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7 raisons qui laissent à penser que l'euro fort n'est pas appelé à durer

Publié par MaRichesse.Com sur 3 Avril 2014, 11:20am

Catégories : #IMPORTANT

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« Je dois admettre que j’ai été surpris par la résistance de l’euro sur les derniers mois. Je suis sûr qu’une armée d’analystes peuvent fournir une explication logique.  Mais franchement, relativement peu d’entre eux auraient pu prévoir la parité euro/dollar proche de 1,40 dollar à laquelle nous avons assisté récemment. En tout état de cause, c’est ici que nous en sommes. Mais cela ne change pas ma croyance  que la réalité et la gravité finiront bien par revenir sur ce marché, qui est le plus grand du monde », écrit Lars Seier Christensen, le co-fondateur et CEO de Saxo Bank.

« Les lecteurs de mes blogs et éditoriaux savent que je pense que l’euro est une erreur monumentale. En fait, s’il est possible de détester un actif financier, je déteste l’euro. Il a fait d’innombrables victimes au cours de son histoire, a poussé plusieurs pays à la faillite, voué à l’échec la plus grande partie d’une génération de jeunes dans le sud de l’Europe, et il mène l’Europe vers la direction d’un super Etat totalitaire. Alors oui, je déteste l’euro. Puisse-t-il disparaître un jour, laissant seulement le souvenir triste et effrayant d’une expérience irresponsable et dangereuse qu’il ne faut pas reproduire. Il laissera aussi derrière lui des coûts économiques et humains gigantesques. Mais il serait bien mieux de subir cette perte inévitable le plus tôt possible, avant qu’il ne devienne impossible de faire marche arrière. La relance sera bien plus rapide si la cause à l’origine du mal est supprimée.

J’admets qu’il serait naïf de penser que la situation de l’euro sera résolue très prochainement grâce aux énormes montants de capitaux qui y ont été investis. L’énorme bureaucratie européenne, et en particulier l’élite politique qui vit de l’UE feront tout ce qu’elles pourront pour éviter la chute de l’euro, au moins jusqu’à ce qu’elle ne devienne inévitable. Cela viendra soit de la pression des électeurs (même s’ils ne sont consultés que très rarement dans cette structure politique post-démocratique), ou des marchés, qui finalement devront reprendre leur rôle qui a été tellement dévoyé pendant la crise qu’il en est devenu méconnaissable : le vrai rôle d’affecter des capitaux, de fixer le prix de l’argent et des actifs de façon rationnelle.

Mais puisque nous nous retrouvons coincés avec cette « monnaie de destruction massive », ne devrions-nous pas au moins essayer de gagner de l’argent avec elle ? Je pense qu’il est raisonnable de  prendre pour hypothèse que l’euro a déjà atteint son niveau maximal à 1,40 dollars, ou qu’il en est très proche. (…) Pourquoi sommes-nous proches ou au point maximum pour le cycle ? Je pense qu’un certain nombre d’éléments pointent vers cette direction :

1/ L’économie est extrêmement faible dans la totalité de la zone euro et l’euro n’aurait jamais dû atteindre le niveau où il se trouve.

2/ La zone euro souhaite un euro plus faible, et elle a besoin d’un euro plus faible. La BCE est probablement moins qualifiée et moins inclinée à faire baisser sa devise que les autres banques centrales, mais ce niveau est en train de devenir trop difficile  à supporter, même aux yeux de la BCE complaisante.

3/ Le risque de déflation est plus présent que jamais et je pense que la probabilité qu’elle s’impose est bien supérieure aux 20% de chances qui ont été brandis par le FMI et les autres.

4/ La Bundesbank a l’air d’avoir abandonné ses prévenances en matière de quantitative easing. Ce n’est pas un bon signe du tout, parce qu’ils étaient les seuls gardiens de l’argent sain qui restaient dans un monde de dévaluation concurrentielle. Quoi qu’il en soit, il semble que c’est ce qui est en train de se produire. L’alternative, ce sont des taux d’intérêt négatifs, mais l’un ou l’autre devrait permettre de faire baisser la parité de l’euro.

5/Il y aura de plus en plus de troubles en Europe du fait que les jeunes sans emploi et les employés du secteur public vont composer une étrange coalition en s’associant avec les PME compte tenu que leurs intérêts s’opposent à ceux de la coalition formée des grandes entreprises, des grandes banques et de l’élite politique. N’oublions jamais que les PME sont celles qui créent les emplois, mais qu’elles n’ont qu’un accès très limité au crédit.

6/ Les populations de l’Europe vont continuer de se rebeller contre la non-démocratique Bruxelles, essayant de s’imposer à coup de mesures saugrenues et intrusives successives. L’opportunité rare et évidente d’exprimer de la distance sera fournie par les élections du parlement européen à la fin mai prochaine. Je pense que les mouvements de protestation seront particulièrement forts au Royaume-Uni, en France, en Italie et ailleurs.

7/ Et finalement, techniquement, l’euro semble trop fort alors que de multiples tentatives pour le faire passer au-dessus de 1,38 n’avaient pas réussi au cours des derniers mois. (…)

Donc, tout compte fait, les choses s’accumulent contre l’euro, sans parler des rapports intenables de dettes comparées au PIB, du système bancaire fragilisé, de l’embarras géopolitique provenant de l’incapacité extrême de l’Europe d’agir de façon décisive et des chocs économiques externes provenant de la Chine et de la Russie, entre autres.

Le nombre de choses qui peuvent mal tourner à l’égard de l’Europe sont légion. Par contre, on a du mal à imaginer ce qui peut bien se passer. Mais je me suis déjà trompé par le passé, donc je vous recommande d’en décider par vous-même ». 

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