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Conseils, science, sante et bien-être


10 maladies qui font peur mais qui ne sont pas si fréquentes

Publié par MaRichesse.Com sur 23 Novembre 2013, 17:00pm

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE

la-gale.jpg

 

Il y a des maladies, comme ça, qui nous terrorisent, au point d'avoir donné le jour à des expressions populaires : choisir entre la peste et le choléra, ne pas avoir la gale... Voici 10 maladies qui ont très mauvaise presse, alors qu'elles ne sont pas les plus menaçantes.

 

1. La gale, une maladie honteuse ? 

"Oh tu peux bien boire dans mon verre, j'ai pas la gale quand même !" Une expression courante s'il en est, que vous avez probablement vous-même déjà utilisé à la blague. Et ça n'est pas complètement infondé car la gale humaine est particulièrement contagieuse.

 

Elle se manifeste par des démangeaisons intenses et de petits sillons qui se creusent sous la peau au bout de quelques semaines. Le prurit se manifeste surtout le soir ou après un bain chaud, par exemple. C'est dans ces sillons que les femelles sarcoptes, un acarien microscopique, pondent leurs œufs, qui vont ensuite éclore et donner à leur tour des bébés acariens... Sous la peau.

 

La gale humaine est particulièrement contagieuse. Elle se transmet au contact d'une personne contaminée, le plus souvent lors des relations sexuelles. Mais elle peut aussi s'attaquer à tout l'entourage, car susceptible de se retrouver sur les vêtements, le mobilier, la literie...

 

Tout laver

Si cette maladie a si mauvaise réputation, c'est qu'elle est souvent associée, à tort, à un manque d'hygiène ou à des mœurs "légères". S'il est vrai qu'elle est plus présente dans les pays en développement, la gale refait surface en France. Elle s'est même récemment attaquée à quelques pensionnaires militaires de l'Elysée... C'est dire si elle frappe sans distinction de classe !

 

Certes, tout cela n'a rien de réjouissant et il n'est pas facile de se débarrasser de la gale : sans traitement, elle ne disparaîtra pas d'elle-même. Mais les solutions existent : plusieurs médicaments, comme le benzoate de benzyle ou les pyréthrines peuvent venir à bout du parasite. Il faudra par ailleurs souvent traiter les proches à titre préventif et laver tout le linge à 60°C minimum (le parasite ne survit pas au-delà de 55°C). Fastidieux, mais pas si compliqué. Et puis qu'on se rassure : elle dérange, elle est désagréable, mais la gale n'est pas dangereuse. Si vous ne vous grattez pas jusqu'à laisser des cicatrices et que vous n'êtes pas immunodéprimé, les symptômes disparaîtront en quelques jours après le début du traitement et vous aurez bientôt retrouvé une peau douce et sans aspérités ! 

 

2. Choisir entre la peste... 

La peste... Le simple fait de prononcer son nom évoque toutes sortes d'images et de cauchemars particulièrement traumatisants. Ceux qui ont lu "La peste" de Camus ont peut-être encore parfois du mal à s'endormir.

 

La réputation de cette terrible maladie n'est pas usurpée : la peste a véritablement fait des millions de morts de par le monde. Une mort qui d'ailleurs survenait souvent comme une délivrance après que le malade était passé par les plus atroces souffrances.

 

La peste est provoquée par une bactérie, Yersinia pestis. Dans sa forme la plus courante, la peste bubonique, elle se développe d'abord chez le rat et se transmet à l'homme par l'intermédiaire des puces. Après quelques jours d'incubation, les premiers symptômes apparaissent : fièvre, sensation de malaise, puis des ganglions se mettent à gonfler anormalement. C'est ce qu'on appelle les bubons, d'où le nom de peste bubonique. Ils apparaissent souvent au niveau du pli de l'aine. En l'absence de traitement, le malade finit par mourir au bout d'environ une semaine dans 60 % à 80 % des cas. Il arrive par ailleurs que l'on assiste à des guérisons spontanées.

