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Conseils, science, sante et bien-être


4 astuces pour collaborer avec un sale type

Publié par MaRichesse.Com sur 20 Janvier 2014, 18:39pm

Catégories : #RELATIONS

Plutôt que de vous enliser dans un conflit stérile et dévastateur, tentez de renouer le dialogue. L’objectif : réussir à travailler ensemble malgré les discordes.

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Travailler avec des personnes qu’on apprécie ? Pour un salarié sur cinq, c’est essentiel, selon une enquête du cabinet de recrutement OfficeTeam. Le monde du travail ne nous en fournit malheureusement guère l’occasion. Si les relations sont souvent cordiales, l’existence d’affinités véritables est rare. La plupart du temps, on s’en accommode. Nos collègues nous laissent indifférents ? Cruel… mais gérable. La situation se complique nettement lorsqu’on est, du jour au lendemain, contraint de travailler avec une personne qu’on déteste. Et nul n’est à l’abri : il suffit de changer de service ou de se voir confier un projet en binôme pour se découvrir un ennemi.

 

Les individus qui suscitent le plus d’animosité sont ceux qui colportent des ragots et des rumeurs, s’attribuent les idées des autres pour se faire valoir ou manquent d’implication. Une banale relation de travail peut alors virer à la détestation… souvent réciproque. Plutôt que de perdre votre temps et votre énergie dans une querelle larvée, prenez de la hauteur et trouvez la clé pour pacifier vos relations.

 

 

 

1. Vérifiez que ces tensions ne sont pas dues à un malentendu

D’abord, lorsque la chargée de communication avec laquelle vous préparez le lancement de votre produit-phare vous a ostensiblement ignoré, vous avez voulu n’y voir qu’une simple maladresse. La

deuxième fois, vous avez été pris d’une colère froide. Et avez décidé de ne plus lui adresser la parole en dehors des réunions de travail.

 

Pourtant, cette hostilité peut provenir d’un malentendu. «Souvent, les conflits trouvent leur source dans une mauvaise interprétation», confirme Isabelle Oggero, formatrice en management. Pierre, commercial dans l’informatique, en a fait l’expérience : «Pendant plusieurs semaines, j’en ai voulu à un collègue parce qu’il avait rencontré un de mes clients pendant mes congés. Dès qu’il m’adressait la parole, je lui lançais un regard noir. Jusqu’au jour où j’ai appris que c’était le directeur commercial qui lui avait demandé de s’en occuper, pour finaliser plus rapidement un contrat.» Sans attendre le point de rupture, assurez-vous que vous ne faites pas fausse route. Et si la personne qui semble vous ignorer était en réalité complètement myope ? Quant au comptable qui dissèque systématiquement vos contrats, êtes-vous bien certain qu’il a une dent contre vous ? Peut-être cherche-t-il simplement à préserver l’entreprise des risques d’insolvabilité…

 

 

 

2. Efforcez-vous de trouver des terrains d’entente

Lorsqu’un malentendu persiste, le danger est de voir une légère animosité se transformer en haine épidermique. Alexandre Dubarry, spécialiste des questions d’influence et de négociation, préconise de s’offrir, à la moindre crispation, un sas de décompression : «Respirez profondément et allez faire un tour dans le couloir.» Une fois calmé, prenez de la distance en menant un travail d’introspection : pourquoi la présence de ce collègue vous horripile-t-elle ? Peut-être vous renvoie-t-il le souvenir d’une personne ou d’une expérience désagréable. Clarifier ce malaise vous aidera à réagir de manière plus constructive. L’astuce, selon la psychosociologue Isabelle Méténier, est de penser aux trois principales qualités du collègue que vous détestez. C’est un premier pas pour ne plus réduire la relation à ses aspects négatifs et pour trouver des terrains d’entente. Ou du moins rétablir un certain respect.

 

3. Le différend persiste ? Optez pour une confrontation constructive

Si ce rapprochement ne donne rien, il faut envisager une explication franche. Pour s’y préparer, Alexandre Dubarry conseille de chasser les pensées négatives et d’être attentif au vocabulaire employé, qui ne doit ni accuser ni généraliser. Soyez prêt aussi à recevoir un feed-back qui ne sera pas agréable. Deux collègues en opposition frontale sur leurs dates de vacances ont pu ainsi résoudre leur différend. Pour éviter que le conflit ne dégénère, elles ont décidé d’instituer un planning de congés, rempli six mois à l’avance et affiché dans le bureau.

 

Votre première tentative de conciliation a échoué ? Ne vous découragez pas ! Deux ou trois discussions sont parfois nécessaires avant d’enterrer la hache de guerre. «Pour prévenir tout malaise et aplanir les tensions, instaurez des réunions de “régulation”, suggère Alexandre Dubarry. Programmez-en régulièrement en prenant l’engagement de vous exprimer à chaque fois qu’un problème survient.»

 

4. En désespoir de cause, sollicitez une médiation

Le rôle d’un manager est de réussir à faire travailler ensemble des personnalités opposées ou qui ne s’apprécient pas. En cas d’impasse, vous devez donc demander l’intervention du vôtre. «A lui de faire de vos différences une force plutôt qu’une source d’opposition permanente», souligne Isabelle Méténier. Si cela ne suffit pas, optez pour une médiation : un tiers, sans lien hiérarchique avec les parties en cause, devra écouter les arguments de chacun et faire émerger une solution : redistribuer les bureaux pour réduire les confrontations, instaurer un déjeuner de service mensuel pour renouer le dialogue…

 

Ces démarches restent infructueuses ? Vous pouvez choisir de prendre vos distances et de limiter au strict minimum les contacts avec l’intéressé. Mais le problème persiste et la situation est délicate à

 

gérer : baisse de productivité, ambiance tendue. «Le départ de l’entreprise ou une mutation peuvent alors se révéler les meilleures options pour se préserver», observe Isabelle Oggero. A condition, bien sûr, de ne pas vivre votre choix comme une fuite, mais comme une solution. 

Source 

 

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