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Vaccins : une minorité de médecins avouent des réticences

Publié par MaRichesse.Com sur 3 Octobre 2016, 07:55am

Catégories : #VACCIN, #SANTE-BIEN-ETRE

Vaccins : une minorité de médecins avouent des réticences
Les généralistes soutiennent très largement la vaccination mais certains déclarent une méfiance à l'égard de deux vaccins précis.

 

Les médecins généralistes jouent un rôle clé dans la sensibilisation de la population à l'intérêt de la vaccination. Constatant que les pratiques de la profession à cet égard ne sont «pas toujours optimales pour assurer une couverture vaccinale suffisante», la Société française de médecine générale a sondé les généralistes pour connaître ce qui les freine dans leur démarche.

Selon cette enquête menée auprès de 1069 généralistes sur deux ans, et publiée jeudi, 9 médecins sur 10 sont favorables à la vaccination. Ils sont tout aussi nombreux à considérer que le bénéfice attendu est bien plus fort que le risque encouru. En consultation, plus de 8 généralistes sur 10 ont donc pour habitude de prescrire les injections prévues par le calendrier vaccinal, à deux exceptions près.

 

La vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) et celle contre les pneumocoques concentrent en effet les craintes des patients et des réticences chez les praticiens eux-mêmes. Les soignants sont 10% à se dire neutres, réticents voire défavorables à ces vaccins. Ils ne sont qu'un quart à les prescrire.

Confrontés à la méfiance souvent exprimée par leurs patients, 3 généralistes sur 4 disent qu'ils insistent en faveur de la vaccination devant un patient réticent. Mais cette proportion tombe à 50% lorsqu'il s'agit des vaccins contre le papillomavirus humain. Les deux tiers des sondés disent par ailleurs manquer de temps pour discuter avec leurs patients des réserves de ces derniers. C'est particulièrement vrai lorsqu'il s'agit de parler de la vaccination contre le HPV, qui a fait l'objet d'actions en justice de la part de jeunes femmes et d'une enquête globalement rassurante des autorités sanitaires.

 

Autre frein dénoncé par les médecins: les modifications annuelles du calendrier vaccinal, citées par 1 médecin sur 3. Les informations véhiculées par les médias sont aussi pointées du doigt. Les médecins rappellent enfin qu'ils ne sont pas toujours en mesure de connaître l'historique vaccinal de leurs patients ; à ce titre, la SFMG demande aux pouvoirs publics d'organiser la centralisation de l'information vaccinale. La société savante appelle également l'État à organiser «une campagne de communication ambitieuse et récurrente» et à lutter contre les ruptures de stock qui «entravent le respect du calendrier vaccinal». 

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