’est qu’elles ne pénètrent pas votre intimité), mais avec des parfums en plus, et d’autres produits peu fréquentables (pour l’environnement même combat !)

 

Du coup, moi, je vous annonce clairement que les protections intimes pénétrantes (tampons) ou non (serviettes) ne sont pas idéales pour vous, votre santé au quotidien et à long terme pour notre planète.

 

Si j’ai réussi à vous convaincre d’abandonner vos protections actuelles, je vais maintenant me charger de vous convaincre de passer à la CUP. La cup, la coupe menstruelle ou le saint-graal en silicone des menstruations !

 

Mode CUP = ON

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 illustration: une Cup dans ma main !

 

Ok. Ca devient gore. C’est quoi ton « truc » ?

 

La coupe menstruelle (et l’image l’illustre très bien) est un petit réceptacle (le plus souvent en silicone) que l’on introduit dans son vagin pour récupérer le fameux « flux » en lieu et place des tampons ou serviettes.

 

Je n’ai jamais enfilé de Cup (c’est en cours de réflexion…) mais l’installation dans le vagin, avec un phénomène de ventouse, permet de récupérer toutes les saignées pendant 12h d’utilisation, et sans fuite ! Parole d’utilisatrices confirmées !

 

La Cup, elle fait le contre-pied total aux protections en coton pour plusieurs raisons :

 

Elle est économique, en seulement 6 mois elle est rentabilisée par rapport aux anciennes protections.

Elle est sans danger, aucun produit toxique, pesticide, coton ou risque de SCT avec ce produit (on peut toutefois être allergique au silicone, des alternatives existes).

Elle est écologique, une seule peut vous suffire pendant 10 ans alors je vous laisse imaginer le bilan écologique comparé au billion de tampons et de serviettes jetés dans la nature…

Elle est pratique et facile d’utilisation, rien ne sert d’être diplômé d’obstétrique ou de gynécologie pour l’enfiler. Il suffit d’un peu de pratique et d’adaptation (comme tout nouveau produit). Ensuite, c’est terminé les périodes de stress pour trouver un tampon lors d’un camping ou sur son lieu de travail (à condition de ne pas l’oublier).

Elle est efficace, et même plus que les tampons ou serviette. Jusqu’à 12h de protection (au lieu de 8h avec les tampons) en fonction des quantités de sang, et celui-ci ne macère pas dans un mélange de jus de coton, de viscose, de fibres avec un peu dioxine et compagnie.

Elle est compatible avec toutes vos activités. Equitation, piscine, glandage devant la télé, course à pied, squash, lancé de nain et que sais-je, rien ne lui résiste !

Elle ne dérange pas avec sa présence. Les témoignages le prouvent, on ne sent pas la Cup (avec un détail près discuté plus bas), elle est telle un ninja dans la nuit (rouge).

Elle ne dessèche pas l’intérieur du vagin. Adieu les sécheresses vaginales et même certaines irritations !

Cette Cup, elle est plein de chose, ça c’est sûr !

 

Mais un homme qui en parle, ça doit vous faire doucement rigoler, j’en suis bien conscient. J’espère ne pas recevoir d’attaque comme pour mon article sur la pilule contraceptive, car j’estime que nous sommes, nous les hommes, en droit de parler de ces choses- là, quand bien même nous ne parlons pas de notre vagin !

 

Mais bon, je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin, et pour être sûr que TOUTES les utilisatrices de tampons ou de serviettes se procurent leur nouvelle Cup… Je vais vous achever avec une dizaine de témoignages d’utilisatrice de la Cup, avec 1 seul moi d’expérience jusqu’à plusieurs années !

 

Là ce n’est pas moi qui parle, mais bien vos collègues, copines, soeurettes, ou confidentes ! Vous pouvez donc leur faire confiance !

 

C’est donc 13 femmes et jeunes femmes, âgées de 21 à 37 ans qui ont répondu présentes à mon questionnaire sur la coupe menstruelle. L’objectif de ce questionnaire était de reproduire le plus fidèlement possible les questions habituelles, les idées reçues sur la Cup et d’apporter un maximum de « trucs et astuces » avec l’expérience des utilisatrices.

 

Bon, c’est parti !

 

 

 

Témoignages CUP = ON

1. A la question, « pourquoi es-tu passée à la coupe menstruelle ? » …

Les filles répondent unanimement que le côté pratique, écologique et santé-hygiène (le deux étant souvent liés) ont été les moteurs pour passer à la Cup. Parfois, c’est le côté santé qui prime, comme pour Mistigri (25 ans) qui a préféré garder l’anonymat, ou bien avec le cas de Nastya (27 ans) qui a « flashé pour le côté pratique » de la coupe menstruelle.

