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Conseils, science, sante et bien-être


Les distributeurs de billets sont de véritables nids à microbes

Publié par MaRichesse.Com sur 23 Novembre 2016, 18:00pm

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE, #SCIENCE

Les distributeurs de billets sont de véritables nids à microbes

Et voilà ce sur quoi vous posez les doigts lorsque vous retirez de l'argent.

Des traces de peau humaine, de nourriture moisie, et des parasites favorisant le risque de maladies infectieuses, voici ce qui se trouve –entre autres– sur le clavier des distributeurs de billets que vous empruntez chaque semaine. Imaginez le nombre de doigts, pas toujours très propres, qui tapotent des dizaines de fois par jour sur ces claviers laissés à l'air libre. Il suffit que l'on ait touché une multitude de choses pour qu'à chaque retrait de billets, vous laissiez un petit surplus de microbes personnels à vos successeurs. 

C'est ce que révèle une étude menée par des chercheurs de l'université de New York. Après avoir mis le doigt sur la centaine de bactéries différentes qui existe dans le métro, ceux-ci se sont penchés sur le potentiel microbien des guichets automatiques. 

 

«Les distributeurs de billets sont une surface intéressante, tant du point de vue de la biodiversité que dans une perspective de santé publique», écrivent-ils dans la revue mSphere.

Des champignons, des parasites intestinaux et vaginaux

Pour mesurer la saleté des distributeurs de billets, et comprendre de quoi elle est composée, les chercheurs américains ont donc écumé soixante-six guichets automatiques de différents quartiers new-yorkais tels que Manhattan, Brooklyn et Queens, explique le Daily Mail. En essuyant le clavier de chacun de ces guichets, les échantillons ont révélé sans surprise que l'élément le plus présent sur ces claviers était des bactéries issues de la peau humaine, semblables à celles que l'on peut trouver sur nos oreillers, nos téléviseurs et dans nos salles de bains.

Dans une mesure limitée, mais tout à fait surprenante, les échantillons ont notamment révélé la présence de «communautés fongiques», c'est-à-dire des espèces de champignons, dont certaines liées au tractus gastro-intestinal, cette voie de passage des aliments qui débute aux lèvres pour se terminer à l'anus. Une autre espèce de bactéries provenant des muqueuses génito-urinaires a même été observée, sans compter un nombre alarmant de parasites favorisant le risque de malades infectieuses, comme la toxoplasmose.

Quand on découvre tout cela, on comprend mieux pourquoi le Telegraph comparait il y a quelques années la saleté des distributeurs de billets à celle des toilettes publiques.  

Du poisson et du poulet, en fonction des quartiers

Tout aussi intéressant pour en apprendre davantage sur la sociologie de nos distributeurs de billets, les chercheurs de New York ont enfin observé la présence de traces alimentaires sur les claviers numérotés essuyés, raconte le magazine City Lab. Les molécules alimentaires n'étaient pas les mêmes en fonction des quartiers de la ville. Les chercheurs ont remarqué la prédominance de traces de moullusques et de poissons dans les quartiers asiatiques de Flushing et de Chinatown, tandis que les guichets automatiques du quartier de Harlem présentaient, eux davantage de traces de poulet.

«Les distributeurs situés dans les zones dans lesquelles la population est majoritairement blanche, étaient eux, recouverts de molécules alimentaires plus riches en sucre, comme celles que l'on trouve dans les gâteaux et confiseries», concluent enfin les chercheurs qui veulent toutefois relativiser leurs propos en prenant en compte d'autres facteurs, tels que la fréquence de nettoyage des machines ou encore la présence d'une population plus ou moins touristique dans ces différents quartiers de la ville.

Même si toutes ces données peuvent paraître inquiétantes, Jane Carlton, une spécialiste de la microbiologie urbaine à luniversité de New York, se veut elle plutôt rassurante. Elle explique au New York Times que la majorité des bactéries observées dans l'étude est inoffensive pour notre santé, car beaucoup de microbes trouvés sur les claviers sont encore trop petits pour être nuisibles. 

Il n'empêche que pour protéger la propreté de votre organisme et celle de votre entourage, vous feriez mieux d'adopter un réflexe: vous laver les mains à chaque fois que vous aurez retiré de l'argent au distributeur.  

 Slate

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