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Comment effacer son passé sur Facebook

Publié par MaRichesse.Com sur 12 Janvier 2014, 03:00am

Catégories : #RELATIONS

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Si ça ne tenait qu’à moi, les posts Facebook auraient une date de péremption rapide et définitive. J’estime que ce que je raconte a la même durée de fraîcheur que la boîte d’œufs que je mets au frigo. D’accord, certains liens et vidéos valent la peine d’être revus –mais est-ce que le fait que j’étais fatiguée un certain lundi de 2008 intéresse vraiment quelqu’un?

Or, la plupart de nos Journaux, ou Timelines, regorgent de ce genre de bêtises périmées. Elles ne me servent à rien, ni à mes amis non plus très probablement. Bon, il peut arriver que de temps à autre quelqu’un se dise «Je me souviens d’une vidéo géniale que Jen avait postée l’année dernière –je vais aller la chercher sur sa Timeline!», mais la plupart de ces posts sont une véritable pagaille numérique. Ils ne sont pas intéressants, surtout sortis de leur contexte d’origine. C’est un inventaire de célébrations de victoires des hockeyeurs de Washington Capitals, d’encouragements à destination d’amis marathoniens et d’ineptes commentaires météorologiques. Je ne vois aucune raison d’immortaliser tout cela, et comme ces données m’appartiennent je veux pouvoir contrôler leur élimination.

Le début d’une nouvelle année donne souvent envie de repartir de zéro, et ainsi motivée j’ai décidé d’effacer toutes mes publications Facebook datant de plus d’un mois. En 2011, Farhad Manjoo avait expliqué sur Slate qu'effacer mon passé serait chose facile.

Vraiment, Farhad? On voit bien que tu n’as pas essayé.

Trouver mon passé est facile. «L’Historique personnel» (qui se trouve vers le haut de votre page Journal) vous montre tout ce que vous avez fait sur Facebook: toutes vos amitiés, tous vos «J’aime», tous vos commentaires, toutes vos humiliantes déclarations. Je pourrais continuer encore longtemps comme ça, mais Steve Kolowich, collaborateur à Slate, a déjà exposé en détail la sensation que procure le feuilletage de cet insoutenable journal de bord.

Avant de tout effacer, vous voudrez sans doute en sauvegarder une copie. Ça au moins c’est facile. Cliquez sur l’engrenage en haut du site Facebook et sélectionnez Paramètres du compte. En bas de cette page, un lien permet de télécharger vos données. Facebook fera un paquet de tout ce que vous avez posté, photos et vidéos comprises, et vous enverra un lien vers un fichier zip. 

Maintenant vous avez une copie privée de toutes vos données –au cas où.

J’avais une moyenne de 10 «activités» par jour. Mise à jour de mon statut, quelques J’aime, un commentaire par-ci par-là –tout cela finit par s’accumuler. A une époque où je prenais part à une discussion Facebook, mon activité a été bien plus conséquente. Je me suis inscrite sur Facebook en 2005, et j’estimais au bas mot avoir environ 30.000 éléments à effacer. Si j’avais dû tout imprimer, il aurait fallu dans les 2.400 pages.

» Aller directement à l'infographie qui résume la marche à suivre

Effacer 30.000 données, ça prend du temps. Dans l’Historique personnel, en face de chaque élément figure une icône de crayon. Lorsqu’on clique dessus, un menu proposant plusieurs options apparaît. Certains éléments peuvent être réellement éliminés; l’option Supprimer est dans le menu lui-même.

Certains événements ne peuvent pas être supprimés. Pour les J’aime, l’équivalent le plus proche est «Je n’aime plus». Certes cela me semblait un peu dur, mais j’étais décidée. Donc, j’ai tout passé au «Je n’aime plus». D’autres infos (comme les amitiés) ne sont pas si faciles à gérer; si l’on ne veut pas évincer quelqu’un de sa liste d’ami, la seule option est «Ne pas afficher dans le journal».

En moyenne, il faut 20 à 30 minutes pour éliminer un mois de posts. Après une douzaine d’heures à effacer mes infos à la main, j’ai décidé qu’il était temps de passer à l’automatisation.

