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Pour François Hollande, François Fillon n'avait «aucune chance»

Publié par MaRichesse.Com sur 21 Novembre 2016, 17:22pm

Catégories : #POLITIQUE, #FRANCE

Pour François Hollande, François Fillon n'avait «aucune chance»

Dans le livre de confidences de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, «Un président ne devrait pas dire ça», le chef de l'État s'était livré à un bien piètre pronostic concernant la primaire de la droite et du centre.

«En fait, il n'y en aura que deux, Juppé et Sarkozy. Le Maire n'est là que pour être un troisième larron. Le Maire, c'est Montebourg. Il se vendra le moment venu. Plus à mon avis à Juppé qu'à Sarkozy. Fillon n'a aucune chance. Non pas parce qu'il n'a pas de qualités, il en a sans doute; ni un mauvais programme, il a le programme le plus explicite; non parce qu'il n'a pas de densité personnelle… Mais son rôle est tenu par Juppé. C'est-à-dire pourquoi voter Fillon, alors qu'il y a Juppé? Il n'y aurait pas Juppé, je dirais oui, sans doute que Fillon est le mieux placé pour disputer à Sarkozy l'investiture. Mais il se trouve qu'il y a Juppé.»

La prédiction visionnaire, signée François Hollande, est cruellement relatée dans le livre des journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme: Un président ne devrait pas dire ça. Elle risque bien d'être largement relayée dans les jours à venir, malgré l'appel d'une soixantaine de personnalités à stopper le Hollande-Bashing en cours depuis quatre ans.

 

Certes, la confidence remonte à mai 2016. Soit bien avant la remontée fulgurante de François Fillon dans les sondages qui lui permet ce dimanche 20 novembre de recueillir 44,1% des voix au premier tour de la primaire de la droite et du centre devant Alain Juppé (28,6%) et Nicolas Sarkozy (20,6%), selon des résultats partiels (9.496 bureaux de votes dépouillés sur 10.229. 

«Je n'en sais rien»

Ces derniers jours, quand on lui demandait son pronostic sur le scrutin, sa réponse avait changé. «Je n'en sais rien», confiait-il à ses conseillers comme désorienté, relate le JDD. Lui qui avait tellement misé sur une victoire de Nicolas Sarkozy à droite pour asseoir sa propre candidature à gauche en jouant les remparts voit son avenir un peu plus embrouillé. Ce, alors qu'il dispose maintenant de moins d'un mois pour se lancer et participer à la primaire du PS.

En éliminant son rival déchu de 2012 dès le premier tour, les électeurs ont-ils tenu à signifier ce dimanche leur désir de ne pas revivre l'an prochain un remake de la dernière présidentielle? La France en a marre de voir s'affronter François Hollande et Nicolas Sarkozy, écrivions-nous en septembre

«Regardez où il est aujourd'hui»

Chez les partisans du chef de l'État, on cherchera plutôt sans doute à trouver satisfaction dans l'excellent score surprise réalisé par François Fillon. 

«Il est parti de loin, on ne donnait par cher de lui au début de la campagne et regardez où il est aujourd'hui», commentait en fin de semaine dernière un proche du président de la République au site Atlantico.

«Si Fillon a dominé les deux débats de la primaire et fait un carton chez Karine Le Marchand, c'est parce qu'il est sincère. Il ne fait pas de la com' mais du fond», expliquait à la même source un conseiller du chef de l'État. Sous entendu: comme Hollande. 

De même, le programme libéral et conservateur de l'ancien Premier ministre laisserait davantage de chance à un candidat de gauche de se qualifier pour le second tour de la présidentielle. En période de grande incertitude, rien n'empêche en effet de se raccrocher à la bonne vieille méthode coué. 

 Slate

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