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Marichesse.com

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Conseils, science, sante et bien-être


Des chinois ont découvert une méthode pour déterminer votre espérance de vie dès votre vingtaine

Publié par MaRichesse.Com sur 25 Février 2014, 01:01am

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE

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Des scientifiques chinois ont découvert une méthode afin de prédire pendant combien d'années vivra une personne depuis son jeune âge, ce qui devrait aider la prévention de certaines maladies mais également permettre de promouvoir un style de vie plus salutaire et dans le futur, de prolonger l’existence.

Les résultats de cette étude de chercheurs de l'Institut national des sciences biologiques à Beijing ont été publiés dans la dernière édition de la revue Nature. Selon ceux-ci, il est désormais possible de prévoir l'espérance de vie grâce aux flashs d’activité énergétique de mitochondries, organites responsables de l’énergie cellulaire, présents dans toutes les cellules eucaryotes, et essentiels au mécanisme de notre métabolisme. Leur rôle physiologique est primordial, puisque c'est dans les mitochondries que l'énergie fournie par les molécules organiques est récupérée sous forme d'ATP (énergie contenue dans la liaison phosphoanhydride).

Bien que que cette théorie soit contestée, nombre de membres de la communauté scientifique estiment que les mitochondries favorisent le vieillissement des cellules. Au cours de la production d’énergie, elles produisent des dérivés réactifs de l’oxygène (DRO), comme les radicaux libres, qui peuvent causer du stress et provoquer des dégradations cellulaires. Ainsi, parmi les différentes hypothèses pour expliquer les processus amenant à l'affaiblissement des fonctions cellulaires au cours du vieillissement, on cite la formation des radicaux libres oxygénés, formés dans les cellules eucaryotes au niveau de la chaîne respiratoire mitochondriale, et les dégradations cellulaires qu’ils peuvent engendrer. Les radicaux libres, pourvus d’un ou plusieurs électrons non appariés sur leur couche externe, réagissent fortement aux molécules qui les entourent et compromettent ainsi leur fonction.

Les chercheurs chinois ont réalisé une expérience avec un Caenorhabditis elegans, un ver transparent, très utilisé par les biologistes comme organisme modèle. Il s’agit d’un nématode qui permet l'étude, entre autres, de l'apoptose (mort programmée de certaines cellules), du vieillissement cellulaire et du développement embryonnaire.

Meng-Qiu Dong, directrice de cette recherche, généticienne auprès de l'Institut national des sciences biologiques à Beijing, a remarqué que les mitochondries produisent des molécules réactives de l'oxygène pendant des impulsions de 10 secondes - des « mitoflashs » - toutes les deux minutes. Pour la première fois, les scientifiques ont pu observer les mitochondries individuelles et leur taux d’activité durant la vie d’un animal. Dong, qui s'intéresse au processus des mitochondries depuis 2008, , estime que la fréquence de ces mitoflashs représente un bon indicateur de l’activité métabolique d’une cellule.

« L’activité métabolique des mitochondries est un outil d’une puissance étonnante pour prévoir le temps qui reste à vivre à cet animal ».

Elle a constaté que chez tous les animaux examinés, il existe deux moments de l’existence du ver au cours desquels les mitoflashs sont groupés : une rafale pendant l’âge adulte et une autre au cours de la vieillesse. Le taux de mitoflashs a été observé chez des vers qui ont une courte durée de jours, en moyenne 21 jours, et chez d’autres ayant une longévité d’au moins 30 jours.

« Je m’attendais à ce que l’explosion tardive de mitochondries soit plus importante mais cela a été un échec total ».

Au contraire, la première explosion de mitoflashs, au début de l’âge adulte, est davantage un indicateur de la longévité du ver. Les nématodes d’une durée de vie d’en moyenne 21 jours présentaient plus de mitoflashs que les autres lors de la première rafale au début de l’âge adulte. En outre, une corrélation parfaite a eu lieu chez 29 mutants génétiques ayant des diverses durées de vie. Le résultat le plus frappant a été constaté lorsque Dong a modifié un ver à la vie longue en augmentant sa production de molécules réactives à l’oxygène : cela a raccourci la vie du ver et augmenté le taux de mitoflashs. 

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