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Trop riches, trop jeunes, trop vite: comment les milliards de 1MDB ont rendu fous deux Genevois

Publié par MaRichesse.Com sur 17 Octobre 2016, 10:48am

Catégories : #FAITSDIVERS, #ARGENT, #SUISSE

Trop riches, trop jeunes, trop vite: comment les milliards de 1MDB ont rendu fous deux Genevois

Ils étaient promis à un brillant avenir dans la finance. Le Genevois Xavier Justo et le Saoudien Tarek Obaid, qui a grandi dans la Cité de Calvin, étaient comme les deux doigts de la main, dressés en signe de victoire. Jusqu’à ce qu’une pluie d’argent tombé du ciel ne fasse voler en éclat leur amitié. Expédiant l’un dans une prison thaïlandaise, l’autre au cœur du scandale financier de la décennie: 1MDB.

 

Cette semaine encore, Singapour et le gendarme suisse des marchés financiers (Finma) ont sanctionné la banque helvétique Falcon Private Bank pour son implication dans l’évaporation de milliards de dollars appartenant à ce fonds souverain malaisien. La banque BSI a été punie de dissolution en mai dernier. Le Ministère public de la Confédération (MPC) a gelé plusieurs dizaines de millions de francs suspects dans le cadre du montage 1MDB.

 

La justice américaine a porté plainte au civil contre les supposés responsables de ce détournement de fonds publics, amorçant le gel de plus d’un milliard de dollarsd’avoirs douteux à travers le monde. Un record.

Parmi les acteurs clés du dossier: PetroSaudi, une entreprise présente à Genève, et totalement inconnue avant cette affaire.

Ferrari et sports d’endurance

Bien avant de graviter dans ses instances dirigeantes, Xavier et Tarek se sont connus au début des années 1990. Ils ont travaillé ensemble à la Banque Scandinave de Genève, puis pour Piguet, avant de rejoindre Fininfor, une petite société de gestion de fortune. Le premier codirige cette structure. Le second en devient le locataire via sa société PetroSaudi, lancée au bout du lac grâce aux cotisations de son entourage.

Xavier Justo est alors copropriétaire des discothèques le Platinum, puis le Z Cube. Il roule en Ferrari et pratique des sports d’endurance. Autodidacte âgé aujourd’hui de 50 ans, ce fils d’émigrés espagnols a bâti sa carrière sans avoir fait d’études universitaires.

 

Malgré ses nombreux tatouages, Xavier représentait un modèle de réussite pour Tarek, de 10 ans son cadet, moins expérimenté, mais tout aussi ambitieux. Avantage comparatif du jeune saoudien bon chic bon genre: il est devenu intime de Prince Turki bin Adbullah Al Saoud (45 ans), septième fils de feu le roi Abdallah d’Arabie saoudite. Tout comme du clan Ojjeh, propriétaire de la compagnie genevoise de jets privés TAG Aviation, via sa relation passée avec une héritière de cette puissante famille. Touche à tout, Tarek affirme aujourd’hui, à en croire son CV, être un «conseiller privé de la Couronne saoudienne» et détenir «un important réseau de contacts au sein du Conseil de coopération du Golfe».

Un personnage propre sur lui

Issu d’une famille aisée, le jeune Obaid est arrivé à Genève en 1982. Il a fréquenté l’Ecole internationale avant de décrocher une licence de l’Université américaine de Georgetown. Dans la lettre de recommandation pour son admission dans cette Faculté, l’ex-ambassadeur américain Walter Cutler le décrit comme étant membre d’une «des familles les plus respectables d’Arabie saoudite». L’aïeul de Tarek a occupé des fonctions de ministre au sein du Royaume, avant de fonder les premiers titres de presse écrite moderne dans le pays, devenant par la suite un écrivain notoire.

 

Tarek Obaid a aussi soif d’ascension et de reconnaissance. Il a souffert de la faillite de son père. «Ce dernier était un homme d’affaires accompli, actif dans la promotion commerciale entre le Moyen-Orient et la Suisse, via notamment la société Obteco basée à Genève. Mais il a terminé sa carrière en ne laissant rien aux siens», témoigne une source anonyme, proche du clan Obaid. Le père de Tarek a tout perdu lorsqu’à la suite de la guerre du Golfe, l’Arabie saoudite a temporairement cessé d’honorer sa dette vis-à-vis du secteur privé.