J’ai trouvé deux possibilités: Facebook Timeline Cleaner et Absterge, deux programmes utilisables sous Firefox ou Chrome. Les deux sont mis à jour régulièrement, ce qui est important. Facebook change fréquemment ses codes, il faut donc que les outils qui permettent d’interagir avec lui suivent le rythme. Ils sont aussi open-source, ce qui permet à d’autres programmeurs de vérifier qu’ils fonctionnent correctement (et qu’ils ne font rien de nuisible).

Facebook Timeline Cleaner est l’option la plus nuancée. Il permet d’effacer des publications avant ou après un moment donné. Mais il n’a pas très bien marché pour moi. J’ai passé une semaine à essayer de le faire fonctionner sous Firefox et Chrome. Il s’exécutait pendant huit à dix heures, supprimait quelques trucs, et puis le navigateur plantait. Je l’ai ensuite essayé uniquement sur de très vieux posts, sans plus de succès. Je pense que c’est peut-être parce que mon activité était vraiment intense et que la puissance informatique nécessaire pour faire fonctionner le script dépassait les capacités de mon navigateur.

Absterge est moins subtil: il supprime tout. On garde un semblant de contrôle toutefois –il reste quand même possible de choisir le type d’activité du côté gauche de l’Historique personnel et de n’éliminer que ces publications-là. Par exemple, choisissez les «J’aime», puis cliquez sur le bouton Absterge. Tous les «J’aime» seront éliminés.

J’ai utilisé Absterge sur quelques sections, puis sur tout mon journal. Cela a été plutôt rapide. En une heure environ, il était nettoyé.

Le plus frustrant a été lorsque des publications que j’avais effacées ont réapparu. C’est arrivé avec des posts que j’avais supprimés à la main et à ceux qu’Absterge avait retirés. Je ne crois pas que cela soit dû à de la malveillance de la part de Facebook. La technologie qu’il utilise pour traiter une suppression peut avoir des ratés. Facebook possède aussi un réseau de fourniture de contenu complexe et extensif avec des copies de posts stockées à de nombreux endroits, il est donc possible qu’une copie égarée réapparaisse après sa suppression. Toutefois, cette résurrection des publications ne fait que rendre plus désagréable encore un processus déjà pénible. J’ai été obligée de passer plusieurs fois dans chaque section pour tout effacer.

Lors de mes pérégrinations dans mon Historique personnel, si j’ai parfois été amusée en tombant sur une vieille photo ou un vieux mème que j’avais postés (vous vous souvenez de «25 choses à savoir sur moi»?), je n’ai jamais rien trouvé qui vaille la peine d’être conservé. Par essence, les interactions sociales sont une activité très sensible au temps. Les réseaux comme Facebook sont organisés autour du moment présent. Un «J’aime» ou un commentaire sur un post vieux d’une semaine reste cohérent. Un commentaire sur une publication vieille d’un an paraît bizarre. Pour certains, ces archives sont précieuses, mais en ce qui me concerne, il n’y aucune raison de s’accrocher à de vieux contenus dépouillés de leur contexte et de leur temporalité, qui n’encouragent ni n’inspirent plus aucune interaction sociale.

La véritable leçon que j’ai tirée de cet exercice est la difficulté de gérer son image publique en ligne. Pour moi, qui voulais tout effacer, cela a été relativement facile. Pour quelqu’un qui voudrait purger son Journal de façon plus sélective, les solutions automatiques ne fonctionneraient pas –il faudrait des dizaines d’heures pour tout nettoyer.

Et ça, c’est juste pour Facebook. Imaginez faire la même chose avec Twitter, LinkedIn, Pinterest, Google Plus et d’autres encore. Plus nos vies en ligne prennent de l’ampleur, plus notre capacité à les organiser importe elle aussi. Les outils pour nous y aider ne sont pas encore au point, mais le marché est là –à la fois pour les compagnies de médias sociaux existants et pour les start-ups.

Quant à moi, mes efforts sont récompensés. Dorénavant, quand je regarde mon Journal, je souris, car il ne concerne que l’instant présent.

Je me sens tellement purifiée. Si fraîche et tellement, tellement propre.

Jennifer Golbeck

Traduit par Bérengère Viennot

Si vous voulez vous y coller, voici quelques instructions de base (cliquez sur l'infographie pour la voir en plus grand):

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