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Etats-Unis : 24 minutes pour mourir, la choquante exécution du condamné à mort Dennis McGuire

Publié par MaRichesse.Com sur 17 Janvier 2014, 14:19pm

Catégories : #INSOLITE

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Un argument de plus pour les opposants à la peine capitale aux Etats-Unis. Dennis McGuire, un condamné à mort de 53 ans, a agonisé pendant 24 minutes jeudi après s'être fait injecter un nouveau cocktail médicamenteux létal, jamais testé auparavant. C'était, selon les journalistes qui ont assisté à l'exécution, la plus longue depuis que l'Ohio a rétabli la peine capitale, en 1999.

Quatre minutes après l'injection, rapporte la presse locale, Dennis McGuire "a commencé à se débattre et à haleter fortement, suffoquant et produisant des sons d'éternuement pendant au moins dix minutes, le poing serré en soulevant la poitrine. Un râle long et profond sortait de sa bouche".

 

"Procédures scandaleuses et problématiques"

Cette agonie choquante relance la polémique autour des nouveaux protocoles de mise à mort. Comme d'autres Etats américains, l'Ohio a dû changer de procédure après le refus de fabricants européens de fournir l'anesthésiant employé jusqu'ici. Cette injection d'un mélange du sédatif midazolam et de l'antalgique hydromorphone est le deuxième cocktail testé cette année qui semble avoir causé des douleurs inhabituelles.

"Il semble que les procédures d'injections mortelles dans ce pays soient plus scandaleuses et problématiques que jamais", a estimé Deborah Denno, spécialiste de la peine de mort à la faculté de Droit de l'université Fordham, qui pointe "la longueur et les descriptions troublantes de l'exécution de Dennis McGuire" et "les nombreuses complications sur l'injection létale rapportées dans d'autres Etats". 


Condamné pour le meurtre d'une jeune femme enceinte

"Les habitants de l'Ohio devraient être révoltés de ce qui a été fait en leur nom", s'est emporté Allen Bohnert, l'un des avocats de Dennis McGuire, qui a été condamné à mort pour le viol et le meurtre d'une jeune femme enceinte en 1989. Ses défenseurs avaient tenté de mettre en avant le risque de souffrances exagérées, interdites par la Constitution. Ils affirmaient que McGuire allait mourir d'asphyxie par un phénomène de "manque d'air" et endurerait "une peine cruelle et inhabituelle". Mais tous les appels du condamné, jusque devant la Cour suprême des Etats-Unis, avaient été rejetés.

Un juge fédéral de l'Ohio, Gregory Frost, avait jugé que "la preuve n'avait pas été faite que McGuire présentait un risque substantiel d'expérimenter une souffrance sévère", selon le document judiciaire. Considérera-t-il qu'elle l'est désormais ? 

Source  

 

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