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Le créateur de Facebook: «Les gens me font confiance. Putains d'idiots»

Publié par MaRichesse.Com sur 24 Mars 2014, 19:07pm

Catégories : #RELATIONS

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Mark Zuckerberg n'a pas bâti son empire en un jour. On le sait, le patron de  Facebook a multiplié les coups bas pour s'approprier un projet dont, au départ, il n'était pas l'unique concepteur. Des échanges de messages privés partagés avec un ou plusieurs interlocuteurs et datant de 2004 viennent confirmer sa malice, à l'égard de ses anciens collaborateurs et des utilisateurs.

 

 

"Ah ah, arrête. Tu peux avoir un comportement contraire à l'éthique et ne pas te retrouver dans l'illégalité pour autant. C'est comme ça que je vis, ah ah". Ce message résume parfaitement l'état d'esprit de Mark Zuckerberg à l'heure où Harvard le menace de renvoi après une plainte auprès de la direction de la célèbre université des frères Winklevoss, initiateurs du développement d'un réseau social.

Cette réflexion est tirée de plusieurs messages-textes échangés entre Mark Zuckerberg et des interlocuteurs dont l'identité n'a pas été dévoilée. Ceux-ci ont été obtenus par Nicholas Carlson, un journaliste du site Business Insider, qui a effectué plusieurs reportages sur la société Facebook. Des conversations de 2004 mises en page à la façon de captures d'écran iPhone, mises en ligne il y a quelques semaines par Business Insider et relayées par le Journal du net. Elles sont révélatrices des manipulations de Zuckerberg à l'égard, notamment, de Tyler et Cameron Winklevoss, dédommagés en 2008 à coups de millions de dollars. 65 chacun, pour être précis.

I'm going to fuck them
"Alors, tu t'es décidé pour savoir ce que tu vas faire avec les sites Web?" demande un interlocuteur non-identifié après que Zuckerberg lui a fait part de son intention de faire cavalier seul et d'appliquer à TheFacebook.com la recette imaginée par les Winklevoss. "I'm going to fuck them (Je vais les laisser tomber)", rétorque-t-il. "Probablement dans l'année". Une décision mûrement réfléchie comme en atteste un échange précédent. "Ce que je n'aime pas non plus c'est que je le fais pour les autres, ah ah. Genre, je n'aime pas travailler sous les ordres des autres. Je pense que la chose à faire c'est de terminer Facebook et attendre jusqu'au dernier jour avant que je sois censé avoir terminé leur truc et puis leur dire votre machin n'est pas aussi bien que le mien, donc si vous voulez vous joindre à moi, vous pouvez... sinon je pourrais vous aider plus tard. Ou bien, tu penses que c'est trop vache?".
Je pense que tu devrais les plaquer.
"Le truc c'est qu'ils ont un programmeur qui peut finir le travail et ils ont de l'argent à balancer dans la pub. Oh, attends, j'ai aussi de l'argent. Mon copain qui veut me sponsoriser est responsable d'une société d'investissement. Apparemment, le délit d'initié n'est pas illégal au Brésil, alors il est riche lol".

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Si aujourd'hui, on peine à l'imaginer, Zuckerberg émettait quelques réserves sur la potentielle capitalisation du réseau social. Le Brésilien Eduardo Saverin, collègue de cours de Zuckerberg, chargé de créer le business plan et de chercher des investisseurs, sent le premier le bon coup."Eduardo va financer mes serveurs.
- Il y a un imbécile qui se lève tous les matins?.
"Non, il pense que ça peut rapporter".
Qu'est-ce que tu en penses?
"Eh bien, je ne connais rien aux affaires. Donc, si tu peux en faire la promo".
Ouais, d'accord.

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Savarin connaîtra un sort identique aux jumeaux Winklevoss, puisqu'il a vu ses parts de la société descendre en deçà de 10% (il en possédait 30). "Je vais racheter la SPRL et, ensuite, je lui donnerai moins d'actions de la société que je n'en ai achetée. J'ai à y gagner parce que jusqu'à ce que je le fasse, j'ai besoin qu'Eduardo s'occupe de tout. Après ça, j'aurai le contrôle".

Putains d'idiots
Un comportement qui conduira les deux anciens amis devant les tribunaux. Au départ, Zuckerberg imaginait faire payer les frais de justice (et les dommages et intérêts) par le potentiel repreneur de Facebook.  À un moment donné, il discutait même avec Google ou Friendster (un autre réseau social). Au final, il gardera Facebook. Pour le plus grand bonheur de son compte en banque et des centaines de millions d'internautes qui depuis dix ans maintenant partagent leur quotidien, parfois avec excès. Un comportement qui, d'ailleurs, faisait rire Zuckerberg qui confiait à quel point il trouvait idiots les utilisateurs qui souhaitaient partager des données privées.

"Ouais, si tu cherches des infos sur des gens de Harvard. Tu me demandes. J'ai plus de 4 000 e-mails, photos, adresses, réseautage social", lance-t-il à cet interlocuteur mystère. "Ce sont les gens qui me les envoient. Ils me font confiance. Putains d'idiots!". Un bel hommage aux désormais 1,23 milliards d'utilisateurs. Mais cela en fait-il pour autant des idiots?

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