 

La peste pulmonaire constitue une forme encore plus grave puisqu'elle peut cette fois être directement transmise d'un être humain à l'autre, par la simple voie respiratoire. La bactérie pénètre par les poumons provoquant une forme de pneumonie, souvent associée à une forte infection. Le patient décède en quelques jours, souvent d'insuffisance respiratoire.

 

Antibiotiques !

Alors certes, la peste, ça ne donne pas vraiment envie. Mais voici deux bonnes nouvelles qui vont vous permettre de relativiser.

 D'abord, aucun cas de peste n'a été signalé en Europe depuis près de 20 ans. Quelques cas seulement à déplorer dans les Amériques au cours des années 1990. Il reste en revanche des foyers épidémiques en Afrique et en Asie, dont une bonne partie à Madagascar.

 

 Mais surtout, la peste, aujourd'hui, lorsqu'elle est diagnostiquée à temps, se soigne. Eh oui : elle est causée par une bactérie... Le malade peut donc trouver son salut dans les antibiotiques ! Les antibios de la famille des cyclines, des aminosides ou encore des quinolones peuvent la plupart du temps éradiquer la bactérie, même si quelques rares souches y sont résistantes.

 

Il existe par ailleurs un vaccin contre la peste, mais il n'est utilisé que sur les populations particulièrement à risque et n'est pas disponible pour le grand public. De plus, il n'est efficace que sur une courte durée. 

 

3. ... Et le choléra 

Voilà une autre pathologie pas bien réjouissante non plus. Si vous avez lu ou vu "Le hussard sur le toit", vous vous souvenez probablement de ces cadavres entassés qu'il fallait brûler rapidement pour éviter la propagation de l'épidémie, de ces personnes en pleine santé qui s'écroulaient d'un coup, prises de convulsions et de vomissements... Ca non plus, ça ne fait pas très envie.

 

Et là aussi, c'est une bactérie qui est à l'origine de tous les malheurs : Vibrio cholerae pour être précis. La contamination se fait de façon orale, le plus souvent par ingestion de boissons ou d'aliments souillés. Dans sa forme la plus grave, le choléra se manifeste par une diarrhée aiguë intense, où le malade fait littéralement de l'eau colorée. Cela entraîne une déshydratation très rapide, avec perte des nutriments et minéraux nécessaires au fonctionnement de l'organisme et insuffisance rénale. Le choléra peut emporter un malade, même bien portant, en quelques heures. Ajoutez à cela que le choléra est très contagieux et la phase d'incubation très courte, ce qui empêche de prendre des mesures préventives assez tôt, et vous comprenez pourquoi cette maladie fait peur. D'ailleurs nous n'allons pas vous le cacher : le choléra sévit toujours, avec plusieurs millions de cas chaque année de par le monde, pour environ 100 000 décès. Même en France on recense quelques cas épisodiques.

 

Pourtant, là aussi, il y a des bonnes nouvelles.

 

 D'abord, sachez que pour 75 % à 80 % des personnes contaminées par la bactérie, elle passe complètement inaperçue. Ce qui n'empêche pas pour autant d'être contagieux.

 

 Par ailleurs, le choléra peut aussi être bénin. Il ressemble alors à une forte gastro-entérite avec diarrhée et vomissements et n'est souvent pas diagnostiqué comme tel.

 

 Mais surtout, le choléra est une maladie qui, contrairement à une idée reçue, se soigne bien. Une bonne réhydratation avec des sels spécifiques suffit la plupart du temps. On peut y associer un antibiotique pour anéantir la bactérie responsable de l'infection. Evidemment, ce traitement est bien plus facile à appliquer dans un pays développé que dans certains pays défavorisés, où une épidémie peut encore faire des ravages.

 

 Par ailleurs, des mesures de prévention efficaces existent : un vaccin permet de se protéger efficacement, au moins à court terme. Mais surtout, des mesures pour améliorer l'approvisionnement et assurer l'assainissement de l'eau sont essentielles pour éviter une épidémie.  

