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La dernière mission de Barack Obama il y a 3 heures

Publié par MaRichesse.Com sur 13 Novembre 2016, 19:30pm

Catégories : #OBAMA, #TRUMP, #EUROPE, #ETATS-UNIS

 La dernière mission de Barack Obama  il y a 3 heures

Barack Obama ne s’attendait certainement pas à devoir jouer les équilibristes en fin de second mandat. Mais l’élection de Donald Trump le 9 novembre dernier, contre toute attente, a rebattu les cartes. Avant de passer le relais au républicain, le 44e président des Etats-Unis entamera donc lundi 14 novembre une tournée d’adieu en Europe avec une mission bien particulière : rassurer les partenaires européens, alliés des États-Unis, quant au futur de la diplomatie internationale.

 

La classe politique européenne, tout comme les médias, prévoyait l’arrivée de Hillary Clinton à la Maison Blanche. Une personnalité avec laquelle l’Union européenne avait eu l’occasion de travailler, notamment lorsqu’elle était secrétaire d’Etat. François Hollande lui-même avait parié sur la victoire de la démocrate. Or, l’élection de Donald Trump en a déstabilisé plus d’un. Pour Obama, le numéro est tout de même difficile à réaliser. Pendant la campagne, il s’était personnellement engagé auprès de Hillary Clinton et avait à maintes fois dénoncé, avec une certaine virulence, le danger d’une présidence Trump et l’incapacité du magnat des affaires à endosser le rôle de président de la première puissance mondiale. Pourtant, au nom d’une transition apaisée, ce à quoi il a appelé lors de son discours au lendemain de l’élection, Barack Obama devra donc jouer les médiateurs lors de sa tournée européenne, et rassurer des homologues européens inquiets du devenir de la démocratie américaine. 

 

De la Grèce à l'Allemagne

 

Barack Obama effectuera sa première visite mardi 15 novembre en Grèce. Il rencontrera le Premier ministre Alexis Tsipras, et entend remercier "la remarquable générosité" du pays vis-à-vis de l’accueil des réfugiés et migrants. Le président américain se rendra notamment au Parthénon d’Athènes, puis prononcera un discours sur les défis de la mondialisation. Obama prendra ensuite la direction de l’Allemagne afin d’échanger avec Angela Merkel, "partenaire le plus proche tout au long de sa présidence" selon le conseiller présidentiel Ben Rhodes. La chancelière allemande avait rappelé à Donald Trump dès son élection que les règles de la coopération internationale étaient régies selon "la liberté, le respect du droit, de la dignité de l’homme indépendamment de sa couleur de peau, de sa religion, de son sexe, de son orientation sexuelle ou de ses convictions politiques", envoyant un message clair au nouveau président élu. 

 

Pendant sa tournée, Barack Obama rencontrera également François Hollande, Theresa May et Matteo Renzi. Le président Français s’est entretenu au téléphone le 11 novembre avec Donald Trump. Pendant près de dix minutes, les deux hommes ont échangé sur leur volonté de travailler en commun sur des sujets difficiles tels que l’Irak, la Syrie, mais aussi l’accord de Paris.

Changement de scénario

 

Dans le cas d’une présidence Clinton, "le but du voyage était de rassurer tout le monde en expliquant que les États-Unis avaient traversé une campagne électorale difficile que cela allait aller. Sauf que […] nous avons tout simplement un scénario différent", a résumé auprès de l'AFP Heather Conley, du Center for Strategic and International Studies. Et l’Europe n’a jamais caché ses inquiétudes au regard de la politique étrangère souhaitée par Donald Trump. Remise en cause de l’Otan, dénonciation de l’accord de Paris sur le climat, volonté de revenir sur l’accord négocié durement avec l’Iran sur son programme nucléaire… Donald Trump entendait, pendant sa campagne, redéfinir les rapports de force où sont impliqués les Etats-Unis. Sans compter ses louanges à l’égard de Vladimir Poutine, pourtant assez isolé par la communauté internationale. 

Effet de répliques à craindre

 

Et au-delà de la politique étrangère américaine et des relations diplomatiques, la classe politique européenne s’inquiète d’un possible effet ricochet de l’élection de Donald Trump. Le discours populiste du républicain a beaucoup parlé à la classe moyenne, ainsi que son discours anti-immigration et très conservateur. Ce qui pourrait permettre à certains mouvements européens de prendre davantage d’ampleur. En France, au lendemain de l’élection américaine, Marine Le Pen avait annoncé que la victoire de Trump était une « bonne nouvelle pour la France », notamment en vue de l’élection de mai 2017. "[Les dirigeants européens] sont très inquiets car les mêmes forces populistes et nationalistes, que ce soit sur l’immigration ou le libre-échange, ont une expression politique très forte au sein de l’Europe", a souligné Heather Conley. 

Un phénomène contre lequel Barack Obama lui-même avait mis en garde lors d’une prise de parole à l’ONU en septembre dernier. Il avait insisté sur la nécessité d’une réflexion accrue sur les raisons pour lesquelles, à l’échelle mondiale, les populations avaient "le sentiment de ne plus avoir prise" sur le fonctionnement et l’avenir de leur pays. "Le monde est, à de nombreux égards, moins violent et plus prospère que jamais", avait-il constaté en préambule. "Pourtant, nos sociétés sont marquées par l’incertitude, le malaise et les affrontements. C’est le paradoxe qui définit notre monde", avait-il ajouté. "Nous devons faire un choix", avait-il insisté. "Nous pouvons décider d’aller de l’avant grâce à un modèle d’une meilleure coopération et intégration. Ou bien nous pouvons régresser, et nous enfermer dans un monde plus divisé que jamais, et en conflit perpétuel".

LCI

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