 

On se rend compte que les gestes dits écologiques sont de plus en plus recherchés dans notre société de consommation. C’est la raison principale qui a poussé Marie, utilisatrice de la Cup depuis 5 ans, à adopter ce nouveau style de vie.

 

 

 

2. A la question, « Est-ce que c’est compliqué d’insérer la « cup » ? Ca fait mal ? »…

 

 

Léa, qui est âgée de 24 ans et qui utilise la Cup depuis seulement 1 mois (elle est donc parfaite pour illustrer un cas « débutante »), nous dit « non franchement c’est pas compliqué. »

 

Léa enfonce même le clou en me précisant qu’elle a essayé le premier pliage décrit sur le mode d’emploi de la Cup, et qu’elle n’a pas « éprouvé le besoin d’essayer la deuxième méthode ».

 

Esther (24 ans) qui utilise la Cup depuis 6 mois nous avoue qu’au début elle se demandait bien comment « cette chose allait rentrer dans [son] corps. » Mais précise par la suite, « en fait l’insérer n’est pas du tout compliqué, il suffit de la plier comme expliqué sur l’emballage. »

 

L’ensemble des témoignages converge vers ce même point : ce n’est pas compliqué, tout le monde peut y arriver, c’est un coup de main à prendre ! Comme pour tous les nouveaux produits.

 

D’ailleurs, Justine (*) qui compte 4 années d’utilisation nous rappelle que « ce n’est pas compliqué du tout » même si « les premières fois c’est un peu folklo ». Elle termine sur le fait qu’on puisse s’y « prendre à plusieurs fois mais ensuite on y arrive du premier coup ».

 

Ces témoignages très encourageant sont tous assorti de la mention « Aucune douleur durant la mise en place ». Voilà comment je pourrais résumer les positions des utilisatrices, débutantes ou expérimentées. Vous n’avez donc à priori aucun souci à vous faire sur ce point.

 

En revanche, les filles insistent sur un point important. Le retrait. Beaucoup plus difficile que la mise en place, il nécessitera de la pratique et un peu d’expérimentation.

 

Esther nous livre sa méthode pour l’extraction de la Cup :

 

« Ma technique (à faire de préférence dans la douche) c’est d’insérer le doigt doucement le long de la paroi de la cup et de la faire glisser en la poussant vers le bas (ça annule l’effet ventouse vu qu’il n’y a plus qu’un coté qui tient au vagin)! Et surtout ne PAS ETRE TENDUE !!! »

 

Mag (37 ans) et utilisatrice de la Cup depuis 1 an nous livre sa technique « infaillible » pour retirer la Cup :

 

« « pousser »pendant que j’attrape l’extrémité et ensuite pincer la base de la cup pour avoir une bonne prise, après elle vient facilement. »

 

Pincer la Cup revient dans toutes les bouches pour l’extraire plus facilement. Chloé (23 ans) et jeune utilisatrice m’indique qu’il est judicieux de choisir la bonne taille de Cup pour éviter de se faire mal (il existe une taille spéciale pour les femmes ayant enfantées).

 

Un dernier conseil important qui est sorti quelques fois dans les témoignages : Essayez votre Cup AVANT d’avoir vos règles. Le jour J vous serez prête et moins gênée par le sang.

 

 

 

3. Ok c’est pas mal. Mais maintenant que la Cup est installée, « peut-il y a voir des fuites ? »

 

 

Pour cette question, les réponses sont variées. Il y a des fuites par ici, de nuit ou de jour, pas de fuite par là.

 

Pour résumer les témoignages, la Cup peut se remplir très rapidement durant les premiers jours du cycle où les pertes sont abondantes. C’est un fait. Cependant Esther nous indique que durant cette période plus intense « il faut la vider plus souvent » et que « chaque femme [doit] trouver son rythme selon son corps ».

 

Léa et Mistigri (*) quant à elle m’indique clairement qu’elles n’ont jamais eu de fuite. La preuve est donc là, chacune doit rester attentive au fonctionnement de son propre corps.

 

Nathalie, 36 ans avec plus de 10 années d’utilisation derrière elle, témoigne qu’elle n’a jamais eu de fuite la nuit, mais avoue de petites fuites pour la première journée. Nathalie conseille d’ailleurs de la tourner pour amorcer encore mieux l’effet ventouse.

