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Certains Américains n'arrivent toujours pas à accepter l'élection de Donald Trump

Publié par MaRichesse.Com sur 2 Décembre 2016, 01:00am

Catégories : #TRUMP, #POLITIQUE, #ETATS-UNIS

Certains Américains n'arrivent toujours pas à accepter l'élection de Donald Trump

Demandes de recompte, spéculations incessantes autour du collège électoral, désir de voir Obama rester très actif en politique... La liste des symptômes est longue.

On connaît la liste des cinq phases du deuil, élaborée par la psychiatre Elisabeth Kübler-Ross: choc ou déni, colère, marchandage, dépression et acceptation. Manifestement, après la victoire de Donald Trump lors de l'élection présidentielle du 8 novembre, une partie des Américains n'en sont pas encore au cinquième stade mais plutôt au troisième, celui du marchandage. Au moins trois symptômes récents en attestent.

Le premier est le plus médiatisé: le recompte des voix d'ores et déjà exigé par la candidate écologiste Jill Stein dans l'État du Wisconsin, et son projet d'en faire de même dans le Michigan et en Pennsylvanie, ces trois États étant ceux qui ont fourni la victoire à Donald Trump. Une initiative qualifiée d'«arnaque» par le président élu. Marc Erik Elias, un des juristes de la campagne de Clinton, a expliqué que celle-ci allait se joindre à la procédure dans le Wisconsin mais que, pour l'instant, les travaux qu'elle a menés n'ont mis en évidence aucune fraude ou manipulation. Une ligne sur laquelle campe également l'administration Obama.

La campagne en faveur d'un recompte a été alimentée par la publication récente d'un article du New York Magazine relayant des arguments de chercheurs sur une possible manipulation des résultats, mais ceux-ci ont été très critiqués. Le magazine The Atlantic s'est d'ailleurs inquiété de «spéculations infondées» sur les résultats de l'élection.

Deuxième symptôme: la poursuite du débat sur le système du collège électoral, qui devrait sacrer officiellement Donald Trump le 19 décembre alors même que l'avance en voix de Hillary Clinton sur son adversaire dépasse désormais les 2 millions, un record pour une candidate battue. Des appels –notamment un, très médiatisé, du chercheur Lawrence Lessig– circulent toujours demandant aux grands électeurs républicains de ne pas voter pour Trump. Mais il faudrait que 38 d'entre eux sur 306 votent pour Clinton (soit l'équivalent de l'intégralité de la délégation du Texas) pour que le résultat soit inversé.

Des anti-Trump ont aussi suggéré une solution alternative: que suffisamment de grands électeurs votent pour un Républicain modéré (Mitt Romney, John Kasich ou Michael Bloomberg) pour que personne n'obtienne la majorité absolue. Des grands électeurs démocrates sont d'ailleurs prêts à rejoindre cette initiative pour lui donner plus de poids. Des juristes des administrations Obama et Bush ont également estimé que le collège électoral devrait bloquer l'élection de Trump si ce dernier ne cédait pas ses activités pour éviter les conflits d'intérêts. Si jamais aucun des candidats n'obtenait 270 grands électeurs, la Chambre des représentants, où les Républicains sont majoritaires, élirait le président, à raison d'une voix pour la délégation de chaque État.

Troisième symptôme, beaucoup plus discret: à défaut de voir Hillary Clinton au pouvoir, certains manifestent un désir de ne pas voir Barack Obama trop s'éloigner au moment de son départ de la Maison-Blanche. Slate.com faisait ainsi récemment état du lancement d'une pétition (qui n'a seulement recueilli que quelques centaines de signatures pour l'instant) demandant que le 44e président des États-Unis se présente dans l'Illinois aux élections de mi-mandat à la Chambre des représentants en 2018. Sa candidature pourrait en effet doper celles des autres candidats démocrates et lui permettrait ensuite de se présenter à la présidence de la Chambre, qui est dans les faits le deuxième poste le plus important du pays.

Seul problème: si Obama a, dans la foulée de l'élection de Trump, manifesté son intention de rester davantage impliqué dans la vie publique, cela n'ira probablement pas jusqu'à être à nouveau candidat à une élection. Le dernier président des États-Unis à avoir eu une carrière au Congrès après son mandat est Andrew Johnson, le successeur de Lincoln, qui fut élu sénateur du Tennessee juste avant sa mort, en 1875. 

 Slate

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