 

4. Quand la méningite s'attaque au cerveau 

La méningite a ceci de spectaculaire qu'elle apparait soudainement et peut s'avérer fulgurante et mortelle. Voilà donc de quoi apeurer les foules, d'autant qu'en France, ces cas de méningite font alors la une des journaux.

 

Maux de tête, vomissements, raideur de la nuque, sensibilité à la lumière... Conjugués, ces symptômes sont typiques de la méningite. Ils expriment l'infection qui a envahi les méninges, l'enveloppe qui protège le cerveau. Elle sévit le plus souvent chez les enfants et les jeunes adultes, à l'hiver ou au début du printemps. Détectée trop tard, la méningite peut entraîner un handicap irréversible, surdité notamment. Dans les cas les plus extrêmes, elle conduit à la mort. De quoi faire froid dans le dos, effectivement.

 

Voici toutefois quelques éléments qui vont vous aider à relativiser.

 

 En France, et dans la plupart des pays industrialisés, les cas de méningites à méningocoques sont très rares : à peine plus de 500 recensés en France en 2009.

 

 D'ailleurs, la plupart des méningites (plus des trois-quarts) sont d'origine virale. Dans ce cas, elles sont bénignes, se soignent bien et le patient se rétablit sans séquelles particulières.

 

 Les autres méningites sont d'origine bactérienne. Plusieurs types de bactéries peuvent sévir. La seule qui soit particulièrement contagieuse est celle à méningocoques.  Dans ce cas, il faut effectivement intervenir très rapidement et traiter l'entourage pour éviter que d'autres cas surviennent.

 

 Un traitement existe contre la méningite bactérienne : l'antibiotique ! Evidemment, tout ça n'est pas aussi simple : il doit être administré le plus tôt possible et à forte dose pour être efficace. Mais le décès par méningite n'est pas une fatalité : environ 8 % à 10 % des méningites à méningocoques sont mortelles. 

 

5. Le spectre de la sclérose en plaques 

Dans l'imaginaire collectif, sclérose en plaques est synonyme de fauteuil roulant et même d'état grabataire. La sclérose en plaques est, au même titre que la maladie de Parkinson ou d'Alzheimer, une maladie neurodégénérative : les neurones se dégradent, diminuant progressivement les capacités. Dans le cas de la sclérose en plaques, c'est la gaine des nerfs, la myéline, qui se détruit progressivement, par poussées. Les premières se manifestent souvent par des fourmillements dans les membres, des problèmes ophtalmologiques, voire des troubles de l'équilibre. Au fil des poussées, la maladie peut évoluer et provoquer la cécité, des spasmes musculaires, des troubles de la vision, voire une incapacité à se mouvoir. Les fonctions intellectuelles, elles, restent intactes.

 

Comme toutes les maladies chroniques évolutives, la sclérose en plaques (sep) est difficile à vivre. Elle peut effectivement devenir invalidante. Toutefois, elle est victime de nombreuses idées reçues et la réalité est souvent beaucoup plus acceptable que la fiction.

 

 Dans la plupart des cas, la sep est une maladie d'évolution très lente. Elle se caractérise par des poussées de quelques semaines pendant lesquelles les symptômes se manifestent. Puis ces symptômes régressent. Au début, ils disparaissent même totalement. Et ces phases de répit peuvent durer quelques mois à plusieurs années. A chaque poussée, les symptômes réapparaissent et régressent un peu moins. L'évolution peut donc être très lente et il faut alors une vingtaine d'années pour que les symptômes deviennent réellement handicapants.

 

  Une bonne nouvelle pour celles qui souhaitent devenir maman : contrairement à ce que l'on a cru pendant des années, la fréquence des poussées tend à diminuer pendant la grossesse, et non à augmenter.

 

 Et là encore, tout le monde ne finit pas dans un fauteuil roulant. L'évolution est très variable d'une personne à l'autre, de même que la durée entre chaque poussée.

 

 Enfin, il existe aujourd'hui des traitements capables de réduire la fréquence des poussées. La recherche est d'ailleurs particulièrement active dans ce domaine et des pistes prometteuses sont à l'étude. 

