Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Marichesse.com

Marichesse.com

Conseils, science, sante et bien-être


Du point de vue économique, la Russie gagne plus en ne répondant pas aux sanctions occidentales

Publié par MaRichesse.Com sur 2 Mai 2014, 00:40am

Catégories : #NEWS

russie-ukraine.jpg

Objectivement, la Russie a des réserves de matières premières énergétiques énormes et diversifiées. Mais avec la crise en Ukraine et les sanctions américaines et européennes, le Kremlin se trouve devant plusieurs dilemmes:

1. Qu’est-ce qui est le plus commode pour la Russie, pour la vente de son énergie ?

2. A qui et à quel prix?

3. Quels pays, selon la perspective russe, méritent d’être alimentés en énergie, « moteur » nécessaire pour enregistrer des taux élevés de croissance économique annuelle.

Lors du forum de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) en 2006, le président Poutine a mis en place le Club de l’énergie comme outil de la future Union économique eurasienne nécessaire pour faire des projets énergétiques communs des pays membres de l’organisation. Sa tâche principale est de coordonner les actions communes avec les stratégies nationales, et pas seulement lesfournisseurs de pétrole et de gaz, mais aussi les consommateurs et les pays de transit. Dans un premier temps, ce club avait comme membres la Russie, le Kazakhstan, la Chine, le Tadjikistan, le Kirghizistan et l’Ouzbékistan. Par la suite, il s’est élargi en recevant l’Iran, l’Inde, le Pakistan et la Mongolie, pays qui avaient auparavant le statut d’observateur. D’autres pays asiatiques ont manifesté leur intérêt pour le projet parce que les coûts et les risques liés au transport de pétrole et de gaz du Moyen-Orient sont de plus en plus élevés.

L’aspect le plus difficile dans le débat au sein du Club de l’Energie était lié au fait que l’URSS avait créé un vaste réseau d’approvisionnement en gaz vers l’Europe de l’Est, tandis que dans la partie orientale de la Russie le système de pipeline était resté insuffisamment développé. Pour passer à l’Est, à savoir l’Asie, l’équivalent de quatre fois les exportations d’énergie russe en Europe, a été prévue la construction de trois grands réseaux pour les produits pétroliers.

En 2009, le premier axe était prêt avec le gazoduc Kazakhstan-Chine, avec une longueur de 2228 km, partant des rives de la mer Caspienne jusqu’à Xinjiang en Chine. Sa construction a été réalisée par la compagnie pétrolière KazMunayGas (membre de Caspian Pipeline Consortium CPC, dans laquelle la société russe Transneft est l’actionnaire majoritaire).

Le deuxième axe est devenu fonctionnel avec le pipeline d’Asie centrale qui alimente toute la Chine, depuis 2010, avec le gaz naturel du Turkménistan et du Kazakhstan. La construction a été réalisée par un consortium composé de la compagnie pétrolière Stroytransgaz (sociétéouzbek filiale de Gazprom), la société KazMunayGas (celle qui a acheté la Rompetrol de Dinu Patriciu) et Uzbekineftegaz (créé par la société russe Lukoil). Le pipeline a une longueur de 1833 km, commence à partir de Saman-Depe au Turkménistan et est parallèle au pipeline Boukhara-Tachkent-Bichkek-Almaty, construit à l’époque soviétique au Kazakhstan.

Reuter a annoncé que la Russie avait signé un accord de commerce, de type troc (le pétrole iranien contre des produits de consommation russes). Iran va exporter du gaz naturel par gazoduc de la mer Caspienne et 500 000 barils de pétrole / jour. L’échange commercial mensuel sera d’une valeur de 1,5 milliards de dollars. L’accord porte sur deux ans pour une valeur de 20 milliards USD. En 2012, l’UE et les États-Unis ont introduit un embargo contre le pétrole de l’Iran qui, jusqu’à présent, en exporte de petites quantités vers le Japon, la Corée du Sud et la Chine. En ce qui concerne le gaz iranien, il ne peut pas être expédié que vers la Turquie.

La Russie, comme coordonnateur du Club de l’Energie, a terminé la construction d’un court raccord, ramification des gazoducs d’Asie centrale et du Kazakhstan-Chine, qui va commencer à approvisionner l’Inde et le Pakistan, utilisant à cette fin le surplus de gaz iranien. Avec l’interconnexion de ces deux membres du Club de l’Energie, la Russie s’ouvre un nouveau marché énorme.
http://www.reuters.com/article/2014/04/02/us-iran-russia-oil- idUSBREA311K520140402

Ces «petits détails», inconnus de la propagande occidentale, ont fait que le président Poutine a pu affirmer, lors de la réunion du Conseil Economique Eurasienne qu’il n’est nécessaire pour la Russie de répondre aux sanctions de l’Occident

Source 

 

A lire aussi: 

VIDEO. Grèce : des nourrissons gardés en otage dans les maternités tant que les parents n’ont pas réglé les frais d’accouchement !  

10 choses que vous ne savez (peut-être) pas sur les pilotes d’avion

Commenter cet article

Archives