Le prêt suspect

Les deux Genevois ne sont pas issus des mêmes milieux. Mais ils partagent un même désir de succès et un goût du risque comparable. Arrive la crise économique de 2008. «Mon mari a tout lâché à cause de la conjoncture, résume Laura Justo, la femme de Xavier. Il n’a pas fui parce qu’il avait des problèmes avec son employeur, comme le prétend aujourd’hui PetroSaudi.»

Le couple part refaire sa vie en Asie, explorant le continent à la recherche du point de chute idéal. Près de deux années passent. Jusqu’au jour où Xavier reçoit un appel inopiné. «C’était Tarek, se souvient-elle. Mon époux s’est vu offrir un poste de directeur au nouveau centre opérationnel de PetroSaudi à Londres.» Soit la succursale britannique de l’entreprise genevoise, qui a pour siège officiel Riyad, même si nous n’avons pas trouvé de trace de son inscription au Registre du commerce saoudien.

 

Aujourd’hui, l’entreprise est soupçonnée d’avoir joué un rôle dans la disparition de quelque 700 millions de dollars, via un partenariat conclu en 2009 – année de l’ouverture de ses bureaux à Londres – avec 1MDB, le fonds souverain contrôlé par le premier ministre malaisien Najib Razak.

Le montant incriminé – un prêt d’1MDB, qui n’aurait jamais été remboursé – a été versé sur le compte offshore Good Star, censé appartenir à PetroSaudi, d’après des déclarations officielles signées par Tarek. Mais en réalité, précise la plainte américaine, cette somme a fini dans les poches du milliardaire malaisien Jho Low qui, comme l’écrira plus tard Xavier Justo, n’est autre que «le faiseur d’argent» de Najib Razak, ainsi que de son épouse Rosmah Mansor. De son côté, PetroSaudi affirme avoir restitué tout ce qu’elle devait – intérêts compris – au fonds souverain malaisien.

Au parquet fédéral d’examiner à présent les questions liées au compte Good Star et au prétendu faux contrat avec 1MDB. Tout comme le fait de savoir si PetroSaudi pu être abusée par les dirigeants malaisiens pour servir de relais à leurs manigances.

Trop jeunes, trop vite, trop riches

Le «contrat miracle» avec 1MDB a depuis viré au cauchemar pour PetroSaudi. Mais Xavier n’est à l’époque au courant de rien, selon son épouse et les avocats de Tarek.

Pourtant, le salaire avancé par le jeune saoudien pour employer son ami a de quoi dérouter: plus de 600 000 francs par an, selon des e-mails internes à la société. Au minimum le triple si l’on tient compte du bonus et, ce que réfute à présent PetroSaudi, de l’appartement de fonction payé par l’entreprise. Quoi qu’il en soit, Xavier Justo finit par interrompre sa quête de paradis tropical pour emménager dans un quartier huppé de la City avec sa moitié.

«Les six premiers mois étaient fantastiques», se rappelle Laura Justo. Son époux retrouve ses marques. Ses compétences linguistiques, associées à la nouvelle crédibilité et surface financière de PetroSaudi, auraient permis à Xavier de conquérir des puits d’hydrocarbures au Venezuela. Le Genevois multiplie les navettes entre Caracas et Londres, les contrats prennent forme.

Les ennuis aussi. «Tarek, à l’origine quelqu’un d’adorable, était devenu instable, colérique et agressif avec son entourage. Sa fortune tombée du ciel lui a fait tourner la tête», estime Laura Justo. Devenu soudainement richissime, le jeune saoudien se serait mis à brûler la chandelle par les deux bouts. Lui et son directeur financier du même âge Patrick Mahony, un Britannique à l’accent genevois et titulaire d’un passeport à croix blanche, «sont connus pour leurs exploits festifs et leur penchant pour la démesure», racontent des témoins de leurs exubérances nocturnes, dont des employés de discothèques à Genève.

Une amitié brisée

Lors de convivialités arrosées, Tarek et Patrick commencent à se vanter d’avoir conclu avec 1MDB le «deal» de leur vie. «Ils ont même confié plusieurs fois à mon mari s’en être mis plein les poches», relève-t-elle. Les rapports s’enveniment avec Xavier. La rupture intervient le jour où ce dernier rate un vol d’affaires important pour New York, ce qui fait entrer Tarek dans une colère noire. «Mon mari n’est pas retourné au bureau pendant des semaines. Il travaillait depuis chez lui, désormais forcé de prendre en charge notre appartement, dont le loyer dépassait les 15 000 francs par mois», déplore Laura Justo. PetroSaudi réduit, puis finit par ne plus verser de salaire à son époux, dont les économies arrivent à bout.

