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Conseils, science, sante et bien-être


Toxicité des jouets en plastique: des conclusions rassurantes

Publié par MaRichesse.Com sur 5 Octobre 2016, 06:59am

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE, #SCIENCE, #ENFANT, #BEBE

Toxicité des jouets en plastique: des conclusions rassurantes
L'agence de sécurité sanitaire n'a pas observé de risques en présence de quatre substituts de phtalates. Des questions restent en suspens concernant une cinquième substance.

 

Le plastique «est le matériau le plus couramment mis en bouche» par les très jeunes enfants, selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). L'un des plastiques les plus courants, le PVC, compte dans sa composition des phtalates, une famille chimique qui permet de ramollir la matière. Certains phtalates sont interdits dans les jouets européens depuis 1999 pour cause de toxicité. Mais qu'en est-il des autres phtalates qui les ont remplacé? L'Anses a rendu ce mardi un rapport plutôt rassurant.

L'agence s'est auto-saisie pour évaluer les risques présentés par cinq substituts parmi les plus courants dans les jouets pour bébé et accessoires de puériculture: ATBC, DINCH, DEHTP, TXIB, DOIP. L'analyse a porté sur 31 modèles de jouets (jouets premier âge, poupées, jeux de construction) et d'accessoires (bavoirs, anneaux de dentition, tétines) «représentatifs de ce que les parents utilisent le plus fréquemment», selon l'Anses. Sur la base de cet échantillon non-exhaustif, les scientifiques de l'agence ont regardé l'effet produit par les substances migrant dans la salive du bébé quand celui-ci suce le jouet. Ils n'ont en revanche pas pris en compte la possibilité que l'enfant ingère une partie de l'objet.

Les phtalates sont considérés comme des perturbateurs endocriniens. Cela signifie que leurs molécules sont susceptibles de mimer l'action d'hormones naturelles, modifiant ainsi le bon fonctionnement de l'organisme. Les bébés et jeunes enfants y sont particulièrement sensibles. Des études, conduites essentiellement sur des animaux, montrent un risque de troubles neuro-développementaux, de perturbations de l'appareil reproducteur et de troubles métaboliques comme l'obésité.

» En savoir plus sur les phtalates

«Les résultats de l'évaluation des risques sanitaires ne mettent pas en évidence de risques sanitaires pour les enfants de moins de trois ans mettant à la bouche les jouets testés contenant ces substituts (ATBC, DEHTP, DINCH, TXIB)», conclut l'Anses dans son avis relatif aux «Jouets et équipements pour enfants en matière plastique destinés aux enfants de moins de trois ans». 

 

Revoir l'évaluation européenne

En ce qui concerne le DOIP, cinquième substance étudiée, «le risque sanitaire n'a pu être évalué du fait de l'absence de données sur les dangers de la substance», ajoute l'agence. Elle recommande par conséquent de «ne pas l'utiliser sans avoir au préalable acquis des connaissances sur sa toxicité».

L‘exposition à ces substances varie selon l'âge des enfants. Entre un et trois ans, les expositions sont «globalement similaires ou plus faibles» que chez les nourrissons (0 à 12 mois), relève l'Anses. Notamment parce que les tout-petits portent davantage d'objets à leur bouche.

Actuellement, «l'évaluation des risques faite au niveau européen d'un point de vue réglementaire se base sur la composition» des objets, déplore Christophe Rousselle, responsable de l'unité d'évaluation des substances chimiques à l'Anses, qui a coordonné les travaux. «Il faut la baser aussi sur la migration, parce que c'est ce qui expose les enfants», plaide-t-il. L'Anses recommande donc «d'intégrer, en particulier dans la directive ‘Jouets', l'obligation de réaliser des essais de migration dans un simulant de salive avant la mise sur le marché des jouets destinés aux enfants de moins de trois ans». 

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