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Conseils, science, sante et bien-être


Une femme aux os de verre à l’université

Publié par MaRichesse.Com sur 1 Octobre 2016, 19:18pm

Catégories : #INSOLITE, #CANADA, #FAITSDIVERS

Une femme aux os de verre à l’université

Une femme de 23 ans s’est fracturé le bassin et le fémur en éternuant pendant un cours à l’Université de Trois-Rivières. Elle n’a pas crié, elle a pris son mal en patience jusqu’à la pause.

os de verre
PHOTO COURTOISIE

Jessyca Marchand représente un bel exemple de persévérance scolaire. Elle commence une quatrième année en communication sociale à l’Université de Trois-Rivières malgré le risque de se briser un os à tout moment.

Elle l’a vécu lors d’un cours en novembre 2015, quand un simple éternuement lui a fracturé le bassin et le fémur.

«J’ai mal bougé, j’ai éternué, ça a fracturé. Mais comme c’était un cours important, à moins d’un mois de la fin de session, je suis restée dans le cours. J’ai assez bien appris à cacher la douleur. Sinon, la plupart du temps, ça fait paniquer les gens», dit-elle.

os de verre
PHOTO AMÉLIE ST-YVES

270 fractures

Jessyca Marchand souffre d’ostéogenèse imparfaite, communément appelé maladie des os de verre. En 23 ans de vie, elle estime avoir subi entre 270 et 280 fractures et elle a été opérée 24 fois.

Éternuer, faire le saut, écrire trop longtemps à la main, prendre un dictionnaire, même avoir le hoquet risque de lui fracturer des os. Faire un baccalauréat dans ces conditions représente tout un défi.

«On a moins d’heures de cours qu’au secondaire ou au cégep, mais c’est beaucoup plus exigeant. Il y a beaucoup de travaux d’équipe, de rencontres en dehors des cours. Je dois me déplacer plusieurs fois par semaine», explique-t-elle.

Le matériel à trimbaler, le stress et la fatigue n’aident pas non plus.

«À l’automne 2015, j’ai terminé ma session avec trois fractures et le lendemain de la fin de session, j’en avais une quatrième.»

Jusqu’à présent, elle a dû abandonner deux sessions en raison d’un nombre trop élevé de cassures, à l’automne 2013 et à l’hiver 2015. Malgré tout, elle reste déterminée à terminer son baccalauréat.

«J’ai été très longtemps à ne pouvoir rien faire, à rester à la maison en attendant que le temps passe. J’ai tellement trouvé que c’était long et horrible. Je ne crois pas que je pourrais faire ça toute ma vie», dit-elle.

Elle rêve de devenir journaliste sportive et passe de nombreuses heures à regarder le sport à la télévision.

«Les athlètes subissent parfois d’énor­mes blessures eux aussi, qui vont les empêcher de pratiquer leur sport pendant des semaines, voire des mois. Mais souvent, ils vont revenir, ils vont ignorer la douleur pour continuer. Je ne prétends pas me comparer aux athlètes, mais dans un sens, le combat est sensiblement le même», conclut-elle.

 

LES FRACTURES FONT ENCORE MAL

Ce n’est pas parce que Jessyca Marchand a dépassé les 270 fractures qu’elle ne les sent plus. «La douleur est la même que pour quelqu’un de tout à fait normal. Seulement, avec le temps, je me suis habituée à cette douleur-là, c’est plus facile de la contrôler», explique-t-elle. 

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