Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Marichesse.com

Marichesse.com

Conseils, science, sante et bien-être


Fillon sur la Russie : «Un pays dangereux qui n'a jamais connu la démocratie»

Publié par MaRichesse.Com sur 23 Novembre 2016, 17:34pm

Catégories : #POLITIQUE, #FRANCE, #RUSSIE

Fillon sur la Russie : «Un pays dangereux qui n'a jamais connu la démocratie»

Taxé par ses adversaires d'être le candidat le plus «réactionnaire» du second tour de la primaire, François Fillon a tenu à casser l'image qui lui est accolée en prenant quelques distances avec la personne de Vladimir Poutine.

Parmi les angles d'attaque déployés par le camp Juppé pour caractériser le conservatisme de François Fillon, sorti largement en tête du premier tour de la primaire de la droite, on trouve notamment les positions conciliantes du député de Paris sur Vladimir Poutine. «Parler avec la Russie, ce n'est pas être béni-oui-oui», a tancé le maire de Bordeaux lors d'un meeting à Toulouse mardi soir. Dans son viseur: le fait que l'élu de la capitale soit très apprécié à Moscou - son succès a été qualifié «d'événement sensationnel» par le président de la commission des affaires étrangères de la Douma, Alexeï Pouchkov. Une image «d'ami de Moscou» que l'ex-élu de la Sarthe ministre a tenu à contrebalancer ce mardi sur Europe 1, en dénonçant «un pays dangereux parce qu'il est bourré d'armes nucléaires, et qui n'a jamais connu la démocratie». Un propos déjà tenu sur le plateau de «L'Émission politique» de France 2, le 27 octobre dernier, où il avait chargé «un régime instable et dangereux».

«J'ai travaillé avec Poutine quand j'étais premier ministre. J'ai obtenu beaucoup d'accords qui ont été extrêmement favorables à la France parce que je me suis toujours battu avec lui. C'est un interlocuteur difficile. Ce n'est pas un ami, c'est un interlocuteur qui respecte ceux qui sont capables de tenir leurs engagements», affirme toutefois François Fillon, qui ne veut pas s'attarder outre-mesure sur ce point. «Je dis que la question de Poutine n'a aucun intérêt. Quel que soit le dirigeant russe, c'est le plus grand pays du monde en surface, il a une culture profondément européenne, il a des richesses naturelles très importantes, et il est dangereux parce qu'il a beaucoup d'armes nucléaires», poursuit le parlementaire, qui s'est rendu à de très nombreuses reprises à Moscou depuis 2008.

«La question qui est posée, c'est “est-ce que l'on essaye de stabiliser la Russie et de l'ancrer en Europe, ou est-ce que l'on s'en fiche de l'isoler, de la provoquer et mieux encore de la pousser vers l'Asie qui est notre véritable problème?” Parce que les menaces pour l'Europe à moyen et long terme, ce n'est pas la Russie. La Russie n'est en rien une menace économique ou financière, la menace c'est la Chine», croit savoir le favori de la primaire à droite. Pour François Fillon, qui s'est toujours fait le défenseur d'un renforcement de la coopération entre la France, la Russie et l'Iran, cette approche apparaît clairement plus distante que celle assumée jusqu'ici.

L'ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy s'est en effet clairement prononcé contre le maintien des sanctions économiques adoptées par l'Union européenne contre la Russie en réaction à la crise en Crimée et dans le reste de l'Ukraine. Pour François Fillon, désormais champion de la droite catholique, ce positionnement permet de marquer sa proximité avec les défenseurs des Chrétiens d'orient, mais aussi de se placer dans la tradition gaulliste de non-alignement vis-à-vis de l'Otan et des États-Unis. Si François Fillon remportait la présidentielle, la France pourrait donc opérer un revirement diplomatique important, notamment sur la question syrienne. Un changement qui pourrait s'accompagner de quelques tensions avec l'Allemagne d'Angela Merkel, qui reste, elle, une farouche opposante à Vladimir Poutine. 

 Lefigaro

Commenter cet article

Archives