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«François Hollande est un faux gentil et un vrai méchant»

Publié par MaRichesse.Com sur 8 Janvier 2017, 05:32am

Catégories : #FAITSDIVERS, #PEOPLE

«François Hollande est un faux gentil et un vrai méchant»

Dans une interview donnée au Monde, l'ex-conseiller de l'Élysée, Aquilino Morelle, étrille le président de la République.
Le constat, brut, est rendu d'autant plus cruel pour le chef de l'État qu'il est signé par quelqu'un qui l'a côtoyé de près. Son ancien conseiller Aquilino Morelle, qui publie le 11 janvier L'Abdication, s'exprime ce samedi dans Le Monde. Il y est tout sauf tendre.
» Hollande ou la tentation Macron
Selon l'ancien conseiller, «François Hollande ne voulait pas exercer le pouvoir: il voulait seulement être président de la République». Aquilino Morelle estime que «toutes les qualités de l'homme» pour «conquérir le pouvoir, se sont retournées contre lui, une fois à l'Élysée»: «intelligence», «habileté», «art de la “synthèse”». «Ce qui m'a frappé très vite [...] c'est son incapacité à comprendre et à respecter les règles de l'exercice de l'État. Il est toujours resté comme extérieur à la fonction présidentielle, qu'il n'a jamais su, ou peut-être voulu, incarner.» Et de lancer: «Étrange président que cet homme plein de charme et dénué de toute autorité».
À ses yeux, «ce sont les Français, par leur défiance massive, qui ont imposé au président d'abdiquer», d'autant que la rupture entre le président et le peuple ne date pas d'hier, mais «s'est produite dès la fin de l'année 2012», notamment après «le choix de la résignation» à l'austérité en Europe. «Il n'a jamais voulu devenir ce leader d'une nouvelle Europe (...) Il a enterré tout espoir de changement en se résignant à l'austérité, en acceptant, sans véritable renégociation, le pacte budgétaire européen imposé par Merkel et signé par Sarkozy. Ce renoncement inaugural a précédé et déterminé tous les autres.»
Regrets

Pourquoi alors, dans ces conditions, n'avoir pas quitté l'Élysée après Florange, à l'automne 2012? «Florange a signé l'arrêt de mort de ce qui faisait l'esprit du discours du Bourget» et la coupure «définitive des classes populaires», mais «le président n'avait été élu que depuis six mois [...] et j'ai cru qu'à ma place, je pourrais infléchir le cours des choses», répond Aquilino Morelle. Celui qui est également ami de Manuel Valls (mais qui soutient Montebourg) avait dû quitter ses fonctions de conseiller politique auprès du président en avril 2014 après des accusations de conflit d'intérêt avec l'industrie pharmaceutique, finalement classées sans suite. 


Il avait également été mis en cause pour avoir fait venir un cireur pour ses chaussures de luxe dans une annexe de l'Élysée. S'il a dit au Monde «regrette(r)» cette affaire, il a déploré que François Hollande «se soit abaissé à utiliser cette faute pour se débarrasser» de lui. «Que pendant un an, alors qu'il avait été mis au courant de ce faux pas, il ne m'ait jamais parlé, jamais tancé. Que pendant un an, il m'ait menti, trahi méthodiquement, me souriant dans le même temps où il organisait mon éviction», regrette Morelle. «J'ai commis une faute? Certainement. Qui n'en commet pas? Lui a consenti à un coup bas. François Hollande est un faux gentil et un vrai méchant», ajoute-t-il. 

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