 

Pour avoir l’esprit tranquille, les filles recommandent dans la plupart des témoignages de s’équiper de protège-slip lavable (écolo) pour les jours de grande saignée.

 

N’oubliez pas que vous avez des choix dans les dimensions, et que peut-être vous pourriez trouver la solution de vos fuites en augmentant la taille et donc le volume de votre coupe menstruelle.

 

Pour conclure, vous devez également savoir que la Cup n’est pas garantie « sans fuite ». Cela dépendra de la mise en place de la Cup, de la quantité de sang, du nombre d’heure de sommeil, de votre position dans le lit. Bref autant de paramètres que vous pourrez ajuster et contrôler avec l’expérience.

 

 

 

4. J’ai voulu ensuite m’intéresser aux regards accusateurs des non utilisatrices de la Cup à propos du côté « non hygiénique » que l’on entend parfois. Les filles me disent ce qu’elles en pensent.

 

 

Justine (*) nous donne son avis sur la question : « Je pense que c’est le contraire justement. Avoir un tampon en coton traité je ne sais comment, je ne sais où à l’intérieur c’est ça qui n’est pas hygiénique selon moi. »

 

Nathalie (36 ans avec ces 10 années d’utilisation), ne « voit pas en quoi mettre un tampon soit plus hygiénique… »

 

Emeline, 27 ans, emboîte le pas de Nathalie et nous précise que c’est « très hygiénique ! Pas d’odeurs, propre, il suffit de la rincer à l’eau bouillante avant chaque première utilisation… »

 

Vanessa (*), 33 ans, nous fait sourire avec son commentaire quand je qualifie la Cup de « dégueulasse » (dans la question soumise aux participantes), elle nous répond :

 

« J’imagine que c’est l’imaginaire de Dracula qui s’impose, une coupe pleine de sang… Mais justement, je trouve que ça permet de mieux s’approprier ses règles, sans émettre de jugement négatif sur un processus naturel. »

 

Je partage avec vous le témoignage de Léa qui clarifie selon moi très bien les choses. Appréciez le style de Léa, cette jeune étudiante en biologie :

 

« Ce que j’en pense ! [du côté « dégueulasse de la Cup, ndlr] Et bien que c’est des conneries… Surtout qu’il est possible de stériliser la cup entre chaque cycle. Et pour ce qui est de réintroduire la cup juste après l’avoir vidée et rincée, je ne vois vraiment pas ce qu’il y a de dégueulasse, du moment qu’elle n’a pas traîné n’importe où entre temps… En fait je ne pourrais même pas vraiment le justifier tellement ça me parait évident. Il me faudrait les arguments de personnes qui sont de l’avis opposé pour pouvoir vraiment en discuter. Et la dernière fois que j’en discutais avec un ami, je me disais que finalement, une brosse à dent est sûrement bien plus dégueulasse et pas hygiénique qu’une coupe menstruelle… »

 

Pour conclure sur cette question, si l’aspect « je vide le sang de ma Cup dans mon lavabo » vous bloque, voici le témoignage d’Amélie (24 ans) :

 

« Mais j’ai pour ma part apprit à relativiser en me disant que j’ai également saigné du nez et vomit dans ce lavabo…Bon appétit. »

 

J’apprécie beaucoup l’humour et le franc-parler d’Amélie !

 

 

 

5. Justement. J’ai également voulu savoir si la vue des menstruations dans la Cup pouvait être un blocage. Découvrez les réponses des utilisatrices !

 

 

« Non, pas du tout. »

 

« Une femme qui bloque à la vue de son sang, ce n’est pas une femme !!! On vit avec ça depuis nos 12 ans, j’estime qu’on est assez préparées ! » nous dit Mag, 37 ans et professeur.

 

Emeline assène une bien belle vérité mais « la vue du sang, avec nos règles sur les serviettes de protection ou au changement de chaque Tampax on l’a eu ! »

 

Je ne vais pas trop m’étendre là-dessus étant donné l’homogénéité des réponses de toutes les participantes. Pour résumer, cette excuse ne sera pas valable si vous refusez de passer à la coupe menstruelle !

 

 

 

6. Est-ce que le compagnon (ou la compagne) pourrait-être un obstacle à la Cup ?

 

 

Les témoignages vont tous dans le même sens, soit le compagnon accepte le choix et le respecte, soit il s’en fiche, trouve cela très bien ou même très cool selon Chloé.

 

Les amoureux (amoureuses) prennent donc bien le passage à la Cup de son (sa) partenaire. Esther témoigne même que si on évite d’en parler, on pourrait tout à fait cacher cette Cup à son partenaire !