 

6. La grippe A, un cirque médiatique ? 

A-t-elle réellement fait peur ? Aux citoyens Lambda, pas sûr, mais aux gouvernements, probablement, si l'on en juge par l'ampleur des moyens déployés pour l'éradiquer. La grippe porcine, grippe mexicaine puis finalement grippe A/H1N1 en a fait couler, de l'encre ! Elle a même monopolisé la une médiatique pendant des semaines, en 2009. Au départ : plusieurs cas mortels de cette grippe au Mexique. Très vite, mondialisation oblige, les premiers cas surviennent aux Etats-Unis, au Canada puis en Europe. C'est la panique : et si elle faisait des milliers, pourquoi pas des millions de morts ? Les gouvernements s'empressent de lancer des plans de prévention et autres mesures de précaution. Ainsi que de commander des vaccins aux labos qui font la course pour trouver celui qui sera au point le plus vite.

 

Le temps que la potion magique ait été trouvée et validée... On s'est rendu compte que la terrible menace qui semblait peser sur le monde n'était en fait qu'une épidémie de grippe relativement banale.

 

 Sa virulence n'est pas celle annoncée : elle passe même inaperçue chez beaucoup de gens, en particulier chez les personnes âgées, qui semblent être mieux immunisées contre cette forme du virus de la grippe.

 

 En conséquence, le nombre de morts est, heureusement, beaucoup moins élevé que celui redouté par les autorités sanitaires. Environ 18 000 morts à l'échelle mondiale, soit beaucoup moins que la grippe traditionnelle de l'hiver. En France, elle avait fait, jusqu'en juin 2010, 312 victimes, dont seulement 49 sans facteurs de risque connus.

 

 Par ailleurs la mutation tant redoutée du virus, qui aurait pu le rendre plus virulent ou plus contagieux, par exemple, ne semble pas avoir vraiment eu lieu. L'épidémie a régressé d'elle-même, de la même façon qu'une épidémie de grippe classique.

 

 Certains spécialistes affirment que le virus peut resurgir et devenir plus virulent à tout moment. Affaire à suivre. 

 

7. T'as le ver solitaire ou quoi ?! 

Voilà une affection effectivement pas très ragoutante... Et qui a généré bien des légendes infondées. Le ver solitaire est un parasite qui se trouve particulièrement à l'aise... Dans les intestins humains. Il y parvient lorsque l'on ingère une viande mal cuite dans laquelle se trouvaient des larves de ténia, l'autre nom de ce ver. Elles restent dans l'intestin humain et se développent pour donner un ver qui va grandir au fil du temps pour atteindre parfois jusqu'à 10 mètres de long ! Ah oui, on vous avait bien prévenu, ça n'est pas pour les âmes sensibles !

 

Bref, ce "petit" ver est particulièrement à l'aise dans notre intestin car il trouve tout ce qu'il lui faut pour s'y nourrir, parmi les aliments que nous ingérons. Il s'accroche aux parois de l'intestin grâce à de petites ventouses et ne risque donc pas d'être expulsé chaque fois qu'on va à la selle. Au bout de quelques mois, notre ver est capable de procréer, tout seul. Cela va donner lieu à des larves, qui sont stockées dans de petits anneaux. Quelques anneaux sont ainsi libérés et se retrouvent dans les selles ou dans les sous-vêtements. C'est d'ailleurs ainsi, le plus souvent, que le ténia est diagnostiqué. Car il est la plupart du temps asymptomatique. Il peut également se manifester par un amaigrissement ou des crampes abdominales, mais rien de bien typique. En conséquence de quoi, on peut tout à fait vivre avec un ver solitaire pendant des années sans s'en rendre compte ! Quelque 500 000 cas sont diagnostiqués en France chaque année.

 

Oui, on ne peut pas cacher que tout cela n'est pas très appétissant. Mais...

 

 Le ténia n'est pas dangereux. Notamment, il ne va pas se mettre à grignoter vos intestins comme le voudrait une idée reçue.

