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Le nucléaire russe se pose en sauveur d’Areva

Publié par MaRichesse.Com sur 8 Janvier 2017, 05:01am

Catégories : #TECHNOLOGIE, #ECONOMIE, #RUSSIE, #EUROPE

Le nucléaire russe se pose en sauveur d’Areva

Areva n’est pas le seul groupe nucléaire à connaître une mauvaise passe. Il y a aussi Toshiba. Propriétaire de l’américain Westinghouse, le conglomérat japonais a annoncé qu’il allait sans doute devoir inscrire dans ses comptes des charges de dépréciation de « plusieurs milliards de dollars » suite à l’acquisition en 2015 du spécialiste de l’énergie nucléaire CB&I Stone & Webster.

La mésaventure de Toshiba - qui s’est soldée par un effondrement de son cours de Bourse - témoigne de la fragilité du secteur. Certains acteurs parviennent cependant à s’en sortir. Ce sont ceux qui sont soutenus par un Etat fort : les chinois CGN et CNNC ainsi que le russe Rosatom. « La Chine s’appuie sur son énorme marché intérieur et bénéficie des effets de série et des courbes d’apprentissage des premières centrales, indique Bertrand Barré, professeur à l’Institut national des sciences et techniques nucléaires. Idem pour les Russes qui disposent en sus de perspectives à l’exportation et de facilités pour financer leurs projets. »

Rosatom, qui emploie 255.000 personnes dans quarante pays, est en pleine forme. Le conglomérat a réalisé en 2015 un bénéfice d’environ 2 milliards d’euros et vise à terme près de 30% du marché nucléaire mondial. Le 27 décembre, il a lancé un appel du pied à Areva. Andrey Rozhdestvin, directeur des activités en Europe de l’Ouest, a indiqué lors d’une conférence de presse que Rosatom aurait aimé entrer dans le capital de la division réacteurs Areva NP au côté d’EDF (finalement, ce sera le japonais Mitsubishi et CGN). Aujourd’hui, le russe veut se montrer indispensable. Il est prêt à élargir son partenariat avec l’ex-Framatome. Mais aussi avec EDF, Engie, le Commissariat à l’énergie atomique et même Schneider Electric. « Pourquoi ne pas travailler ensemble ? », indique Andrey Rozhdestvin. La filière nucléaire est en souffrance. Mais elle compte de nombreux « amis » prêts à l’aider.

 

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