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Clinton tente de réagir après la «bombe politique» lancée par le FBI

Publié par MaRichesse.Com sur 2 Novembre 2016, 14:01pm

Catégories : #POLITIQUE, #ETATS-UNIS, #CLINTON, #TRUMP

Clinton tente de réagir après la «bombe politique» lancée par le FBI

La candidate démocrate et son entourage s'en sont pris, ce dimanche, au directeur de la police fédérale, James Comey, qui a créé la stupeur, vendredi, en annonçant la reprise de l'enquête sur les emails d'Hillary Clinton. Donald Trump y voit, lui, une chance inespérée.

 

La réouverture d'une enquête du FBI sur l'un des deux candidats à la Maison-Blanche, à onze jours à peine du scrutin, sort de la catégorie classique des «surprises d'octobre». C'est une «bombe politique» jetée sur le brasier de la campagne la plus violente depuis des décennies.

En l'absence d'éléments tangibles, fort improbables d'ici au scrutin, le public aura du mal à établir la nature exacte du lien entre Anthony Weiner, ancien élu démocrate de New York poursuivi pour une sordide affaire de textos à une adolescente, son épouse - séparée - Huma Abedin, bras droit d'Hillary Clinton, et la question complexe de savoir si cette dernière a utilisé une messagerie privée pour recevoir ou envoyer sciemment - donc illégalement - des documents confidentiels du temps où elle était secrétaire d'État.

Mais l'annonce faite vendredi par le directeur du FBI James Comey intervient au pire moment pour les démocrates alors même que l'avance de l'ex-Première dame s'est légèrement tassée au niveau national, désormais à 45% des intentions de vote contre 41,6% pour Donald Trump, selon la moyenne des récents sondages.

En campagne, dimanche, à Miami et Fort Lauderdale, en Floride, Hillary Clinton a réagi lors d'un meeting dans une boîte de nuit gay: «Nous ne pouvons pas être distraits par tout le bruit dans l'environnement politique, nous devons rester concentrés», a-t-elle déclaré.

Son entourage a tiré à boulets rouges sur James Comey. «C'est une action sans précédent qui rompt avec la politique des ministères de la Justice, démocrate et républicain», a dénoncé sur CNN le président de sa campagne John Podesta, affirmant que le directeur du FBI était «passé outre le conseil de hauts responsables du ministère de la Justice». Il a rappelé que ce ministère, auquel est rattaché le FBI, avait comme tradition de «ne pas interférer avec une élection, 11 jours avant l'élection». «Il aurait pu commencer par regarder (ces emails) avant de faire ça au milieu d'une campagne présidentielle, si près du jour du vote», a-t-il insisté, critiquant son courrier, «lourd en sous-entendus et léger en matière de faits». Robby Mook, directeur de la campagne d'Hillary Clinton, a, lui, demandé, que «toutes les informations soient mises sur la table».

De son côté, Donald Trump se réjouit. «La corruption d'Hillary met en pièces les principes sur lesquels notre pays a été fondé», a déclaré le candidat républicain lors d'un meeting, dimanche, à Las Vegas, accusant son adversaire démocrate de «conduite criminelle et illégale».

Quoi qu'il en soit, les Américains encore indécis - s'il en reste - ont devant eux un choix cornélien: un républicain provocateur et controversé ou une démocrate dans le viseur de la police. 

 

• Le FBI a-t-il pris une décision politique?

Le directeur du FBI, James Comey, a fait un choix audacieux, sinon hasardeux, en s'immisçant dans un face-à-face déjà tendu si près de la présidentielle. Peut-être n'avait-il d'autre option, comme il le soutient, que de rendre publique une information que les électeurs sont en droit de connaître. Mais le langage utilisé dans sa lettre au Congrès laisse planer le doute. Il y souligne être incapable «d'apprécier l'importance» des nouveaux éléments, ni même savoir s'ils sont «pertinents» au regard de l'enquête sur Hillary Clinton conclue en juillet.

Cette formule aurait parfaitement pu justifier la décision inverse, fréquente dans la pratique des «Feds»: enquêter discrètement et communiquer les résultats de ses découvertes. En l'espèce, Comey sait parfaitement qu'il entérine le discours extrême du candidat républicain sur la «corruption» de son adversaire, sans verser aucune nouvelle pièce au dossier. Pour ce directeur très politique, ce peut être une façon habile d'assurer sa survie: Trump, qui le disait «corrompu» comme les autres, fait maintenant l'éloge de sa vertu; Clinton, même si elle est élue, ne pourra se débarrasser de lui sans être accusée de népotisme. 

 

• Donald Trump peut-il être relancé?

Trump n'est plus qu'à deux points de Clinton dans le dernier sondage du Washington Post (45% contre 47%), réalisé avant l'annonce de vendredi. Déjà en train de rattraper son retard par rapport à la semaine précédente, il a accueilli la décision du FBI comme une aubaine. Elle valide ses accusations tendant à faire passer sa rivale pour un parrain de la mafia. Et elle détourne l'attention de ses propres problèmes - des polémiques avec des accusatrices de harcèlement sexuel au refus de dévoiler sa situation fiscale en passant la dénonciation non démontrée de fraudes électorales massives.

Toute la question est de savoir si cela peut suffire à inverser la tendance ou s'il est un peu tard. Plus de 10 millions d'Américains ont déjà voté de manière anticipée et le nombre d'indécis se réduit comme peau de chagrin. Les enquêtes d'opinion montrent que la quasi-totalité des électeurs de Trump et de Clinton ont une idée arrêtée depuis longtemps sur l'affaire des courriels de l'ancienne secrétaire d'État. Les premiers y voient la preuve qu'elle n'est pas digne de gouverner le pays, les seconds considèrent que c'est une erreur pardonnable - a fortiori lorsque l'alternative est Trump.

Même si le candidat républicain ne profite que de façon marginale de l'annonce du FBI, celle-ci, au minimum, relance le suspense. En particulier quand les sondages restent dans la marge d'erreur ou s'ils se trompent sur l'ampleur réelle du soutien à Trump, comme au Royaume-Uni sur les partisans du Brexit.

 

• Hillary Clinton est-elle touchée?

Ce «scandale», amorcé comme une vulgaire erreur technique, a transformé un sparadrap déplaisant sous sa chaussure en véritable boulet accroché à sa cheville. Elle y est pour beaucoup, ses dénégations et ses mensonges avérés n'ayant fait qu'aggraver son cas. Donald Trump a parfaitement exploité cette faiblesse, notamment la destruction de 33.000 courriels après que le Congrès l'eut citée à comparaître - potentiellement un crime fédéral.

Quoi qu'il arrive le 8 novembre, Hillary Clinton n'est pas près de se débarrasser de cette affaire. Si elle remporte l'élection, les républicains, en position de garder le contrôle de la Chambre des représentants, voire celui de Sénat, promettent de ne pas la lâcher. Cela pourrait finir par une procédure d'«impeachment» comme celle qu'avait difficilement surmontée son mari après l'affaire Monica Lewinsky. Et si elle perd, Donald Trump a annoncé la nomination d'un procureur spécial avec l'intention affichée de «la mettre en prison»

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