 

 Il est relativement facile de s'en débarrasser une fois qu'on l'a identifié : il suffit de prendre un produit vermifuge. Mort, le ver va se détacher de lui-même et se retrouvera dans les selles.

 

 Il est possible de l'éviter au maximum : les larves se trouvent dans la viande. Si elle est bien cuite, les larves seront tuées : préférez donc la semelle au carpaccio ! 

 

8. Les lépreux, de véritables pestiférés ? 

La lèpre vous rappelle peut-être vos cours d'histoire ? Eh oui, il y a quelques siècles, la lèpre a fait des ravages, en France notamment. Afin d'éviter une contagion trop importante, les lépreux étaient isolés du village, dans des maladreries. Lorsqu'ils se déplaçaient en ville, ils devaient agiter une crécelle pour prévenir de leur passage, afin que les gens s'écartent. Même dans la mort, ils étaient isolés dans des "cimetières de lépreux".

 

Alors forcément, on se dit que pour que les autorités en arrivent là, c'est que la lèpre est forcément une maladie alarmante et dangereuse. La réponse est double : oui et non. La lèpre est provoquée par une bactérie, Mycobactérium leprae. Elle provoque des lésions cutanées, qui peuvent aller d'une dépigmentation de la peau qui devient insensible à des papules sur le visage, mais aussi des lésions nerveuses, plus ou moins graves selon le nerf touché. Des problèmes ORL et ophtalmologiques peuvent survenir.

 

Ca se soigne !

 Contrairement à une idée reçue, la lèpre n'est pas très contagieuse : elle se transmet uniquement entre les êtres humains, par des gouttelettes d'origine nasale, lors de contacts fréquents et rapprochés entre une personne contaminée et une personne saine. Le problème, c'est que la durée d'incubation est très longue, 5 ans en moyenne. Or, le malade est contagieux pendant cette période où il ne se sait pas malade et ne prend donc pas de précaution particulière. C'est probablement ce qui explique qu'on estime qu'aujourd'hui encore, il y ait environ 2,8 millions de lépreux dans le monde, dont beaucoup en Inde ou en Afrique.

 

 

 La bonne nouvelle ? Eh bien aujourd'hui, on sait soigner la lèpre ! Il s'agit d'une infection bactérienne... Le remède consiste donc en une antibiothérapie. En fait, le traitement de référence, aujourd'hui, associe trois antibiotiques, afin d'éviter toute résistance. La guérison se fait en général en 6 à 12 mois. Et une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, en voici une autre : la contagiosité cesse avec le début du traitement.  

 

9. Manger de la vache enragée, c'est si terrible ? 

Commençons par mettre les choses au clair. Contrairement à ce que semble indiquer cette expression populaire, la rage ne se transmet généralement pas du bovin à l'homme. En général, c'est plutôt un chien ou un animal sauvage type chauve-souris, qui constitue le principal vecteur de la rage, même si tous les animaux à sang chaud sont susceptibles de l'attraper. Elle se transmet par morsure, griffure ou léchage d'une plaie ou d'une muqueuse.

 

La rage est une maladie virale qui modifie le fonctionnement du système nerveux. L'un des premiers symptômes est la difficulté à avaler, ce qui explique l'une des images emblématiques de la rage : le chien qui bave. Suivent ensuite des troubles neuropsychiatriques variés (agitation, anxiété, peur de l'eau, entre autres) qui finissent par conduire au coma puis à la mort. L'incubation dure quelques jours à quelques mois. Une fois les symptômes déclarés, c'est la mort assurée. A ce jour, un seul cas de guérison est recensé : une jeune femme a survécu à la rage sans trop de séquelles, en 2004, aux Etats-Unis. Depuis, les médecins n'ont jamais réussi à sauver d'autres patients, malgré un protocole identique.

 

Alors la bonne nouvelle dans tout ça ? Eh bien il y en a plusieurs !

 

 D'abord, la rage a pratiquement disparu dans beaucoup de pays, notamment en France métropolitaine. Aucun cas humain n'y a été détecté depuis 1924. Ceci dit, la maladie continue de faire environ 55 000 morts humaines chaque année dans le monde, le plus souvent suite à une morsure de chien enragé.

