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Attentats : c'est devenu l'obsession des politiques

Publié par MaRichesse.Com sur 13 Novembre 2016, 12:00pm

Catégories : #POLITIQUE, #FRANCE, #POLICE

Attentats : c'est devenu l'obsession des politiques

 

Les attentats de 2015 ont mis le thème de la sécurité au centre de la campagne pour 2017, fracturant la gauche et favorisant la surenchère à droite

En politique aussi, rien ne sera plus comme avant. Car, depuis les attentats, tout a déjà changé. Radicalement. « La sécurité est devenue le sujet no 1 des Français et le sera encore plus durant la campagne présidentielle », constate le député PS des Hauts-de-Seine, Sébastien Pietrasanta.

 

Après un moment de silence, celui qui est aussi le rapporteur de la commission d'enquête sur les attentats de 2015, ajoute : « J'ai peur que, d'ici l'élection, si la France est à nouveau frappée, ce sujet n'écrase tout le reste. »

 

La déchéance de nationalité, un symbole

 

Traumatisés par les attaques dont leur pays a fait l'objet — et lucides sur la probabilité de nouveaux attentats —, les Français ont beau affirmer massivement vouloir continuer à vivre comme avant, ils restent au fond d'eux terriblement angoissés. Au point d'approuver parfois des solutions qui calment leurs peurs mais peuvent s'avèrer inutiles, voire contre-productives. L'état d'urgence instauré par François Hollande au lendemain du Bataclan, par exemple. « Ce n'est pas le meilleur outil pour faire face à la menace sur le moyen terme », affirme un spécialiste de l'antiterrorisme. Les rares voix à l'Assemblée nationale qui s'élèvent pour demander la fin de l'état d'urgence, régulièrement prolongé de six mois en six mois, sont inaudibles. Résultat, il est devenu politiquement impossible de mettre fin à ce dispositif d'exception. Du moins pas avant l'élection du nouveau président de la République

 

Si le FN n'a pas besoin d'en rajouter pour peser sur le débat et espérer engranger les bénéfices, les candidats à la primaire de la droite, eux, sont en pleine surenchère sécuritaire. Au risque là encore d'avancer des solutions inopérantes. Comme de placer en détention, ainsi que le propose Nicolas Sarkozy, tous les fichés « S » jugés dangereux. Outre les problèmes de droit que cela pose, les policiers chargés de la surveillance des réseaux islamo-terroristes assurent que ce moyen les gênerait plutôt qu'il ne les aiderait dans leur action.

 

A gauche, si le trio Hollande-Valls-Cazeneuve a su faire face à la menace en haussant le niveau global de protection de notre pays, cela ne l'a pas empêché de se prendre les pieds dans le tapis de la déchéance de nationalité pour les binationaux. Une mesure ultra-symbolique mais qui remettait en cause le droit du sol et qui a révulsé et profondément fracturé la gauche. Et qui aura provoqué le départ fracassant de Christiane Taubira du ministère de la Justice.

 

Signe des temps : à gauche de la gauche, Jean-Luc Mélenchon lui-même vient d'exposer sa panoplie sécuritaire en promettant d'augmenter de 10 000 les effectifs des forces de l'ordre. Et de lancer aux policiers et militaires : « Solennellement : je suis votre point d'appui. » De quoi renvoyer définitivement au passé Mai 68 et ses rêves de société anti-autoritaire. 

 Leparisien

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