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Conseil national : François Fillon veut resserrer les rangs

Publié par MaRichesse.Com sur 14 Janvier 2017, 08:55am

Catégories : #POLITIQUE

Conseil national : François Fillon veut resserrer les rangs

François Fillon pense-t-il à Ségolène Royal ? Songe-t-il à la façon dont les éléphants socialistes ont attaqué, esquinté leur candidate en 2007, allant, selon l'un de ses soutiens de l'époque, « jusqu'à la faire perdre » ? Certes, l'ancien locataire de Matignon, élu pour représenter Les Républicains et plus largement la droite à la présidentielle, n'a pas à faire face aux mêmes procès en illégitimité que la candidate socialiste en son temps. Plusieurs fois ministre, Premier ministre de Nicolas Sarkozy, candidat déclaré très tôt à la primaire de la droite, le Sarthois a acquis depuis longtemps son droit à la candidature. Même le plus acrimonieux et le plus amer des ténors de la droite n'oserait remettre en question – micro ouvert – la légitimité de sa présence dans cette compétition élyséenne.

 

Fillon trace sa route

Alors, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ? N'exagérons rien. Sa remontée aussi tardive qu'inattendue a créé amertume et jalousie chez ceux qui, quand on évoquait devant eux François Fillon quelques semaines encore avant le premier tour, s'amusaient à rétorquer, hilares : « Qui ça ? » Finalement, « Mister Nobody » l'a emporté. « Mister Nobody » semble tenir dans ses mains leurs destins respectifs. Insupportable pour certains, qui osent, tel Laurent Wauquiez, dénigrer un projet présidentiel qui « ne peut pas être que du sang et des larmes ». Agaçant également pour Christian Estrosi, qui a profité du passage de François Fillon à Nice pour rappeler qu'il n'était pas filloniste et mettre en garde « en tant que gaulliste social » : « Si nous ne parlons pas aux millions de Français issus des classes moyennes, alors nous créerons les conditions de la progression des extrêmes. Le mot social n'est pas une grossièreté. »

Face à ces amabilités, Fillon, droit dans ses bottes et convaincu désormais de représenter l'anti-système, réplique : « Chacun pense ce qu'il veut. Moi, je trace ma route. C'est moi le candidat à l'élection présidentielle. »

 

Déjeuner et poignées de main

Mais le scrutin de 2007 l'a montré, un candidat mal soutenu par les siens peine à convaincre au-delà de son enclos partisan. Les élus ne font pas une élection, mais ils fredonnent une musique de fond, d'ambiance, dont les paroles finissent pas infiltrer le cerveau des électeurs comme celles d'une mauvaise chanson pourtant diffusée en boucle. Fillon doit éviter cela. Le conseil national du 14 janvier à la Mutualité est l'occasion de se positionner en rassembleur, de faire taire les agitateurs en s'imposant comme le chef de clan.

Après une ribambelle de discours, le candidat invitera les cadres du parti, secrétaires départementaux et présidents des fédérations à déjeuner au premier étage de la salle du 5e arrondissement. Lui qui ne raffole pas de ce genre d'exercice a-t-il pris conscience de l'importance d'avoir à ses côtés un mouvement motivé ? Certains, dans son entourage, restent marqués par la campagne pour la présidence du parti en 2012. À peine les meetings achevés, le candidat Fillon filait souvent à l'anglaise, refusant de se prêter au jeu des poignées de main, y compris avec les cadres locaux organisateurs de la campagne. Pour ceux qui à l'époque étaient ses lieutenants, sa défaite s'explique, en partie, par cette difficulté à tisser du lien. Pas question, donc, de réitérer les erreurs passées.

lepoint

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