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Marichesse.com

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Conseils, science, sante et bien-être


La recette du bonheur: n'essayez pas de «rendre les gens heureux»

Publié par MaRichesse.Com sur 17 Avril 2014, 13:35pm

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE

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«Le paradoxe du bonheur, c’est que le fait de le chercher à tout prix rend en réalité moins heureux.» Cette phrase n’est pas celle d’un grand philosophe, mais bien celle d’un scientifique de Stanford. L’université américaine a récemment publié une nouvelle étude sur les recettes du bonheur dans le Journal of Experimental Social.

Pour Jennifer Aaker, psychologue sociale, et ses collègues Melanie Rudd et Michael Norton, auteurs de l’étude, la clé du bonheur est d’aider les autres de manière concrète. Ces scientifiques ont mené une série de six expériences, et ont montré comment une «action pro-sociale déterminée de façon concrète» rend heureux. Pour simplifier, Clifton B. Parker, qui résume l’étude pour le site de Stanford, donne quelques exemples:

«L’un des chemins pour atteindre le bonheur est de passer par des buts précis et concrets de générosité –comme donner le sourire à quelqu’un ou davantage recycler ses déchets– au lieu de suivre des buts similaires mais plus abstraits –comme essayer de rendre quelqu’un heureux ou sauver la planète.»

Comme le rappellent les scientifiques, plusieurs expériences ont déjà montré que la générosité et la bienveillance envers les autres contribuent au bonheur non seulement de celui qui reçoit, mais aussi de celui qui donne.

«Dans le domaine pro-social du bénévolat, par exemple, les membres d’organisations orientées vers le service et les travailleurs bénévoles ont des plus hauts niveaux de satisfaction de vie, sont plus heureux, et présentent moins de symptômes de dépression.»

Les exemples s’avèrent nombreux: il est scientifiquement prouvé que bonheur et bien-être s’associent souvent à bienveillance et solidarité. Mais Aaker et son équipe ont souhaité approfondir ces recherches. Dans leur première expérience, ils ont demandé à un premier groupe de personnes de «donner le sourire à quelqu’un» et à un second groupe de «rendre quelqu’un heureux».

Les membres du premier groupe ont eu l’impression de davantage réussir leur tâche, ce qui les a rendus plus heureux que les autres. Pour quelle raison précisément?

«Rudd, Aaker et Norton montrent que ces “effets du bonheur” sont dus au fait que quand un but est concrètement déterminé, les écarts entre nos espoirs d’atteindre ce but et le résultat que l’on obtient finalement sont moindres. Tout simplement parce que les buts abstraits sont souvent moins réalistes.»

Mais attention, si être généreux peut aider à atteindre le bonheur, ce n’est pas la solution à tous les problèmes de mauvaise humeur ou autre dépression. D’autres études scientifiques ont montré qu’environ 50% de notre aptitude à être heureux est déterminé par nos gènes. Et les 50% restants? Les réponses divergent. Sonja Lyubomirsky, professeure de psychologie, est une des plus positives:

«40% de notre bonheur est laissé à des activités intentionnelles dans lesquelles nous choisissons de nous engager –les choses que l’on fait et auxquelles on pense chaque jour.»

Les 10% restants seraient liés à des facteurs tels que l’argent, le travail, la situation familiale.

On pourrait donc en partie «contrôler» notre bonheur. Même si cette répartition des déterminants non génétiques du bonheur fait débat, on sait que l’on a, au moins un peu, la main sur notre capacité à être heureux. Et grâce à ces études universitaires, on saura maintenant qu’il vaut peut-être mieux jeter ses cartons dans la poubelle jaune que s’engager dans une organisation pour protéger l’environnement.

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