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Inde: 8 femmes sur 10 ne connaissent pas leur époux avant le mariage

Publié par MaRichesse.Com sur 21 Mars 2014, 14:46pm

Catégories : #NEWS

Si les femmes en Inde ont vu leur condition économique légèrement s’améliorer, elles restent prisonnières d’un système de mariages arrangés et de leur clan.

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Le mariage d’amour reste une exception en Inde. Seules deux femmes sur dix ont déjà aperçu leur futur mari avant le jour de la cérémonie. Et la plupart n’ont pas pu donner leur avis. Une enquête, publiée par le journal The Hindu, dresse un panorama inquiétant de l’égalité hommes-femmes dans le mariage. Conduite par The National Council of Applied Economic Research, un think-tank base à New Delhi, l’étude a interrogé plus de 40 000 épouses entre 2011 et 2012. Mais si certains progrès sont notables, d’autres enseignements témoignent de la difficulté des femmes au sein du mariage en Inde aujourd’hui.

 

Le mariage précoce recule

 

Les données indiquent d’abord un certain recul des mariages précoces. Depuis 2006, les unions d’enfants sont interdites. Et le nombre de filles se mariant avant 18 ans est passé de 60 % avant la loi à 48 % en 2011 (date à laquelle l’étude a été menée). Même si dans certaines régions où les volontés progressistes se heurtent aux traditions culturelles et religieuses (l’adoption de la loi sur l’interdiction du mariage des enfants a été votée en 2006). Plus de sept femmes sur dix (73 %) indiquent s’être mariées alors qu’elles étaient mineures dans l’État agricole du Rajasthan.

 

À l’inverse, au Pendjab, l’une des provinces les plus riches de l’Inde, le taux de nuptialité des mineures est faible. Seules 13 % des femmes se sont mariées avant d’avoir atteint les 18 ans. « Des mesures ont été prises pour l'autonomisation des femmes », explique Sonalde Desai, directrice de l’étude, « mais cette enquête montre surtout à quel point leur situation est encore sombre. »  

 

Les violences domestiques encore présentes

 

Au pays de Sonia Gandhi, la vie à deux se révèle toujours aussi contraignante au quotidien.  Seule une femme sur dix estime pouvoir décider d'acheter des meubles pour la maison. Moins de deux femmes sur dix ont leur nom inscrit sur les papiers administratifs, tandis qu’elles sont à 80 % obligées de demander l’autorisation de leur époux pour consulter un médecin. « Certains d’entre nous, qui se sont mobilisés pour le droit des femmes, ont pensé qu’il fallait se concentrer sur la police et la sécurité. Mais, il doit y avoir un changement à l’intérieur de la maison, dans les écoles et au sein même des communautés », rappelle Suneeta Dhar, présidente du mouvement Jagori, dans The Hindu.

 

Pourtant interdite, l’usage de la dot persiste

 

D’autant que la violence, si elle n’épargne aucun pays dans le monde, reste prégnante en Inde. Ménage, dépenses, cuisines… les raisons sont malheureusement diverses et variées pour justifier les coups. Plus de la moitié des Indiennes (54 %) estiment qu’elles se feraient battre si elles osaient sortir sans la permission de leur conjoint. Presque la moitié du panel (46 %) confie également que les tâches ménagères sont une source de conflit, quand trois femmes sur dix avancent qu’une mauvaise cuisine peut conduire leurs hommes à lever la main sur elles.

 

Le dernier enseignement de cette enquête révèle que l'apport d'une dot est encore une pratique largement répandue en Inde. Pourtant prohibée en 1961, cette coutume qui scelle le mariage par l’offre de cadeaux de la famille de la mariée à son futur époux, poursuit son chemin. Les femmes indiennes paient en moyenne plus de 30 000 roupies, soit 350 euros. 

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