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Donald Trump ou le triomphe de l'inculture

Publié par MaRichesse.Com sur 5 Novembre 2016, 13:54pm

Catégories : #POLITIQUE, #ETATS-UNIS, #TRUMP

Donald Trump ou le triomphe de l'inculture

Au fond peu importe le résultat des élections américaines mardi prochain: d'une certaine manière, Donald Trump a déjà gagné et avec lui une certaine idée de l'Amérique. Le simple fait qu'on puisse encore spéculer à cette heure sur ses chances d'être élu en dit long, très long, sur la déliquescence et l'appauvrissement d'une nation aussi puissante et moderne que celle des États-Unis.

Longtemps encore, nous resterons marqués et accablés par l'image de ce candidat aussi improbable que pitoyable, par son incroyable aplomb, par sa capacité ahurissante à débiner sottises sur sottises, à se répandre en invectives nauséabondes, à vilipender les femmes, les Noirs, les minorités en général sans que son crédit en soit durablement entamé.

Sans parler de sa totale incurie intellectuelle, de son aphasie cérébrale, de son inculture crasseuse, de sa vulgarité sidérante, de sa mauvaise foi triomphante, de sa haine bien trempée, de sa goujaterie sans limites, de sa capacité à enfiler mensonge sur mensonge, de sa propension à raconter absolument n'importe quoi sur des sujets d'une importance cruciale.

Flickr/Gage Skidmlore-Donald Trump speaking with supporters at a campaign rally at Fountain Park in               Fountain Hills, Arizona.

Et pourtant mardi prochain, ils seront des millions d'Américains à le plébisciter. À tenter de le porter vers la Maison-Blanche. À espérer qu'il devienne leur prochain président, lui, une petite frappe fascisante, ignare, pleine de fiel, au vocabulaire si étriqué qu'il pourrait échouer à l'examen d'entrée de l'école primaire, un mégalomane de la pire espèce capable de plonger demain le monde dans une crise si profonde qu'il faudra des générations pour s'en remettre.

Comme nous n'avons toujours pas vraiment compris comment l'Allemagne a pu s'adonner avec une dévotion pareille et un tel élan suicidaire au nazisme, nous n'arrivons toujours pas a intérioriser l'idée qu'un pays aussi éclairé que l'Amérique, aux universités si puissantes, à la capacité d'innovation sans pareille, à la culture populaire aussi variée, puisse se laisser séduire par un histrion de cette sorte.

Probablement qu'à force d'engraisser son cerveau de programmes de télévision d'une stupidité sans nom, de s'avaler des kilomètres de publicités d'une bêtise innommable, de s'enthousiasmer pour des films de super-héros d'une connerie abyssale, de passer ses soirées à converser sur des réseaux sociaux avec des individus aussi bornés et décérébrés que vous, a rendu le cortex cérébral si délabré, si inapte à fonctionner, que l'idée même du mal et du bien, de morale, de bon sens, a fini par disparaître.

      Flickr/Gage Skidmore-Donald Trump speaking with supporters at a campaign rally at Veterans Memorial             Coliseum at the Arizona State Fairgrounds in Phoenix, Arizona

Ne reste plus qu'une sorte de cervelet tout juste bon à applaudir aux vociférations d'un petit chef dont on loue l'éloquence quand il ne s'agit que de formules à l'emporte-pièce, l'audace et le courage là où il n'est question que d'opportunisme et de récupération d'une colère plus ou moins justifiée, laquelle ne sert bien souvent que de cache-sexe à des égoïsmes et à des relents idenditaires absolument détestables.

La démocratie n'a pas été conçue pour porter au pouvoir un jean-foutre comme Donald Trump qui se fout de l'idée même de démocratie. Elle n'a pas été inventée pour que nous demandions au pire d'entre-nous de nous représenter à la tête de l'Etat. Elle ne peut pas installer à son sommet sans se renier une personne qui nie les idéaux mêmes qui la sous-entendent, le respect de chacun, l'égalité entre ses citoyens, l'esprit de concorde.

Et si elle l'autorise alors elle n'a plus lieu d'être, elle devient juste la caisse enregistreuse d'un fascisme qui ne porte pas (encore) son nom.

Donald Trump est de cette engeance-là.

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