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Comment le Kremlin a trollé avec succès la présidentielle américaine

Publié par MaRichesse.Com sur 26 Novembre 2016, 12:18pm

Catégories : #ETATS-UNIS, #RUSSIE, #POLITIQUE

Comment le Kremlin a trollé avec succès la présidentielle américaine

Hackage de comptes gouvernementaux et médiatiques, diffusion de contenus erronés… une équipe de trolls aurait tenter de saboter la démocratie américaine en favorisant le candidat Trump.

Il ne fait nul doute que de fausses informations ont beaucoup circulé durant la campagne de l'élection présidentielle américaine. Soutien affiché de Donald Trump, la Russie n'a pas fait figure d'exception dans cette grande foire de l'information éronnée. D'après le Washington Post, le gouvernement russe a commandé la création et la diffusion d'articles trompeurs condamnant fermement Hillary Clinton durant la campagne politique américaine, afin d'affaiblir la candidate démocrate et faire grimper en flèche la cote de son rival républicain. 

Le travail aurait été accompli par des milliers de botnets, des équipes de «trolls» payées pour diffuser un type d'information bien précis sur les sites d'informations américains et leurs comptes sur les réseaux sociaux. Ces pirates russes se seraient débrouillés pour hacker les ordinateurs des responsables électoraux de plusieurs États américains, faire remonter en haut de la toile quelques sites d'extrême droite, et accentuer l'apparition de tensions internationales entre les États-Unis et la Russie.

Leur but? Mettre en péril la démocratie américaine à un moment où celle-ci est particulièrement vulnérable. D'ailleurs, Google et Facebook s'y seraient laissés prendre, malgré leur volonté affichée de lutter contre la diffusion de fausses informations. D'autant plus que les plaintes se généralisent un peu partout à cet égard. 

Pour Clint Watts, chercheur à l'Institut de recherche sur la politique étrangère et coauteur du rapport «Trolling for Trump: How Russia is trying to destroy our democracy» publié sur le blog War the Rocks, il n'y a aucun moyen de savoir si cette campagne russe s'est vraiment révélée décisive. Mais l'équipe de chercheurs s'accorde pour dire que la stratégie russe a, de toute évidence, été assez efficace pour «mettre à mal la confiance dans le gouvernement américain et les intérêts de celui-ci»

Contenus conspirationnistes

Un autre rapport de surveillance en provenance du site PropOrNot dont le Washington Post fait également part, dévoile que quelque 200 sites web ont été identifiés comme colporteurs d'une propagande russe durant la période électorale américaine. D'après le site, ces publications auraient atteint au moins 15 millions d'Américains, et elles auraient engendré plus de 213 millions de vues sur Facebook. Leur objectif était d'attirer l'oeil des Américains sur les contenus les plus conspirationnistes, imitant le style et le ton d'organisations d'informations indépendantes. Les algorithmes fonctionnant à merveille, les contenus incluant ainsi de fausses informations ont été amplement diffusés et repris. 

Pour le directeur exécutif de PropOrNot, «la façon dont cet appareil de propagande a soutenu Trump était comparable à important budget de publicité. C'est comme si la Russie dirigeait un énorme lobby pour la campagne de Trump... et ça a marché».

Ce qui est aussi alarmant dans cette histoire, c'est le peu de moyens dont dispose le gouvernement des États-Unis pour détecter cette propagande étrangère. Michael A. McFaul, un ancien ambassadeur des États-Unis en Russie déclare au Washington Post qu'il avait été frappé par la manière dont des sites comme RT et Sputnik avait soutenu Trump tout en utilisant avec excès le hashtag #CrookedHillary. D'après les spécialistes, cette même stratégie aurait influencé l'opinion internationale concernant l'annexion de la Crimée et l'intervention militaire russe en SyrieLe Kremlin quant à lui, a nié toute ingérence dans les élections américaines et notamment tout piratage des comptes de responsables électoraux américains. 

 Slate

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