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Cameroun: Le parti au pouvoir donne «le prix Nobel de la mauvaise foi» à l'opposition

Publié par MaRichesse.Com sur 22 Septembre 2013, 19:49pm

Catégories : #NEWS

Cela fait une semaine que la campagne électorale a commencé. Le 30 septembre prochain, les Camerounais vont voter pour les élections législatives et municipales. L'opposition, notamment le Social Democratic Front (SDF), dénonce une campagne biaisée. La majorité répond.

 

Selon Jean Michel Nitcheu, l'un des leaders de la formation SDF, les autorités camerounaises n'ont toujours pas versé les financements permettant de mener correctement campagne en vue des législatives et des municipales.

 

« C’est une campagne assez timide, explique-t-il au micro de RFI. L’opposition dont nous faisons partie part complètement défavorisée. Nous n’avons jusqu’à présent pas reçu l’argent qui devrait normalement nous être versé, sachant que le parti-Etat qu’est le RDPC utilise les moyens de l’Etat. »

 

Et d'ajouter : « Les fraudes, c’est à tous les niveaux, que ce soit, comme je l’ai indiqué, au niveau du financement - parce que c’est une forme de fraude -, que ce soit au niveau du découpage, au niveau même de la couverture par les médias d’Etat. Tout est biaisé. Mais le peuple est prêt à sanctionner le RDPC. »

 

Le parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), réagit à ces accusations. Pour Hervé Emmanuel Nkom, l’un des cadres du mouvement, toutes ses allégations sont fausses. Il s’attarde sur le rôle des médias dans la campagne.

 

« S’ils (l’opposition, NDLR) sont candidats pour obtenir le prix Nobel de la mauvaise foi, ils n’auront pas de peine à l’avoir, tacle-t-il. Depuis les lois sur la libéralisation sur la communication sociale, la CRTV (la chaîne généraliste publique, NDLR) n’est pas le média le plus regardé. »

 

Et d'argumenter : « Nous avons au Cameroun une trentaine de télévisions privées qui ne reçoivent aucune instruction du ministre de la Communication. Ils ne peuvent pas le dire ! Tout cela, c’est de la mauvaise foi. La parole est libre et les médias sont libres. Si vous prenez tous les médias, on dirait même, d’ailleurs, que les médias sont des organes avec les partis de l’opposition. »

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