 

C’en est trop pour Xavier, qui démissionne environ un an après son engagement. «Contrairement à ce qu’a toujours affirmé publiquement PetroSaudi, mon mari n’a pas été licencié», lance-t-elle, échanges d’e-mails à la main. La multinationale a depuis modifié sa version, soutenant que la séparation s’est faite sur la base d’un «consentement mutuel», les performances de Xavier n’ayant pas donné satisfaction.

Société crépusculaire

Laura Justo, qui a travaillé chez Fininfor avant 2009, avait à cette époque effectué des tâches administratives pour PetroSaudi à Genève. «La société de Tarek ne présentait aucune activité apparente. Ses comptes bancaires étant peu fournis, son intendance me demandait un minimum de travail. L’entité ne valait rien jusqu’à ce qu’elle s’associe à 1MDB», souligne-t-elle.

Vraiment? «L’antenne suisse de PetroSaudi n’est jamais intervenue dans les transactions 1MDB et n’a pas eu de réelle activité», confirme Jean-François Ducrest, l’avocat de la famille Obaid. Des correspondances électroniques montrent que l’entreprise avait l’intention de lancer à Genève une plateforme de courtage en matières premières, ce qui n’a jamais pu se faire, son statut fiscal helvétique lui interdisant d’exercer une activité commerciale.

Des «secrets» à protéger

«Xavier Justo n’avait pas de position de cadre dirigeant à Londres, mais de soutien administratif avec quelques compétences informatiques», ajoute l’ancien bâtonnier genevois. Selon le Registre du commerce britannique et d’après plusieurs courriels, ainsi que des documents internes portés à notre connaissance, Xavier apparaît clairement comme étant le directeur de PetroSaudi du 28 juin 2010 au 22 avril 2011, date de son départ de la City.

Le divorce entre Tarek et Xavier s’opère dans la douleur. Les échanges de courriels haineux fusent. Le premier estime «qu’il n’est pas le genre de personne que l’on quitte». Le second en sait peut-être trop. «Un mot de toi sur ça, et toi et moi on n’est fini [sic]», prévient Tarek. Son ancien camarade de fortune exige 6,5 millions de dollars avant de partir. Le ton monte. Patrick Mahony et les avocats de PetroSaudi interviennent, la prime est réduite à 4 millions. Amer, le Genevois plie bagage, non sans avoir emporté avec lui 90 gigaoctets d’informations sensibles, lesquelles renferme un historique lié à 1MDB.

«Mon époux se sentait menacé. Il avait besoin d’une «assurance vie». Mais il n’a pas lui-même volé ces données, affirme Laura Justo. C’est un collègue à l’interne, qui se méfiait tout autant de Tarek et de Patrick, qui a siphonné les serveurs de PetroSaudi avant de lui remettre leur contenu.»

Quand la réalité rattrape la fiction

Xavier se retire sur l’île thaïlandaise de Koh Samui. Des mois durant, il décortique le matériel volé à son ex-employeur. «Il s’est écrié: 70% de commission, c’est totalement immoral!», se souvient la journaliste Clare Rewcastle Brown, qui a hérité des données que Xavier a d’abord tenté de monnayer auprès de PetroSaudi, puis des médias.

 

L’affaire éclate au grand jour début 2015. Le mois de juin suivant, après une intervention musclée des forces spéciales thaïlandaises, le Genevois se retrouve devant les juges et admet ouvertement avoir trahi PetroSaudi, allant jusqu’à s’accuser de tous les maux dans les médias, dont «Le Temps». Il écope de 3 ans de réclusion ferme pour tentative de chantage.

 

Les conditions de captivité à Bangkok sont épouvantables. La cellule de Xavier, qu’il doit partager d’abord avec 70 autres condamnés, puis 30 codétenus, est maculée de sueur et d’urine. Une moiteur ambiante et une promiscuité qui lui a longtemps interdit de dormir allongé. Jusqu’à ce que son épouse paie les geôliers en échange de quelques centimètres carrés de confort en plus.