 

 Il existe un vaccin très fiable pour les animaux domestiques. S'il n'est plus obligatoire en France, il reste fortement recommandé. Même si la rage a presque disparu de l'Hexagone, on n'est pas à l'abri d'une recrudescence. En outre, c'est grâce à la vaccination que la rage a tellement régressé.

 

 Vous vous êtes fait mordre par un animal potentiellement enragé ? N'ayez crainte, il reste, là aussi, une solution ! Il existe un vaccin pour les humains, qui doit être administré le plus rapidement possible après le contact à risque. Le processus est assez fastidieux : 4 à 5 injections sur un mois. Près de 5 000 personnes se font ainsi traiter chaque année, en vertu du principe de précaution.  

 

10. Je suis souvent de mauvais poil, je suis bipolaire ?! 

Si vous êtes sujets aux variations d'humeur, peut-être avez-vous déjà rempli l'un de ces tests sur internet : "Etes-vous bipolaire ?" Et vous avez eu le malheur de répondre "oui" à plus de deux questions alors cette fois, c'est sûr, puisque c'est écrit noir sur blanc : vous êtes bipolaire.

 

Or, vous venez de lire quelques informations relativement affolantes sur internet : dépression, épisodes maniaques, dépenses incontrôlées... Ca a l'air grave, tout de même, les troubles bipolaires, non ?

 

Oui, c'est grave ! Reste à savoir si vous en souffrez réellement. Les troubles bipolaires concernent 1 % à 2 % de la population. Il n'y a pas si longtemps, on parlait de psychose maniaco-dépressive, ce qui laisse un peu moins de place à l'imagination. En effet, contrairement à une idée qui a tendance à se répandre, ce n'est pas parce qu'on a des sautes d'humeur que l'on est bipolaire, heureusement !

 

Ils se caractérisent, il est vrai, par deux phases différentes. La plus significative est la phase maniaque, où le malade est anormalement enthousiaste, hyperactif, hyper créatif, hyper sociable. Bien ? Oui et non, car si cette phase comporte des avantages, elle est aussi très dangereuse. Beaucoup de personnes sont alors prises d'une envie incontrôlée de dépenser de l'argent ou de désirs sexuels démesurés, ce qui pose évidemment des problèmes sociaux parfois considérables. Par ailleurs, les malades ont tendance à se sentir invincibles lors de ces phases. Attention aux déconvenues de tous ordres... Par ailleurs, les phases dépressives peuvent être particulièrement fortes, avec un risque de suicide non négligeable. On estime d'ailleurs qu'environ 20 % des personnes bipolaires meurent par suicide.

 

Des thymorégulateurs

On ne connait pas encore précisément les causes de cette maladie mais on estime qu'une sensibilité génétique et des facteurs environnementaux entrent en ligne de compte.

Vous vous demandez quels sont les points positifs ?

 

 Les troubles bipolaires sont bien moins fréquents que leur exposition médiatique ne le suggère. Si votre humeur est changeante, il peut s'agir de beaucoup d'autres choses, bien moins graves, à commencer par votre caractère, tout simplement. Toutefois si vous vous posez de sérieuses questions, consultez un psychiatre. Seule une personne du corps médical est capable de poser un diagnostic, ne vous fiez pas aux pseudo-tests que vous trouverez sur internet ou dans les magazines.

 

 S'il s'avérait effectivement que vous êtes bipolaires, des médicaments efficaces existent aujourd'hui : les thymorégulateurs permettent, comme leur nom l'indique, de lisser l'humeur, évitant ainsi l'alternance de phases maniaques et dépressives. Une des difficultés, cependant, consiste à convaincre le malade de continuer à prendre son médicament en toutes circonstances : en effet, s'il accepte facilement de voir disparaître les phases dépressives, les phases maniaques, pendant lesquelles il est très créatif et énergique, lui manquent souvent. 

Source 

 

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