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Voyage. Tout ce qu’on ne vous a pas dit avant votre départ

Publié par MaRichesse.Com sur 1 Octobre 2016, 19:45pm

Catégories : #VOYAGE, #ASTUCES, #TRAVAIL, #VIE

Voyage. Tout ce qu’on ne vous a pas dit avant votre départ

Travailler dans un pays étranger est un excellent moyen de découvrir une autre culture et, dans certains cas, de rester bronzé toute l’année. Mais gare aux (mauvaises) surprises ! Les conseils avertis d’un serial expat.  

 

Les réseaux sociaux donnent parfois l’illusion que cette nouvelle vie à l’étranger est une ronde sans fin de dîners exotiques, de plages magnifiques et de nouvelles rencontres, mais, en réalité, elle peut vous isoler. Personnellement, cette expérience m’a confronté, pour la première fois depuis l’université, à l’obligation de me faire de nouveaux amis. Je ressentais étrangement les mêmes sentiments que lors d’un rendez-vous amoureux. “J’ai rencontré ce mec deux fois et on s’entend bien. J’aimerais bien lui demander son numéro de téléphone, mais s’il refuse ?”  

Des lois qui peuvent surprendre

Les expatriés doivent s’adapter à un système juridique différent du leur et qui peut paraître intransigeant. J’en connais un aux Émirats arabes unis qui, après avoir été contrôlé positif à l’alcootest, a passé une semaine en prison, où il a dû partager sa cellule avec un fanatique religieux qui avait apparemment massacré sa famille.

Les lois relatives à la drogue ou aux liaisons extraconjugales peuvent être beaucoup plus sévères que dans le pays de l’expatrié. À Singapour, les visiteurs sont accueillis par le slogan“Mort aux trafiquants de drogue” inscrit sur leur carte de débarquement.

Dans certains pays, les LGBT et les victimes de viol sont particulièrement pénalisés. Être expatrié implique parfois de rester discret et de prendre énormément de précautions.

L’erreur fatale : égarer son passeport

Ne commettez pas la même erreur que moi en vous faisant voler votre passeport au cours de vacances hors de votre pays d’accueil. Un retour imprévu au Royaume-Uni a été l’aspect le plus agréable de l’affaire. En revanche, les complexités bureaucratiques impliquées par la perte de mon visa de séjour aux Émirats arabes unis se sont révélées être une expérience kafkaïenne qui a mis ma santé mentale à l’épreuve.

Les expatriés découvrent aussi à quel point on peut être privilégié ou, au contraire, défavorisé selon sa nationalité. Quelle est la différence entre un travailleur immigré et un expatrié ? Le premier vient d’un pays pauvre, le second d’un pays riche.

Des traditions auxquelles il faut s’adapter

Un Noël à l’étranger n’a parfois pas grand-chose à voir avec Noël. En Arabie Saoudite, installer un vulgaire sapin de Noël dans son salon est tabou. On peut s’en procurer un, mais l’expérience risque de se révéler aussi délicate que l’achat de drogues illicites.

La vie d’expatrié a également son lot de traditions différentes auxquelles il faut s’habituer. Dans les pays du Golfe, il est interdit, pendant le ramadan, de manger, boire ou fumer en public entre le lever et le coucher du soleil. Durant cette période, j’étais connu pour m’enfermer dans les toilettes, où j’ingurgitais en secret des canettes de Pepsi.

Décalages horaires et/ou hebdomadaires

Quand on vit à l’étranger, on ne se lève pas forcément à la même heure que ses amis, sa famille, voire son patron. À Hong Kong, il m’est arrivé de rédiger des courriels à minuit, la vue trouble à force de boire des bières Tsingtao, parce qu’un collègue avait besoin d’une réponse avant l’heure de fermeture anglaise.

Les pays islamiques qui ont instauré le week-end du vendredi et du samedi posent d’autres problèmes. Le guide Don’t they know it’s Friday ? [“Ne savent-ils pas qu’on est vendredi ?”, Motivate Publishing, non traduit], qui présente la manière de travailler dans le Golfe, doit son titre aux multiples appels de collègues de l’auteur qui avaient tendance à oublier ses jours de congé hebdomadaires.  

Nourritures interdites et bonnes manières

Il n’est pas toujours facile, non plus, de se procurer ses aliments favoris. La viande de porc, par exemple, est interdite par l’islam et, aux Émirats arabes unis, elle n’est disponible que dans le rayon des supermarchés réservé aux non-musulmans. J’ai entendu parler de “soirées porc” clandestines, où des groupes d’Européens se rassemblent en privé pour manger des sandwichs au bacon.

L’expatrié doit aussi s’accoutumer à une nouvelle étiquette, comme manger avec ses doigts. La règle numéro un étant de se servir de sa main droite, puisque la gauche est réservée à la toilette intime !

Dans tous les cas, la patience est d’or

Quand on part vivre à l’étranger, le choix des affaires à emporter peut être compliqué par des lois locales qui interdisent des médicaments ou certains livres. J’ai entendu parler de femmes qui avaient été contraintes d’expliquer à des agents des douanes rouges de confusion à quoi servait un vibromasseur avant de se voir confisquer l’objet en question.

L’important est de faire preuve de patience. Vous allez devoir communiquer avec un large éventail de gens qui ne parlent pas la même langue que vous. Je me souviens par exemple avoir vu mon prénom orthographié “joj” sur un reçu de pressing.

Quoi qu’il en soit, pas de panique !

Déménager est l’un des événements les plus stressants de la vie. Quitter son pays peut être encore plus éprouvant. Un couple ne peut aller s’installer à des milliers de kilomètres en espérant mener la même vie qu’auparavant. Malheureusement, il n’est pas rare qu’un départ à l’étranger révèle des failles au sein d’une relation et accélère la rupture. Je parle d’expérience.

Cela dit, tout est possible avec un minimum de volonté, de motivation et de communication. Vivre à l’étranger peut même se révéler une expérience passionnante et gratifiante. Mais les candidats au départ doivent être prêts à affronter des difficultés et ne pas oublier le célèbre conseil du Guide du voyageur galactique [feuilleton radio et roman de l’auteur britannique Douglas Adams] : “Pas de panique !” 

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