 

 

 

7. On s’approche de la fin. Question suivante. « Pourrais-tu abandonner ta « cup » et retourner avec tes anciennes protections ? »

 

 

Axelle, jeune étudiante en médecine de 21 ans, rétorque « Jamais de la vie » et enchaîne sur la quantité de déchets générée par les tampons.

 

Léa, toute récente utilisatrice de la Cup, tempère son excitation et nous rappelle « qu’elle n’a essayé [la cup] qu’une seule fois mais si les prochaines se passent de la même manière, [elle] risque de définitivement dire adieu aux tampons ! ». La suite du commentaire de Léa nous montre à quel point la Cup peut représenter « un pas de plus dans la fuite de la dépendance à l’industrie et à la société de consommation. »

 

« Je ne pense pas! Quand on a découvert la cup ont la garde !!! Et on en est fière :) » dit Esther. C’est également selon elle une manière « de se sentir plus libre », un sentiment partagé par de nombreuses utilisatrices.

 

Mag est catégorique : « Jamais !! Malgré les petites fuites, je la garde. trop de désagréments avec les tampons et serviettes. »

 

Emeline n’en démord pas non plus… « Surtout pas !!! J’ai adopté la cup et c’est pour la vie ;-) »

 

Au final, toutes les utilisatrices confessent ne pas vouloir retourner aux anciennes protections hygiéniques, sauf une qui pourrait l’abandonner.

 

 

 

8. Pour conclure, j’ai accepté toutes les remarques, trucs et astuces des participantes. Un trésor d’information, pour vous.

 

 

La première astuce concerne la fameuse tige de la Cup qui peut servir pour aider au retrait au moins au début. Les utilisatrices confirment bien qu’elles peuvent couper cette tige. Emeline, gérante de 27 ans, va dans ce sens :

 

« N’ayez pas peur de couper la tige de la cup les filles ! la cup n’ira pas plus loin, et vous la retrouverez aussi facilement pour la retirer ;-) , vous serez aussi bien plus à l’aise »

 

Esther se veut rassurante, et nous indique « qu’en général au bout du 3ème mois d’utilisation, on est devenu des expertes et on l’utilise [la cup] sans plus se poser de questions, comme si on l’avait toujours utilisée ! »

 

Je vous retranscris le commentaire de Léa, toujours aussi inspirant et motivant :

 

« Au final, les quelques appréhensions que j’avais avant d’utiliser la cup (difficulté à introduire, à retirer? Est-ce que je vais la sentir ? Est ce qu’elle va être adaptée à mon vagin ?) se sont évanouies instantanément ! »

 

Puis elle continue sur…

 

« Franchement, quelle idée d’avoir découvert ça seulement maintenant !

 

C’est tellement dommage que certaines femmes ne sachent même pas que ça existe ou bien même qu’elles n’aient pas envie de s’y intéresser juste parcequ’elles classent la « cup » dans la même catégorie que les trucs écolos un peu « extrêmes » (comme les couches pour bébé ou les serviettes hygiéniques réutilisables)… alors que c’est vraiment révolutionnaire ! »

 

Finalement, Amélie nous précise à juste titre qu’il existe de nombreux modèles de Cup…

 

« Bon les couleurs on s’en fiche, mais il en existe de tailles et rigidités différentes pour les vagins sensibles, les sportives, etc… J’ai choisi la sportive étant cavalière. Egalement l’embout pour retirer la cup est variable. »

 

Au moment où je termine cette partie « témoignage », je reçois à l’instant celui de Sandrine, 33 ans avec au moins 1 an d’expérience avec la Cup. Je partage avec vous ces conseils très pertinents :

 

« Au début, je conseille donc :

 

1 – Ne pas acheter une cup trop grande. Mieux vaut se louper la 1re fois avec une cup trop petite qu’avec une cup trop grande car ça peut faire mal.

 

2 – Quand on reçoit sa cup toute neuve, la tester avant ses règles. Ça permet de passer une étape sans avoir à surmonter son appréhension du sang. La poser en appliquant du lubrifiant dessus afin de faciliter la pose (et retrouver la même sensation que quand on saigne), la garder une petite heure et se balader avec pour voir si elle nous gêne ou non, la retirer doucement en pressant dessus pour éviter l’effet ventouse, recommencer une ou deux fois comme ça.