La rupture avec Tarek est irrévocable. Xavier, qui est à ce jour toujours incarcéré en Thaïlande (sa demande de transfèrement en Suisse a été refusée), se rend à l’évidence: ses anciens amis l’ont définitivement laissé tomber. Eux qui lui avaient pourtant assuré, comme en témoignent des conversations enregistrées entre Patrick et Laura Justo, une sortie de prison anticipée, «par la porte de derrière», en échange de ses aveux.

Sueur et urine

En juillet dernier, Laura Justo, qui a vendu tous ses biens en Thaïlande, se réfugie à Genève avec son fils de 2 ans. «J’ai été menacée. Mon mari a été forcé de plaider coupable, ses confessions ayant été dictées par des agents suisses et britanniques engagés par PetroSaudi», affirme-t-elle aujourd’hui, dossier de 300 pages (textos, enregistrements, photos, etc.) à l’appui.

Parmi les preuves de ce qu’elle avance, des lettres manuscrites de Xavier qui, placé sous surveillance renforcée, a dû soudoyer des gardiens pour organiser un échange épistolaire avec son épouse. Du fond de sa cellule de la prison de Klong Prem, il raconte les manipulations dont il aurait été victime et livre son interprétation de l’affaire 1MDB.

Les serveurs existants de PetroSaudi auraient, à la demande de ses dirigeants, tous été détruits. Seules subsistent la mémoire vive de Xavier et des copies des données volées, dont les derniers originaux ont été remis par sa femme à un homme de main de PetroSaudi – un faux policier de Scotland Yard, selon Laura Justo –, devant l’entrée de Genève Aéroport.

La liste d’achats

Ces dernières années, Patrick Mahony, le troisième larron du trio, se serait offert un somptueux chalet de la vallée de Lauenen, au cœur des Alpes bernoises. Le binational helvético-britannique ferait, selon plusieurs sources, très régulièrement escale à Genève. Pour des raisons familiales, autant que pour des occasions festives. Dans un enregistrement téléphonique avec Laura Justo, il explique fin 2015 – soit après l’ouverture en Suisse d’une procédure pénale en lien avec 1MDB – avoir dû s’endetter, ses comptes ayant été gelés par la justice. Il y révèle aussi l’entretien de son avocat avec le MPC, qui affirmerait «n’avoir rien contre lui» et entendrait «s’asseoir sur le dossier», une fois l’onde médiatique passée.

Tarek, de son côté, s’est emparé après 2009 de Bellevue Education, un groupe d’écoles privées gérant quelques établissements en Suisse. Il a lancé sa fondation (EDOF) en mémoire de son père défunt, est devenu l’un des bienfaiteurs de la Fédération hospitalo-universitaire américaine Mayo Clinic, s’est rapproché des cercles politiques suisses, tout en se profilant dans les milieux financiers genevois les plus fermés. Il s’est aussi offert une partie de l’écurie Renault F1, puis réinvestit dans la Silicon Valley (Robotex et Palantir), et s’est constitué, via son frère à Genève, un riche parc immobilier helvétique. Ce que précise d’ailleurs Xavier dans ses échanges épistolaires avec son épouse.

Déshonneur pour la couronne saoudienne?

Nos recherches démontrent que les Obaid détiennent, pour plus de 40 millions de francs d’immeubles, rien qu’au bout du lac. Ces possessions que nous avons pu retracer ont été acquises postérieurement à 2009, date du mirifique contrat avec 1MDB. Un interlocuteur proche de la famille Obaid décrit ces derniers comme étant des individus d’une grande qualité humaine. «Ils ont simplement trouvé une faille dans le système et en ont profité. La tentation de l’argent facile l’a visiblement emporté sur les risques potentiels», ajoute-t-il.

L’affaire 1MDB a depuis entaché la réputation de la famille royale saoudienne. Dans sa plainte, la justice américaine reproche au Prince Turki d’avoir viré plus de 20 millions de dollars, venant du «contrat du siècle» avec PetroSaudi, sur les comptes du premier ministre malaisien Najib Razak. D’aucuns pensent que cet aspect du dossier pourrait coûter à Tarek ses puissants soutiens moyen-orientaux.

«Aucune procédure en cours ne vise directement nos clients. Si tel devait être à l’avenir le cas, ces derniers ont de quoi prouver qu’ils n’ont rien fait de répréhensible», concluent les avocats britanniques de PetroSaudi.

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adane 17/10/2016 11:12

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