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Canada: Viré pour avoir donné la note maximale à tous ses étudiants

Publié par MaRichesse.Com sur 13 Février 2014, 15:33pm

Catégories : #INSOLITE

Denis-Rancourt.jpeg

Changer les méthodes pédagogiques traditionnelles ne plaît pas toujours. Denis Rancourt, professeur de physique à l'Université d'Ottawa, au Canada, en a fait les frais. Congédié en 2009 pour avoir donné début 2008 la note maximale, à savoir un A+, aux 23 étudiants de son cours de 4e année de physique, il avait contesté ce licenciement mais a été débouté par un arbitrage rendu le 27 janvier.

 

Une décision que le professeur a du mal à accepter. "L'important est de développer la réflexion, l'habileté des étudiants, explique à metronews Denis Rancourt. Au début de la session, j'ai dit à mes élèves que la note allait être attribuée en fonction de leurs progrès personnels et de leur motivation. Je n'ai d'ailleurs pas exclu qu'ils puissent tous avoir la note maximale." Ce qui s'est effectivement produit.

 

"Mickey Mouse university"

 

Mais ce qui n'a pas du tout plu à l'Université d'Ottawa qui accuse le pédagogue rebelle d'avoir délivré les notes de façon frauduleuse, en se basant uniquement sur la présence en classe. "Elle m'a reproché d'avoir évalué sans référence objective, alors que j'ai soumis mes étudiants à des tests et des devoirs", se défend Denis Rancourt. Mais pour le doyen André Lalonde, cet épisode a eu un impact négatif sur l'image de l'Université la transformant en "Michey Mouse university".

 

Denis Rancourt, par le biais de son syndicat, l'association des professeurs de l'Université d'Ottawa (APUO), a porté l'affaire devant un arbitre, Claude Foisy, qui l'a débouté le 27 janvier. "Nous avons eu une trentaine de sessions devant l'arbitre qui se sont étalées sur deux ans, précise Denis Rancourt. Mais il a aussi fallu deux ans pour les préparer, soit en tout quatre ans de procédure."

 

"Grave manquement à ses obligations"

 

Dans sa décision, Claude Foisy estime que la notation non-objective des étudiants, constitue "un très grave manquement à ses obligations en tant que professeur d'Université." "Bien que Denis Rancourt eût conscience de l'opposition de l'Université à ses méthodes d'évaluation, il a poursuivi sa démarche", ajoute l'arbitre. Il a continué à défier l'administration. […] Est-ce que le licenciement est la bonne solution dans ces circonstances ? La réponse est oui."

 

Contactée par metronews, l'Université s'est dite "satisfaite de la décision de l’arbitre. Le document parle de lui-même. Nous n’émettrons aucun autre commentaire." En revanche, Denis Rancourt, sans poste depuis 2009 réfléchit avec l'APUO à éventuellement porter en appel cet arbitrage qui serait alors jugé sur la forme et non le fond.

 

Mais pour le professeur, cette histoire de notation n'était qu' "un prétexte" pour l'écarter du campus, lui qui était devenu "indésirable". "Je tenais un blog intitulé uofowatch où j'étais très critique envers le fonctionnement de l'université, de ses comportements non éthiques et de la provenance de certains dons financiers, raconte Denis Rancourt. Je mettais sur le blog le nom et les photos des personnes incriminées et je me basais sur des documents obtenus grâce à la loi d'accès à l'information. Je soutiens également la cause palestinienne et ai plusieurs fois invité des militants palestiniens dans mes cours, ce qui n'a pas du tout plus à l'administration." Les 23 A+ auront sans doute été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. 

 

Denis Rancourt affronte l'Université d'Ottawa dans une autre affaire

En juin 2011, la professeur de droit, Jeanne St. Lewis, soutenue par l'Université d'Ottawa a décidé de poursuivre le professeur de physique pour l'avoir qualifié de "house negro" que l'on peut traduire par "roi nègre", c'est-à-dire un noir servant le pouvoir blanc qui oppresse les populations noires, une situation caractéristique des sociétés coloniales. "En 2008, la fédération des étudiants a publié un rapport dénonçant le racisme systémique au sein de l'Université, raconte Denis Rancourt. Du coup l'administration a demandé à Jeanne St. Lewis, une femme de couleur, de rédiger une note discréditant ce rapport. C'est dans ce cadre que j'ai utilisé sur mon blog l’expression "house negro"." Le procès devrait se tenir en mai prochain. 

Source 

 

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