 

3 – se rappeler qu’on fait ça pour son corps et pour la planète… ça aide à relativiser les petites galères du début propres finalement à tout déplacement d’une zone de confort à l’autre…

 

Pour ma part, je n’ai aucun souci avec mon propre corps, mon sang, etc… Et quand on porte des serviettes, on ne voit pas mieux… »

 

Pour les fuites Sandrine a également son avis, qui sera sans aucun doute très utile :

 

« J’ai eu des fuites au début de son utilisation. Il m’a fallu quelques cycles avant de bien maîtriser la pose.

 

NB: j’ai des règles très abondantes. Avant, je portais des tampons maxi + serviettes hygiéniques maxi… Aujourd’hui, la cup suffit. Il faut juste que je la vide souvent les deux premiers jours de règles. »

 

Dans la partie libre du sondage, Sandrine me rappelle à juste titre qu’il serait intéressant d’avoir l’avis de professionnels sur la coupe menstruelle. C’est l’objet du paragraphe suivant.

 

 

 

Avis des professionnels sur la Cup

Qui est la meilleure personne pour parler des risques de la Cup ? Les fabricants ? Probablement pas. Les gynécologues ? Peut-être mais ce n’est même pas sûr. Un médecin ? Un dermatologue ? Bref, c’est le Bronx pour savoir qui est le « pro » de la coupe menstruelle.

 

Ceci étant dit les gynécologues sont en général les professionnels de la santé qui sont sollicités pour avoir un avis sur la Cup, ce qui paraît tout à fait normal.

 

J’ai donc sollicité plusieurs gynécologues de ma région afin de me parler de la Cup et des tampons. Un seul m’a répondu, pour simplement me dire que les utilisatrices en étaient satisfaites et qu’il fallait la tester !

 

Sur la toile, 2 témoignages positifs d’un gynéco et d’un dermato circulent à propos de la Cup. La gynéco insiste bien sur les 12h d’utilisation qu’il ne faut pas dépasser et sur la méthode de retrait de la Cup, dont il faut impérativement annuler l’effet ventouse pour éviter douleurs et lésions.

 

Je ne sais malheureusement pas quel crédit nous pouvons accorder à ces témoignages. Sont-ils vrai… Quoi qu’il en soit, le gynécologue que j’ai consulté n’a pas crié au scandale sanitaire et invitez même les femmes à essayer)

 

Une piste nous vient de chez Ludivine, une jeune interne en médecine générale qui tient le blog « L’ordonnance ou la vie », et qui a réalisé le test de la coupe menstruelle. Ludivine nous indique qu’il existe une publication de 1994 par une équipe de l’école universitaire de médecine de New York (1).

 

Les résultats de l’étude indiquent que la Cup n’était pas propice au développement bactérien (donc une réduction du SCT) ; les tampons biologiques (sans produits chimiques incriminés plus haut) obtiennent de meilleurs résultats microbiologiques que les tampons classiques industriels.

 

De manière générale, les commentaires des spécialistes de l’hygiène féminine émettent des avis plutôt favorables sur la coupe menstruelle. En toute rigueur, si parfois certains avis sont négatifs, les arguments ne paraissent pas convaincants (d’après des témoignages glanés sur la toile).

 

 

 

Ultra-résumé de l’article (pour les faignants)

Si l’article (ou le « dossier ») vous paraît trop long. J’ai la solution, cet ultra-résumé de toutes les idées !

 

1. Vous devez savoir qu’il n’y a pas d’études qui accusent les protections hygiéniques de telle ou telle maladie, sauf pour le SCT. L’impact le plus grave des tampons touche l’environnement, avec un risque majeur, des volumes énormes et des rejets de produits chimiques (chlore, dioxines, furanes, pesticides). L’impact sur la santé n’est pas non plus a balayé du revers de la main. SCT, sécheresse vaginale, dégradation de la flore vaginale, lésions, infections, etc. sont tout à fait possibles avec l’utilisation de ces produits.

 

2. Les protections hygiéniques bio (sans pesticides et produits chimiques) et réutilisables constituent des alternatives intéressantes aux homologues industriels. Moins de déchets et moins de risques pour la santé (toujours existant pour le SCT).

 

3. La coupe menstruelle est une alternative efficace, écologique et sûr pour la santé des femmes. Les nombreux témoignages attestent d’une efficacité (quasiment) irréprochable, d’un gain de liberté et d’une conscience rassurée (autant sur le plan écologique que sanitaire).

 

 

 

4. Découvrez ICI tous les modèles de CUP.

 

 

 l'auteur: Jérémy Anso

 

 http://www.dur-a-avaler.com/ 

2012un-nouveau-paradigme.com

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