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Ils dépensent tout dans des machines à sous et...

Publié par MaRichesse.Com sur 2 Janvier 2014, 16:37pm

Catégories : #NEWS

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La ville italienne de Pavie se situe à environ 40 kilomètres au sud de Milan. Elle compte 68.300 habitants, des universités, un monastère de style Renaissance réputé, et ... une machine à sous pour 104 habitants, ce qui en fait la capitale du jeu en Italie. Les Italiens sont devenus tellement dépendants que l’on s’inquiète du désastre social et économique que cette passion est en train de provoquer.

D’après le New York Times :

« Les critiques accusent la concentration des machines d’augmenter la dépendance au jeu, l’endettement, les faillites personnelles, les dépressions, la violence domestiques et les familles brisées enregistrées par les services sociaux de Pavie». (…). Depuis que les législateurs ont beaucoup assoupli la réglementation de l’industrie du jeu il y a 10 ans de cela, l’Italie est devenue le plus grand marché du jeu en Europe, et le 4ème le plus important du monde, devant les Etats-Unis, le Japon et Macao.

«L’explosion du jeu «dévaste le territoire », a dit Simon Feder, un psychologue qui a fondé un mouvement de protestion à Pavie, « No Slot », qui milite pour la suppression des machines dans les espaces publics. « C’est une anti-économie qui appauvrit car elle ne redistribue pas l’argent, elle ne fait que l’engloutir ». (…)

Les dépenses de jeu, comme toutes les autres dépenses de consommation, se sont réduites pour la première fois cette année en Italie, mais on prévoyait toujours qu’elles atteindraient environ 86 milliards d’euros pour 2013. En moyenne, un dollar sur 8 dépensé par une famille italienne moyenne est consacré au jeu, soit 4 fois plus qu’il y a 15 ans. 

« Les résidents de la province de Pavie, située dans une région riche, dépensent environ 3.000 euros par an sur le jeu, plus du double de la moyenne nationale de 1.250 euros, selon un rapport publié en décembre par l’agence de presse du jeu Agimeg ».

Les officiels du jeu affirment que la libéralisation du marché des paris réalisée il y a une décennie a enraciné un vaste marché illégal du jeu principalement entre les mains du crime organisé. Des centaines de milliers de machines à sous sont illégales et elles entrent en concurrence avec les loteries nationales et les courses de chevaux. « Vous pouvez jouer partout. Il y a même des machines à sous à la pharmacie », a affirmé un ancien joueur.

En 2001, les recettes du jeu en Italie, c'est-à-dire la différence entre le cumul des mises des joueurs et celui de leurs gains, avait atteint 4,07 milliards d’euros. En 2012, elles avaient quadruplé pour atteindre 16,27 milliards d’euros, selon Global Betting and Gaming.

Six régions italiennes ont déjà adopté de nouvelles lois pour lutter contre le jeu de retour et aider les personnes dépendantes. Des dizaines de villes et de municipalités ont approuvé des mesures pour limiter le jeu, comme réduire les heures d’ouverture. Mais ces efforts déployés par les autorités locales et régionales pour freiner la pratique du jeu les met en conflit direct avec le gouvernement national, qui dépend de plus en plus des revenus de l'industrie du jeu, qui ont représenté environ 9 milliards d'euros l’année dernière.

En décembre, un scandale a éclaté lorsqu’il est devenu notoire que des législateurs avaient fait passer une loi au Sénat pour revenir sur des limitations que certaines municipalités avaient instituées. « Les concessionnaires savent que le gouvernement les protège », a commenté Angelo Ciocca, un législateur de Lombardie. « Il y a beaucoup d’intérêts impliqués» poursuit-il. 

Selon une étude réalisée par l'Université de Rome, 790.000 Italiens risquent de tomber dans la dépendance au jeu, mais les officiels du jeu nient ces chiffres, observant que seulement 7.000 Italiens ont été soignés contre l’addiction. « Il n'y a pas lieu de s'alarmer ; ce n’est pas une épidémie», a déclaré Massimo Passamonti, qui représente les sociétés de jeu italiennes. Cependant, tout le monde ne partage pas ce point de vue officiel. 

Source 

 

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