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L’Europe : au-delà des limites de l’acceptable

Publié par MaRichesse.Com sur 23 Mars 2014, 04:43am

Catégories : #NEWS

Des frontières invisibles, qui séparent les peuples et non pas les Etats, apparaissent sur la carte politique de l’Europe par temps de crise. Et pour l’instant, ni le temps, ni les peuples n’ont réussi à les modifier.

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Aucune sanction contre la Russie ne transformera la population de la Crimée en partisans du pouvoir en place actuellement à Kiev. A l’inverse, aucune concession de Moscou ne changera la position qu’ont les activistes des clubs militaro-historiques de l’Ukraine Occidentale par rapport à son voisin de l’Est, la Russie. Et cela n'est point surprenant. Les décisions des hommes politiques puissants ne forceront pas les gens à oublier les vexations et se débarrasser des préjugés contre les voisins. D’ailleurs, les frontières des pays qui se sont créés après les guerres n’ont jamais été naturelles, finales et satisfaisantes pour tout le monde. Tout au long de l'histoire, les peuples de l'Europe étaient tantôt unis, tantôt séparés. On menait la guerre avec eux, on les déplaçait et certains se décidaient à partir dans les pays voisins pour y tenter leur chance.

Les frontières, dessinées par les vainqueurs en Europe, en Afrique, mais aussi au Moyen-Orient après la Première Guerre mondiale et l'effondrement des trois empires, donnaient théoriquement l'espoir à de nombreux peuples à l'autodétermination et à leur développement séparé. De même, la «question nationale» en URSS devait être résolue par la création des républiques nationales. Mais en pratique, c’est le contraire qui s’est produit : la Seconde Guerre mondiale s’est produite, suivie par les nouvelles frontières en Europe, et plus tard, par l'effondrement de l'URSS et de plusieurs pays européens.

Pendant ce temps, les outils pour résoudre ces problèmes, comme les dispositions du droit international sur l'inviolabilité des frontières et les documents principaux de l’ONU, déclarant le droit des nations à l'autodétermination, étaient clairement en contradiction les uns avec les autres. Et des forces mondiales puissantes ont commencé à chercher la solution, soit en déclarant les « exceptions », soit en violant carrément les accords internationaux en cours. Il y avait une illusion que les violations se limiteront à certaines régions de la planète, où elles passeraient inaperçus. Mais lorsque ces méthodes étaient employées en Europe, il est devenu clair que la législation est injuste par moments, et les manifestations de la démocratie ne sont pas toujours légales.

Une confirmation qui provient de l’histoire récente, c’est le statut incertain des pays européens « non reconnus ». Ainsi, malgré la décision du tribunal de l'ONU, le Kosovo est toujours considéré comme un Etat partiellement reconnu, car son indépendance n’a pas été reconnue par tous les pays du monde. La situation est en outre compliquée dans le Kosovo du Nord, composé de plusieurs régions peuplées par des Serbes, qui ne veulent pas obéir aux autorités de Pristina. On ignore combien de temps va pouvoir durer cette situation. Cela semble évident qu’après une longue période d’indétermination Kosovo ne risque pas de redevenir du jour au lendemain un Etat à part entière. Les pays non reconnus d’Europe se trouvent dans une situation d’impasse, une situation qui n’a pas d’issue d’après le cadre juridique existant.

Dans le cas de la Crimée cela semble évident qu’aucun des côtés n’aurait voulu faire autrement, et n’a pas pu faire autrement. Pour les uns, c’est la compréhension des lois, qui les empêche à chercher le compromis. Pour les autres – c’est la justice qui, selon eux, se trouve de leur côté. Malheureusement, dans ce cas précis, les manières de concevoir les choses des deux parties ne coïncident pas pour l’instant. 

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