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Un président ne devrait pas dire ça : Hollande obsédé par Sarkozy

Publié par MaRichesse.Com sur 12 Octobre 2016, 20:47pm

Catégories : #POLITIQUE, #FRANCE

Un président ne devrait pas dire ça : Hollande obsédé par Sarkozy

Dans le livre des journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme, le chef de l'État enchaîne les coups contre son prédécesseur.

Dans leur livre «Un président ne devrait pas dire ça...» (Éditions Stock), les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme décrivent un François Hollande obsédé par Nicolas Sarkozy. «L'antipathie a viré à la monomanie», écrivent-ils. Ce que semble avérer Jean-Pierre Jouyet, secrétaire général de la présidence de la République. «Il ne faut pas qu'il soit obsédé. Par Sarkozy. Je sais de quoi je parle d'ailleurs», a confié ce proche du chef de l'État aux deux journalistes du Monde.

Le chapitre «l'obsession» est entièrement consacré à la perception qu'a François Hollande de son prédécesseur. Parmi les attaques recensées dans ce livre de près de 700 pages, on retiendra surtout celle où l'actuel locataire de l'Elysée reprend le célèbre pamphlet de Victor Hugo sur Napoléon le Petit. Le président en fonction moque le candidat à la primaire de la droite ou plutôt «de Gaulle le petit, venant sauver la République finissante, repousser la menace factieuse, la tentation d'extrême droite, pour remettre le pays dans le droit chemin».

«Je pense que c'est un bon candidat, Sarkozy. Pas un bon président», lâche encore François Hollande. Le chef de l'État critique aussi «le langage simplificateur de Sarkozy, qui est un discours qui frappe à l'estomac ou à l'émotion». Le président fustige le «cynisme», «cette espèce d'appât de l'argent» de son prédécesseur. Il le juge «excessif - il l'a toujours été -, grossier - mais il ne l'a pas toujours été - alors que comme ancien président il devrait se maîtriser». L'ancien premier secrétaire du PS le dépeint également comme un être cupide, impudique et l'attaque aussi sur son bilan «Il a donné l'impression d'en faire beaucoup, et il en a fait très peu. Il a même avoué que, côté compétitivité, il n'avait pas vraiment mené à bien ses projets.»

Le président socialiste scrute son adversaire de 2012, notamment depuis son retour à la tête de l'UMP en 2014. «Il n'a fait aucun progrès. Il a toujours eu le défaut de sous-estimer... même pendant la campagne, il a sous-estimé», se désespère l'ancien maire de Tulle. Un défaut que le président de la République n'a visiblement pas concernant Nicolas Sarkozy. «Si les coups ne le tuent pas, il sera candidat. Il pense être invulnérable», prévoit celui qui n'est pas encore candidat. «Il est à la tête d'un fan-club. (...) Il y a des gens qui le suivent aveuglément. Amoureusement. Affectueusement», soumet le socialiste. Mais pour la primaire de la droite, François Hollande n'est pas très optimiste quant aux chances de celui qui l'obsède. «Il n'aura pas beaucoup de chances, Sarkozy, parce qu'il a un fan-club, mais pas un large public», subodore le chef de l'État.

Toujours inspiré lorsque les journalistes lui parlent de Nicolas Sarkozy, le stratège de l'Elysée analyse la tactique de son adversaire. «Sa ligne, c'est la peur. La peur de l'immigration, du fanatisme religieux. Il pense que c'est sur ça que l'élection présidentielle se jouera, les peurs», estime le président socialiste. «Il fait le choix de la radicalisation verbale pour aller chercher les électeurs du Front National, poursuit le Corrézien. Il pense que les électeurs de droite sont partis vers l'extrême droite parce qu'ils avaient le sentiment qu'il n'y avait pas assez de coups portés au pouvoir. Donc au-delà de son tempérament et de son caractère qui peuvent le conduire à ce type d'excès, il y a un calcul.»

Malgré cela, en cas d'élimination de la gauche en 2017, François Hollande se dit prêt à voter pour Nicolas Sarkozy au second tour face à Marine Le Pen. 

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